BesAC : plus d’ambition, mais toujours les pieds sur terre pour la nouvelle saison

Publié le 15/09/2026 - 08:30
Mis à jour le 15/09/2026 - 08:05

Après deux saisons consacrées à stabiliser le club en Nationale 1, le BesAC aborde ce nouvel exercice 2026/2027 avec davantage d’ambition. Grâce notamment au soutien renforcé de ses mécènes et à un recrutement ciblé, le coach Laurent Kleefstra estime son équipe capable de viser la poule haute, première étape avant, pourquoi pas, de rêver aux playoffs.

Nouvelle saison et nouvelle ambition pour le BesAC qui s’est donné les moyens de changer de dimension en visant un autre objectif que celui du simple maintien en N1. Une "augmentation substantielle" de deux de ses partenaires, a notamment permis BesAC d’effectuer un recrutement ambitieux de six nouveaux joueurs pour la saison 2026-2027 : Charly Pontens, Nathan Pineau, Pierre Hourné-Raubet, Hugo Boumpoutou, Djiguiba Traoré, et Montavious Maverick. À cela s’ajoute, la promotion du jeune Lubin Gonnet en équipe N1M.

Le club bisontin a également conservé 40% de son effectif avec quatre joueurs, dont deux cadres reconduits en 2026 : Hugo Cluysen, Augustinas Venckus, Claudien Eliezer-Vanerot et Auguste Cagnet.

Laurent Kleefstra veut "passer à la vitesse supérieure"

Le BesAC s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son projet. Deux ans après l’arrivée à la présidence de Vincent Cartier et de Laurent Kleefstra sur le banc, le club bisontin a réussi à se stabiliser en Nationale 1 et souhaite désormais franchir un cap.

Constitué d’un groupe qui a montré de belles choses durant la préparation estivale, les Bisontins affichent des ambitions mesurées mais assumées. Avant le début de la saison, nous avons rencontré le coach du BesAC, Laurent Kleefstra pour faire le point sur les objectifs du club, les forces de son équipe et les défis qui l’attendent dans un championnat où, selon lui, "il n’y a pas de petites équipes".

© Élodie R.

maCommune.info : Est-ce qu’on peut dire que cette année, BesAC s’est donné les moyens de rêver plus grand et donc de viser plus haut ?

Laurent Kleefstra : "Dans un sens, c’est un fait. Il y a deux partenaires, notamment des mécènes, qui nous ont aidés un petit peu plus, ce qui a permis de faire l’effort sur certains joueurs et notamment de conserver Augustinas Venckus par exemple, notre joueur leader qui était avec nous l’an passé et de recruter Charly Pontens, comme meneur de jeu.

Maintenant, il faut le remettre en perspective dans le sens où malgré cette augmentation substantielle, on reste à un budget médian pour la Nationale. C’est une augmentation qui va dans le bon sens et on tient à remercier les mécènes pour ça. Cela nous permet d’avoir un petit peu plus d’ambition, mais ça ne nous permet pas de franchir un cap.

Au-delà de l’aspect budgétaire, c’est surtout dans une certaine logique. On est parti sur un nouveau projet avec le président Cartier il y a trois ans, puisque lui a pris la présidence et moi je suis arrivé en même temps pour le coaching. À l’époque le club était relégué en Nationale 2 sportivement et on partait de loin. Donc le premier objectif, ça a été de stabiliser ce club sur la division et on l’a plutôt bien fait sur ces deux dernières années. Mais maintenant, de manière assez logique, on a envie de passer la vitesse supérieure et d’essayer d’accrocher cette poule haute, qui est avant tout synonyme de maintien, afin de sécuriser le club sur la division".

mCi : Le fait d’atteindre la poule haute en deuxième partie de saison permettrait au BesAC de jouer plus libérées et peut-être de créer la surprise ?

L. K. : "Sur un budget médian, quand vous êtes en poule haute, vous avez déjà réussi votre saison et donc ça vous permet de jouer beaucoup plus libéré. C’est pour ça que vous avez fréquemment chaque année un finaliste qui n’était pas prévu, parce qu'à l’inverse, les gros budgets, eux, en pôle haute, sont toujours sous pression et ils affrontent des équipes qui sont quand même qualitatives mais qui, pour leur compte, elles, n’ont plus vraiment de pression réelle. Donc, c’est pour ça que c’est vraiment intéressant. Dans la chronologie, oui, c’est d’abord la pôle haute et puis, si tout se passe bien, pourquoi pas essayer de viser les playoffs".

mCi : Êtes-vous satisfait du travail qui a été effectué en pré-saison ? Avez-vous identifié les points forts du groupe et à contrario, ce qu’il reste à améliorer ?

