Kobido par-ci, Kobido par-là ! Depuis plusieurs mois, ce massage du visage venu du Japon est sur toutes les lèvres. Magazines féminins, émissions consacrées au bien-être et célébrités ne jurent que par lui. Sa promesse ? Un effet lifting naturel, sans bistouri ni intervention esthétique. Si le Kobido repose sur des gestes précis qui stimulent les tissus et les muscles du visage, mieux vaut toutefois garder la tête froide face aux promesses parfois excessives. Un massage ne fait pas de miracles en une séance : les éventuels effets esthétiques s’inscrivent davantage dans la durée et la régularité des soins.
Pour ma part, ce n’est pas tant la perspective de rajeunir qui m’a attirée que l’envie de découvrir les bienfaits de cette technique en matière de détente et de bien-être. Une heure consacrée à son visage, à se laisser porter par des gestes experts… Voilà une expérience qui méritait d’être tentée !
Une heure pour déconnecter totalement
Pour cette découverte, j’ai contacté Léa Myotte-Duquet, que j’avais déjà rencontrée lors de concerts à La Rodia, à Besançon où elle y proposait des massages Amma assis. C’est à cette occasion que j’avais appris qu’elle pratiquait également le Kobido.
Une heure de massage du visage ? Je me suis tout de même demandé ce que l’on pouvait bien faire pendant aussi longtemps sur une zone finalement assez limitée, y compris sur un visage aussi charnu que le mien. J’allais rapidement comprendre que les possibilités étaient bien plus nombreuses que je ne l’imaginais.
Le rendez-vous est donc pris pour le vendredi 23 octobre, en fin d’après-midi. Une manière idéale de terminer la semaine en douceur, avant d’enchaîner avec la couverture d’une manifestation sociale le lendemain.
À mon arrivée, à 16 heures, Léa m’accueille et me propose un verre d’eau. Nous échangeons quelques minutes sur le déroulement de la séance, puis elle m’invite à rejoindre son espace de massage. L’atmosphère est immédiatement propice à la détente : une pièce chaleureuse, une ambiance cocooning et des parfums délicats qui invitent à ralentir.
Je retire mes vêtements du haut, abaisse les bretelles de mon soutien-gorge et m’allonge sur la table. Léa me recouvre d’une couverture particulièrement douillette jusqu’au cou. Je suis confortablement installée. Il n’y a plus qu’à se laisser aller.
Un véritable ballet sur le visage
La séance commence en douceur, par des pressions sur les épaules, et des massages du crâne. Et là, autant dire que Léa a trouvé mon point faible : je suis particulièrement réceptive aux massages de la tête. Il ne lui en faut pas davantage pour m’aider à relâcher les premières tensions.
Vient ensuite le cœur du rituel. Léa réchauffe ses mains, les enduit d’huile d’amande douce et commence à travailler le visage. Ses doigts se déplacent avec précision, en suivant les différentes zones et les muscles : les épaules, le cou, les joues, puis le front.
Les gestes s’enchaînent dans un ballet à la fois rythmé et délicat. Lissages, pétrissages, tapotements, percussions et pressions inspirées de l’acupression se succèdent. Chaque mouvement semble avoir sa place dans cette chorégraphie minutieuse. C’est absolument délicieux. À ma grande surprise, je sens la détente s’installer encore plus rapidement que lors de certains massages du corps. Les traits se relâchent, l’esprit ralentit et les pensées du quotidien s’éloignent peu à peu.
Au bout d’une trentaine de minutes (je suppose), je suis ailleurs. Je ne crois pas m’être véritablement endormie, mais je flotte dans cet état un peu étrange où l’on reste consciente de ce qui se passe tout en étant complètement absorbée par les sensations. Je savoure chaque mouvement, sans avoir la moindre envie de bouger.
Léa poursuit son rituel en tournant délicatement ma tête vers la droite, puis vers la gauche, afin de travailler le cou et les épaules. Pour moi, cette étape est particulièrement efficace, les tensions semblent se dissiper et le relâchement se fait encore plus profond.
Le massage se prolonge avant de revenir au crâne, puis aux épaules, cette fois couvertes. La musique s'achève doucement. Une heure vient de passer.
Déjà ?

Une heure de détente… qui passe trop vite !
Il me faut quelques instants pour reprendre mes esprits. Ma première pensée est toute simple : ”Oh nonnnnnn, c’est déjà terminé !”
Je me rhabille, puis retrouve Léa dans la pièce voisine pour partager une tisane de mon choix, à l’hibiscus. C’est le moment de revenir tranquillement à la réalité et d’échanger sur cette expérience.
