Emploi fictif : le tribunal de l'union européenne annule partiellement les sanctions contre S. Montel

Publié le 29/11/2017 - 18:40
Mis à jour le 29/11/2017 - 18:46

La députée européenne Sophie Montel (ex FN), soupçonnée d’emploi fictif d’un assistant parlementaire d’août 2014 à juin 2015), a saisi le tribunal de l’Union européenne qui a décidé lever en partie les sanctions du Parlement européen. En revanche, il est demandé à une autre eurodéputée française, Dominique Bilde (FN), le remboursement d’environ 40.320 euros versés par l’institution pour l’emploi d’un assistant parlementaire dont l’activité n’a pas été prouvée

 ©
©

Dominique Bilde et Sophie Montel ont été élues en 2014 au Parlement européen sous les couleurs du parti d'extrême droite de Marine Le Pen. Toutes deux sont soupçonnées par le Parlement d'avoir bénéficié indûment, respectivement de 40.320 euros et 77.276,42 euros, pour l'emploi sur près d'un an (fin d'été 2014- juin 2015) d'un assistant parlementaire dont le travail pour l'institution européenne n'a pas été prouvé. En juin 2016, le Parlement européen avait sanctionné les deux eurodéputées en décidant un recouvrement sur leurs indemnités.

Sur le cas de Sophie Montel, qui a quitté le FN et a rejoint les Patriotes de Florian Philippot, le tribunal émet une réserve sur l'appréciation du Parlement. Selon le tribunal de l'union européenne, Mme Montel a produit pour la période février-avril 2015 des documents constituant "un commencement de preuve que l'assistant en cause a assuré des activités liées à l'exercice du mandat de l'eurodéputée". Et "le Parlement n'a apporté aucun élément permettant valablement de réfuter la valeur probante des documents produits", est-il ajouté. Si le tribunal annule en partie cette sanction, l'eurodéputée devra toutefois bien rembourser les sommes en dehors de la période située entre février et avril 2015.

  • Sophie Montel est connue pour avoir dénoncé en mars 2017 des rémunérations supposées indues de collaborateurs d'eurodéputés du MoDem, un parti centriste français. L'enquête ouverte par la justice française à la suite de cette dénonciation avait provoqué en juin la démission de trois ministres centristes du nouvel exécutif tout juste mis en place après l'élection d'Emmanuel Macron à l'Élysée. 

Pour Mme Bilde en revanche aucun élément susceptible de démontrer la réalité du travail de son assistant n'a été produit. Par conséquent "le tribunal confirme l'intégralité de la décision du Parlement prise à (son) encontre", est-il encore souligné. Loup Viallet, ex-assistant parlementaire de Mme Bilde, compte, avec les eurodéputées Marine Le Pen et Marie-Christine Boutonnet, parmi les six personnes déjà poursuivies par la justice française en raison de ces soupçons d'emplois fictifs au préjudice du Parlement.

Les enquêteurs soupçonnent M. Viallet d'avoir en réalité travaillé au siège du FN à Nanterre (région parisienne) entre octobre 2014 et juillet 2015, ce qui lui a valu en juillet dernier une inculpation pour "recel d'abus de confiance". Le Parlement a estimé le préjudice global subi dans cette affaire à quelque cinq millions d'euros.

(Avec AFP)

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.33
nuageux
le 22/08 à 05h00
Vent
1.8 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
93 %

Sondage