À l’occasion des Journées de lutte contre les ambroisies, de nombreuses manifestations sont organisées dans toute la France pour informer le grand public et les professionnels sur les problèmes générés par les ambroisies et pour encourager la mise en place d’actions de lutte. Cet événement permet aussi de revenir sur cette plante envahissante, dont le pollen est à l’origine de réactions allergiques.
Ces journées sont initiées par Fredon Bourgogne Franche-Comté, organisme à vocation sanitaire pour le domaine du végétal qui participe à la réalisation des mesures de surveillance, de prévention, de lutte, d’inspection et de contrôle des dangers sanitaires, et par l’observatoire des ambroisies, piloté par Fredon France, agissant en tant que centre de ressources national, en diffusant des données sur les ambroisies et en coordonnant des actions de terrain avec les acteurs locaux et nationaux.
Enfin, l'Observatoire lance cette année un concours d’écriture “Ambroisie et Ophraella communa”, ouvert à tous ceux qui souhaiteraient proposer des récits originaux (fiction, témoignage, fable, humour,...) sur le thème de l’ambroisie et de son ravageur.
Une plante invasive
Les ambroisies sont des plantes invasives originaires d’Amérique du Nord, qui ont tendance à coloniser rapidement différents types de terrains ( parcelles agricoles, bords de route, friches, zones urbaines,...). Leurs pollens, émis en fin d’été, sont extrêmement allergisants. L’allergie à l’ambroisie apparaît en général après plusieurs années d’exposition à son pollen. Quelques grains de pollen par m3 d’air sont suffisants pour déclencher des réactions allergiques.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire, au moins 1 million de personnes sont allergiques à l’ambroisie en France. Mais elles sont également nuisibles à l'environnement et à l’agriculture. Pour pallier les risques de cette plante, la région Bourgogne Franche-Comté, tente de mettre en place différents types d’actions.
L’ambroisie en BFC
La surveillance des pollens dans l’air est assurée par l’association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air ATMO Bourgogne-Franche- Comté, qui s’effectue de juillet à fin septembre.
“Le bilan de la surveillance ambroisie en 2025 montre une répartition du risque allergique d’exposition aux pollens d’ambroisie au niveau d’alerte durant 3 semaines dans la Nièvre, département le plus impacté, puis le Jura et la Saône-et-Loire, suivis des autres départements de la région dont la Côte-d’Or” avait remarqué ATMO BFC. En effet, selon plusieurs observations, l’ambroisie est en pleine progression dans la région Bourgogne Franche-Comté, se propageant essentiellement du fait des activités humaines et se retrouve principalement sur les accotements routiers et les parcelles agricoles.

Des pistes de solution
Les 8 départements de la région disposent d’arrêtés préfectoraux imposant les mesures à mettre en œuvre pour prévenir son apparition et lutter contre sa prolifération. Les départements chargés de l’entretien du réseau routier portent une attention particulière aux zones de sol à nu, ou l’ambroisie est particulièrement présente. Les actions mises en place ont avant tout pour objectif de surveiller le réseau, de mener des actions préventives et curatives pour limiter son développement et empêcher la production de semences. Des mesures qui font déjà leurs preuves dans le département du Jura, avec une diminution des routes départementales impactées par l’ambroisie.
La plante constitue également une menace importante pour les agriculteurs. Elle peut notamment entraîner une perte de rendement totale ou partielle, des charges supplémentaires de désherbage et travail du sol. Enfin, en raison d'une production massive de graines capables de rester en dormance dans le sol jusqu'à 10 ans, sa gestion s'inscrit sur le long terme. “Les chambres départementales et régionales d’agriculture, en lien avec les directions départementales des Territoires (DDT) informent et conseillent les agriculteurs sur les meilleures techniques pour lutter contre ces proliférations (choix des cultures et rotations de cultures, désherbage …)”, affirme l’Agence régionale de santé.
À noter l’arrivée naturelle de l'Ophraelle communa, une chrysomèle de l’ambroisie, observée à plusieurs reprises au cours de l’été 2023 aux alentours de Lyon. Cette chrysomèle est un insecte qui se nourrit des feuilles d’’ambroisie à feuilles d’armoise, pouvant entraîner la mort des plantes en cas d’attaque importante et sinon une réduction de la floraison et donc une baisse de la concentration de pollens dans l’air. Un grand espoir pour la lutte.
Infos +
- Les manifestations sont à retrouver sur le site officiel de l'événement et sur leurs réseaux sociaux
- En savoir plus sur le concours “Ambroisie et Ophraella communa”
- Pour signaler des plants d'ambroisie : www.signalement-ambroisie.fr