L. K. : "Oui, je suis plutôt satisfait de la préparation jusque-là. Déjà sur l’aspect comptable puisqu’on a gagné quatre de nos six matchs face à des oppositions quand même relevées : Mulhouse qui a été deux fois finaliste, Fribourg qui joue la Coupe d’Europe, c’est le meilleur club suisse. Donc on a quand même eu des oppositions conséquentes mais au-delà de l’aspect chiffré, c’est aussi l’état d’esprit qui m’a plu. On a ressenti beaucoup d’engagement, de motivation et de sérieux de la part des joueurs et ça c’est ce qui me fait le plus plaisir sur ces premières semaines de travail.

Les points faibles, il y en a toujours. Peut-être encore une fois la capacité à réagir dans les moments faibles. Comme on dit au basket, c’est un sport de "momentum". Là, par exemple, sur le dernier match face à Mulhouse, on a eu un temps faible important. Par contre, derrière, on a eu une belle réaction. On leur met un 18-0, donc on a aussi une belle capacité de résilience. Il y a eu pas mal de matchs pendant la préparation, que ce soit Mulhouse, que ce soit Lausanne, où on était un peu en difficulté à 3-4 minutes de la fin et on a su trouver les ressources pour passer devant et gagner. Donc c’est un club qui est combatif".

mCi : Est-ce que pour vous c’est la meilleure équipe ou du moins le meilleur groupe que vous ayez eu à coacher pour le club ?

L. K. : "C’est toujours difficile à évoquer parce que le bilan, on le fait en fin d’année. D’expérience, je sais qu’il ne faut pas trop enjoliver les choses ou, à l’inverse, les noircir sur l’après-saison. On va dire que c’est la meilleure préparation qu’on ait faite depuis que je suis à Besançon. Maintenant, on fera des bilans intermédiaires et c’est surtout en fin de saison qu’il faudra voir. Ce sera le bilan final qui décidera si ça a été la meilleure équipe ou pas".

mCi : Justement pour vous, comment elle se présente la saison à venir ?

L. K. : "En termes de distance, ça reste pareil. Assez conséquent, puisque je crois qu’on a fait 19 000 km l’an dernier, donc c’est quand même lourd. Mais en termes de poules, on va rejouer quasiment les mêmes équipes. Ça change très peu. Et après, on sait que c’est un championnat qui est long et difficile. La N1M, il faut de la constance car il y a beaucoup de matchs, une quarantaine de matchs à minima de compétition, voire plus si on va plus loin. Donc encore une fois, il faut de l’endurance, il faut de la stabilité. Mais en tout cas, le ressenti est bon parce que le groupe vit bien, il y a une bonne énergie. Les joueurs sont heureux d’être dans l’équipe, d’être à Besançon".

mCi : Vous débutez la saison sportive par un match de Coupe de France mardi face à Saint-Quentin. Pour vous, c’est une bonne chose de commencer la saison par une équipe de ce niveau-là ? *

L. K. : "Sincèrement, ce match de Coupe de France, c’est pour beaucoup de coachs le dernier match de préparation, on a envie de dire entre guillemets, parce qu’on sait qu’on ne va pas gagner la compétition, c’est une compétition qu’on ne peut pas remporter. Nous, en tant que club de NMA, ça n’existe pas. On sait qu’à la fin, ce sera Paris Basketball ou Cholet ou je ne sais qui, mais ce ne sera pas un club de N1M qui la gagnera. Maintenant, c’est un match qu’il faut prendre au sérieux. Au-delà de l’aspect résultat pur, ce que je voudrais, c’est qu’on montre un joli visage des deux côtés du terrain et on va tout faire pour faire le meilleur match possible.

L’objectif primordial de la semaine, ce sera Lyon sur le match de championnat. C’est là tout l’équilibre qu’il faut avoir puisque si vous laissez trop de cartouches sur le match de Saint-Quentin, vous hypothéquez vos chances de résultats en championnat trois jours plus tard. Donc, il y a un équilibre à trouver. Mais on va essayer de ne pas être trop dans la gestion quand même. Je pense qu’il faut le jouer à fond Saint-Quentin. Suivant la tournure du match, on s’adaptera en termes de management des joueurs".

mCi : Est-ce qu’il y a des équipes que vous redoutez particulièrement ? D’autres où vous vous êtes fixé l’objectif de gagner absolument. Ou vous êtes plutôt du genre à prendre les matchs les uns après les autres ?

L. K. : "On prend d’habitude plutôt les matchs les uns après les autres. Maintenant, comme on l’a dit en préambule, on sait qu’il y a quand même des équipes qui ont des gros, voire très gros budgets dans la division. On a décidé de ne pas trop en faire cas. En fait, la phrase forte qu’on a sortie sur les entretiens individuels, je pense pour les joueurs, c’est qu’on respecte tout le monde. On respecte tout le monde parce qu’on sait que dans cette division, il n’y a pas de petites équipes. On sait que le dernier peut battre le premier à tout moment".

Info +

  • Saint-Quentin ayant été finalement repêché en Betclic Élite à la suite des sanctions contre le champion de France Monaco, interdit d’Élite 1 et Élite 2, le club de l’Aisne a depuis fait savoir qu’il enverrait son équipe Espoirs disputer le match de coupe de France face au BesAC.

Sport

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