Selon un compte-rendu de Cyril Haulet, ancien actionnaire et actuel représentant d'actionnaire, notamment Aliaume Gonthier (SAS Kevali), 80 % des parts détenues étaient représentées lors de l’AGE, tandis que les 20 % restants étaient ”soit indisponibles, soit opposés à participer aux échanges ou réticents à se prononcer lors des votes”.
Cyril Haulet précisé : ”Concernant les résolutions soumises au vote, j’ai voté conformément aux instructions des actionnaires que je représente, qu’ils aient été formellement présents ou non, en m’opposant à l’ensemble des résolutions, à l’exception de celles réservées aux salariés du FCSM… et la délégation donnée à In Extenso pour la publication des décisions : je me suis abstenu pour ces deux derniers points.”
Capital du club et valorisation
L’AGE a confirmé qu’”à aucun moment une réduction du capital n’avait été envisagée lors de l’Assemblée Générale du 15 octobre 2025”. L’augmentation de capital proposée avait alors reçu l’unanimité des actionnaires et valorisait l’action à 16 euros.
Toutefois, une réunion informelle du 26 janvier 2025 a introduit un changement de perspective : les administrateurs ont avancé une valorisation du club par le cabinet Accuracy, ”à un niveau très inférieur à celui du capital social, afin de justifier une réduction de celui-ci”. Les modalités de cette valorisation ont été jugées imprécises par M. Haulet : ”il est surprenant que ne soient pas pleinement intégrés certains éléments tels que la dynamique sportive actuelle du club, les bonus attendus lors de futures cessions de joueurs… ainsi que les montants liés aux transferts en cours ou à venir.”
En conséquence, le capital a été réduit de 16 à 6 euros, soit une diminution de 62,5 % des apports réalisés en août 2023 et juillet 2024. Le Conseil de Surveillance a assuré que ”aucune action ne leur serait retirée”, mais la question porte sur la valeur réelle des actions.
Chercher un investisseur "solide"
Une nouvelle levée de fonds, estimée à 5 millions d’euros, est prévue entre mi-février et mi-juin 2026 pour améliorer la situation financière vis-à-vis de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG). L’AGE a souligné que la montée en Ligue 2 pourrait générer des recettes supplémentaires mais entraînerait également des charges accrues : ”la perte moyenne d’un club de Ligue 2 disposant d’un centre de formation comparable au FCSM est estimée à environ 7 millions d’euros par an”.
Cyril Haulet estime que ”le modèle sochalien ne serait pas viable à l’horizon 2028” et appelle le club "a? engager des de?marches aupre?s d’un cabinet spe?cialise? ou d’une banque d’affaires afin d’identifier un investisseur solide ou un partenaire europe?en de premier plan, a? l’image d’Arsenal FC, susceptible de garantir la stabilite? a? long terme du club. A? titre personnel, j’ai e?tabli un contact informel avec ce dernier club, sans repre?senter officiellement le FCSM."
"Notre priorité demeure la pérennité du FCSM"
L’AGE a également mis en lumière la complexité du dispositif de compensation pour les actionnaires minoritaires, jugé insuffisamment défini : ”Aucun mécanisme collectif ou solidaire comme je l’avais suggéré n’a été présenté pour mutualiser cette compensation, ce qui pourrait créer des disparités entre actionnaires", indique Cyril Haulet, qui invite les collectivités et les élus à examiner attentivement la situation, ”notamment dans un contexte électoral, afin de défendre les intérêts des contribuables ayant contribué au sauvetage du club”.
Malgré les divergences sur certaines résolutions, le communiqué souligne la volonté de garantir la pérennité du FCSM : ”il convient de respecter le résultat d’un vote. Toutefois, cela ne saurait empêcher les supporters, socios et actionnaires exprimant des réserves de poursuivre le débat. Notre priorité demeure la pérennité du FCSM", conclut M. Haulet.


