Ce matin, des lycéens de Pegaud se sont réunis pour manifester avec slogans et pancartes à la main. Selon notre journaliste présente sur place, environ 300 jeunes étaient réunis devant l'établissement pour scander le même message qui résonne un peu partout actuellement : "de meilleures conditions d'études et plus de moyens pour l'Éducation nationale". La plupart d'entre eux sont ensuite allés rejoindre d'autres établissements du centre-ville comme le lycée Pasteur.
Même constat du côté du côté du lycée du groupe scolaire Sainte-Famille Sainte-Ursule où une cinquantaine d'élèves ont également manifesté devant l'établissement. Une équipe de personnels du lycée formés au dialogue et aux premiers secours était présente pour assurer leur sécurité, nous a confirmé la cheffe d'établissement du groupe scolaire Marie De Rumigny.
Les sapeurs-pompiers sont principalement intervenus pour des feux de poubelles et des arrêts de bus incendiés. Au total, ils sont mobilisés sur six interventions. Plusieurs lycées sont concernés dans le Doubs par les incendies et les blocages :
- À Besançon : le lycée Victor-Hugo, le lycée Jules-Haag/Montjoux, le lycée professionnel Condé
- À Pontarlier : le lycée professionnel Toussaint-Louverture
- À Montbéliard : le lycée Germaine-Tillion et le lycée Jules-Viette
- À Baume-les-Dames : le lycée Jouffroy-d’Abbans
Au lycée Jules-Haag, les camions des sapeurs-pompiers ont été caillassés. Il nous est toutefois précisé qu’il n’y a pas eu d’altercation directe avec ces derniers. Une policière a été blessée devant le même établissement. Selon nos informations, les CRS auraient "chargés" devant cet établissement.

Au lycée professionnel Condé de Besançon , plus d'une centaine de lycéens participe au blocage. Des déchets ont été incendiés et placés dans la fontaine de la place Marulaz. Un mortier a également été retrouvé et retiré par un policier qui a pris la parole en expliquant que ce comportement était extrêmement dangereux "vous pouvez blesser n'importe qui avec ça, c'est n'importe quoi, arrêtez", a-t-il scandé. Vers 10h20, le blocage a commencé à s'amenuiser.
Au croisement de la rue Marulaz et la rue d'Arènes, Séverine Véziès, cheffe de file de l'opposition au conseil municipal pour la France Insoumise, s'est interposé face aux forces de l'ordre en hurlant "vous n'avez pas à les viser avec ça". Le policier, lui a répondu "vous n'avez qu'à parler à ma hiérarchie".
Un cortège de lycée sont en train de se rendre en direction du centre-ville, pour une mobilisation place de la révolution.


