La manifestation de mardi matin s’est globalement déroulée sans incident majeur, selon Efsia, lycéenne à Pasteur et représentante de l’Union syndicale lycéenne (USL). La mobilisation de l'après-midi a toutefois été modifiée en cours de parcours au départ de la place de la Révolution. "Les policiers nous ont complètement barrés la route, il était impossible de pénétrer dans la grande rue", rapporte-t-elle.
Des manifestants sont alors allés échanger avec les forces de l’ordre. Un autre itinéraire a finalement été retenu avant que le cortège puisse poursuivre son parcours.
Les "temps en démocratie" ne convainquent pas les mobilisés
La mobilisation se poursuit alors que le ministre de l’Éducation nationale a fait évoluer ses annonces concernant les cours en fin de semaine. Après avoir annoncé dans un premier temps leur suspension, le gouvernement a finalement maintenu les enseignements tout en prévoyant des "temps en démocratie" destinés à permettre des échanges avec les lycéens.
Ces temps de discussion doivent être organisés à raison de deux heures par jour jeudi et vendredi, selon Efsia. Une réponse qui ne satisfait pas les représentants lycéens mobilisés. "Ce qu'on pense de manière générale, c'est que c'est juste un moyen de nous faire rentrer", estime-t-elle.
Pour l’USL, ces échanges ne répondent pas aux revendications portées par le mouvement. "Ça n'arrange absolument rien, nous, on veut des changements concrets, écrits", affirme la lycéenne. Elle prévient que la mobilisation se poursuivra en l’absence de nouvelles mesures correspondant à ces attentes : "Et s'il n'y a pas ça, le mouvement ne s'arrêtera pas."
Une suite décidée au jour le jour et un rendez-vous avec le recteur
À Pasteur, aucune feuille de route précise n’est encore arrêtée pour les prochains jours. Une assemblée générale réunie, ce mercredi matin depuis 08 h 30, les lycéens mobilisés afin de discuter des suites du mouvement ce mercredi et pour la fin de la semaine. L’organisation reste donc évolutive. "Là, c'est plutôt jour le jour, on ne sait pas trop ce qu'on fait demain", reconnaît-elle. Une éventuelle manifestation dans l’après-midi de mercredi n’était notamment pas encore arrêtée au moment de l’entretien.
Pour cette journée du 7 octobre, le seul élément déjà établi concerne le fonctionnement du lycée. "Là, notre organisation par rapport au lycée, c'est que ce matin, on bloque", précise la représentante de l’USL. La suite de la mobilisation doit être décidée collectivement lors de l’assemblée générale.
Par ailleurs, ce mercredi matin, un entretien avec le recteur est prévu en présence d'Efsia, mais aussi quatre représentant(e)s des lycées Pergaud, Ledoux, Victor Hugo et Condé.


