À Besançon, clap de fin pour le Pixel qui ferme définitivement ses portes

Publié le 28/11/2023 - 17:02
Mis à jour le 03/12/2023 - 08:23

Après cinq années passées à animer les soirées bisontines éclectiques et les apéros d’été sur sa terrasse au bord du Doubs, le Pixel, café-resto culturel de la Cité des Arts, s’apprête à fermer définitivement ses portes. Mais pour les membres de l’association La Furieuse, pas question de partir sans faire de bruit. Un ultime adieu à la clientèle s'est déroulé lors d’une furieuse dernière soirée festive le 1er décembre 2023. On fait le point avec Anne-Lyse Pillot, salarié de l’association et gérante du Pixel sur les raisons de cette fermeture. 

L’aventure du Pixel a démarré en août 2018 alors que l’association la Furieuse cherchait un lieu depuis deux ans pour monter un café associatif solidaire, elle répond alors, et remporte l’appel d’offre de Grand Besançon Métropole pour l’occupation d’un lieu situé 12 avenue Arthur Gaulard à Besançon. 

Alors que la demande de départ était plutôt de faire de ce lieu un restaurant, le Pixel aura en définitive été bien plus que cela. "On a fait un mélange des deux en combinant à la fois le restaurant avec notre projet et cela a plutôt bien fonctionné" se souvient Anne-Lyse Pillot. L’endroit a rapidement trouvé son public que ce soit pour les soirées "Women’s power", en l’honneur et pour les droits des femmes, les soirées festives avec DJ qui se prolongeaient sur la terrasse à défaut de ne pouvoir contenir toutes les personnes présentes ou encore les soirées karaoké tonitruantes… 

Lieu engagé à la programmation hétérogène

Un programme engagé et très hétérogène, tel était la marque de fabrique du Pixel. Actions solidaires, troupes de théâtre et groupes locaux, autant d’événements capables de répondre au projet de l’association La Furieuse à savoir "faire vivre la mixité sociale en faisant se côtoyer des gens qui ne se seraient pas forcément rencontré ailleurs". 

Alors pour quelles raisons le Pixel ferme-t-il ses portes ? On a posé la question à la gérante et pour elle, les raisons sont multifactorielles. Avant tout, le bail de six ans répondant à l’appel d’offre arrivait à son terme et l’association n’a pas souhaité réécrire de projet pour une nouvelle candidature. La faute en partie a une dynamique associative qui, comme bien souvent, dépend surtout de l’énergie et du temps de ses bénévoles. Chose qu’Anne-Lyse estime pour sa part avoir suffisamment donnée, "on a beaucoup porté le projet, on a fait énormément de sacrifice, donné du temps et de l’énergie maintenant il y a aussi l’envie de passer à autre chose" reconnaît la gérante.

Pas suffisamment de "force associative"

Par ailleurs, les attentes liées au lieu sont désormais claires : "dans le nouvel appel d’offre les souhaits se sont resserrés autour d’un restaurant ouvert 7 jours sur 7 midi et soir" selon Anne-Lyse qui reconnaît que La Furieuse n’a pas suffisamment de "force associative" pour soutenir un tel projet et préfère donc "passer son tour". "On a essayé de s’adapter mais on sent bien que l’on arrive au bout même si cela nous rend un peu tristes" souffle la gérante qui confesse ressentir un "pincement au coeur" même si elle est également "heureuse de pouvoir aussi passer à d’autres projets personnels et professionnels".

Les habitués en revanche, restent inconsolables. "Les gens sont tristes, on le sent bien. On a eu beaucoup de retours positifs de la part des clients. Ça fait toujours quelque chose d’arrêter une aventure comme celle-ci mais on espère aussi que le projet fera des petits" nous glisse à l’oreille Anne-Lyse. L’association signale d’ailleurs qu’elle serait ravie de collaborer avec des personnes souhaitant à leur tour ouvrir des cafés associatifs pour donner quelques conseils et jouer le rôle d’accompagnant.

Une dernière boom avant la fin...

Quant à l’association La Furieuse, celle-ci va prendre "des grandes vacances" et s’accorder une petite période "de deuil" afin de prendre un petit recul et de tenter de "survivre au Pixel" nous résume Anne-Lyse.

Mais avant cela, le Pixel a organisé une dernière furieuse soirée lors d’une "dernière boom avant la fin du Pixel".

Et parce qu'il était important pour la symbolique de finir sur un événement solidaire afin de marquer une dernière fois son engagement, le Pixel accueillera son Noël solidaire le 9 décembre 2023 où les gens pourront profiter "une toute dernière fois" des lieux même si du côté du Pixel on l’assure… "Ce n’est qu’un au revoir" !

Infos + 

  • L’association miroir du monde, basée à Planoise, ouvre son café associatif : la brasserie de l’Espace. À croire que le Pixel a finalement déjà fait des petits...

Economie

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Assemblées générales des Caisses locale : sociétaires du Crédit Agricole Franche-Comté, faites entendre votre voix !

PUBLI-INFO • Votre voix peut faire la différence : en votant, vous contribuez aux décisions qui font évoluer votre Territoire et soutenez les actions menées par l’une des 45 Caisses locales du Crédit Agricole Franche-Comté.

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

MaPrimeRénov’: “rendez-vous personnalisé” obligatoire pour les rénovations d’ampleur

Les demandeurs d'aides MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur devront désormais obligatoirement avoir un "rendez-vous personnalisé" avec un conseiller France Rénov' pour être mieux accompagnés et éviter les fraudes, a annoncé le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ce mois de février 2026.

La CPAM du Doubs recrute un.e infirmier.e du service médical

offre d’emploi, infirmier(e) • La CPAM du Doubs recrute un·e infirmier·e du service médical pour intégrer sa Direction Médicale à Besançon.
Le poste propose des missions médico-administratives, d’accompagnement des professionnels de santé et de contribution à la qualité des prises en charge, au sein d’un organisme public engagé au service de la solidarité nationale.

“Production, préservation, protection”: en Haute-Saône, Emmanuel Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon

Emmanuel Macron a énoncé mardi 3 février 2026 ses priorités pour l'agriculture française et européenne, "production, préservation et protection", lors d'une visite en Haute-Saône, à l'approche du Salon de l'agriculture, pour lequel il a suggéré de réexaminer la décision sur l'absence prévue de bovins.
 

Baptiste Clerin, nouveau président du CPSTI Bourgogne–Franche-Comté

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) Bourgogne Franche-Comté a procédé à l’élection de son président à l’occasion de la séance d’installation de la nouvelle mandature, organisée le 27 janvier 2026. Les membres de l’instance ont désigné Baptiste Clerin (CPME) à la présidence et Ludovic Mille (FNAE) à la vice-présidence pour un mandat de quatre ans.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 6.51
légère pluie
le 20/02 à 06h00
Vent
1.84 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
94 %