Je lui fais part de mon ressenti, extrêmement positif. Je suis venue par curiosité et je repars avec la sensation d’avoir véritablement déconnecté pendant une heure. Au-delà de la technique et de ses éventuelles vertus esthétiques, c’est surtout cette parenthèse de calme qui m’a marquée.
Et puis, lorsque j’ai retrouvé ma famille après cette pause, sans qu’elle ne soit au courant de ce massage, on m’a dit que j’avais une ”super mine” et c’est vrai qu’en me regardant dans le miroir, mes traits étaient moins tirés et mon teint plus lumineux.
Alors, le Kobido mérite-t-il tout le bruit qu’on fait autour de lui ? Si vous recherchez un massage profondément relaxant, qui accorde une attention particulière au visage, au cou et aux épaules, mon expérience est plus que convaincante. Quant à l’effet lifting, mieux vaut ne pas en attendre de miracle immédiat : le Kobido est avant tout un rituel qui s’apprécie pour ses sensations et le moment que l’on s’accorde. Une heure pour ralentir, se détendre et prendre soin de soi : voilà déjà une très bonne raison de se laisser tenter.
Infos pratiques
- Léa Myotte-Duquet
- 16, rue Pierre Vernier à Besançon
- Durée : 1 heure
- Tarif : 70 €
- Téléphone : 06 42 13 93 03
- Suivre sur Instagram : www.instagram.com/lea_myotteduquet
- Bon cadeau possible pour Noël, anniversaire...
Léa Myotte-Duquey, le massage pour remettre l’humain au cœur du quotidien
À 39 ans, Léa Myotte-Duquey a choisi de changer de voie pour se consacrer au massage. Originaire de Pontarlier, elle a d’abord travaillé comme chargée de communication et vidéaste. Un métier toujours actuel, parfois stressant, qui lui a fait découvrir les bienfaits du toucher. ”À force de me faire masser, tu ressens les bienfaits que ça te fait, et du coup, à un moment donné, j’ai eu envie d’apprendre pour le partager”, nous confie-t-elle.
En mars 2026, elle lance son activité dans un appartement aménagé en salle de massage. Depuis juin, elle intervient également à l’hôtel Hugo SPA, en face de la gare Viotte à Besançon. Une reconversion qui répond à un besoin de retrouver du sens dans son travail : ”J’avais vraiment envie de revenir à un métier plus humain, en lien avec le toucher, le contact.”
Trois massages pour trois expériences
Léa propose trois techniques complémentaires. Le massage californien, réalisé à l’huile sur l’ensemble du corps, est aujourd’hui le plus demandé. Elle apprécie particulièrement son côté enveloppant : ”J’aime beaucoup ce massage parce qu’il englobe tout le corps. Et l’idée, pour moi, c’est quelque part de tout réunifier.”
Le massage Amma, lui, se pratique sur une chaise et repose sur l’acupression. En quinze minutes, il permet de relâcher les tensions liées notamment au travail sur écran. Léa intervient ainsi dans les entreprises, à l’occasion de journées bien-être ou d’événements. Pour elle, c’est aussi une façon de faire découvrir le massage à ceux qui n’y ont jamais eu recours.
Enfin, le Kobido, massage facial japonais, associe micro-mouvements, stimulation de la peau et détente. Formée à Besançon auprès de Sandrine F, Léa propose ce soin d’une heure, qui travaille également le crâne et le haut du corps. Si cette technique est souvent présentée comme un lifting naturel, elle tient à souligner sa dimension relaxante : ”Moi, personnellement, j’aime bien dire aussi, et surtout, que c’est un massage bien-être.”
Pour obtenir un effet liftant visible, elle recommande des séances régulières, environ toutes les deux semaines. Elle privilégie par ailleurs les produits naturels, notamment l’huile d’amande douce biologique.
Un bien-être accessible à tous
Léa observe que les hommes sont de plus en plus nombreux à venir se faire masser, notamment pour le massage californien. Elle souhaite donc rappeler que ces pratiques ne sont pas réservées aux femmes. Même le Kobido, davantage associé à une clientèle féminine, a convaincu les hommes qu’elle a massés. ”Je pense que c’est un moment de détente aussi et que tu ne travailles pas que sur le visage", nous dit-elle.
Au-delà des techniques, c’est la possibilité d’offrir une pause dans un quotidien agité qui motive Léa. Malgré l’exigence physique de son métier, elle y trouve elle aussi un équilibre : ”Ça fait du bien aux gens, ça te fait du bien à toi, ça a du sens, dans cette société agitée où on court partout.” Une philosophie qui résume sa démarche : faire du massage un moment pour ralentir, relâcher les tensions et renouer avec soi-même.



