GE Belfort : le blocage des ateliers de turbines à gaz s'étend

Publié le 10/10/2019 - 09:40
Mis à jour le 10/10/2019 - 09:54

La mobilisation des salariés de General Electric (GE) à Belfort et Bourogne (Territoire de Belfort) s’est étendue ce mercredi 9 octobre 2019 à l’ensemble des ateliers de production des turbines à gaz pour protester contre le plan de restructuration de la direction, a-t-on appris de sources syndicales.

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"Depuis mardi soir, des salariés ont entrepris de bloquer les sites de production GEEPF (General Electric Energy Products France) de Belfort et de Bourogne. Nous regrettons cette situation qui perturbe aujourd'hui l'activité du site de façon majeure", a confirmé la direction dans une déclaration à l'AFP. La direction de GE "souhaite le retour d'un environnement social plus apaisé et encourage à nouveau les instances représentatives du personnel à participer au processus formel de consultation et de négociation", a-t-elle ajouté.

"On est aussi prêts à les maintenir qu'à aller discuter", délégué syndical Sud.

"On empêche l'accès aux ateliers", a déclaré à l'AFP le délégué CGT Cyril Caritey. L'accès au bâtiment 66, qui accueille des ingénieurs, est également bloqué, ont précisé plusieurs syndicats. "Il n'y a pas de date de levée des blocages. On est aussi prêts à les maintenir qu'à aller discuter", a déclaré le délégué Sud, Francis Fontana, rappelant que l'intersyndicale attend que la direction "regarde sérieusement" ses propositions.

Une réunion informelle entre la direction et les syndicats s'est tenue mercredi, sans avancées concrètes. Le blocage de la production a débuté mardi à 8H00. Près de 300 salariés, selon les syndicats, avaient alors paralysé le processus de production d'une turbine à gaz 9HA, la plus puissante du monde, pour protester contre le plan de la direction.

Ce mouvement s'est étendu mardi soir et mercredi aux autres ateliers de fabrication des turbines à gaz à Belfort et Bourogne. Deux grands braseros ont été installés à l'entrée principale du site belfortain, où 30 à 50 personnes assurent des rotations pour maintenir le blocage. A d'autres entrées, des chaînes ferment les portails et des palettes, conteneurs ou encore des blocs de cailloux obstruent le passage.

D'après Alexis Sesmat, élu Sud, "tous les ateliers d'assemblage de l'activité gaz de Belfort et de fabrication de Bourogne sont bloqués". Une assemblée générale des salariés est prévue jeudi à 10H00 à Belfort. Le groupe américain, qui emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, dont 1.900 dans l'unité qui fabrique les turbines à gaz, a annoncé en mai un plan de restructuration prévoyant la suppression de près de 1.050 postes en France, dont 792 dans le site belfortain.

La direction de GE à Belfort s'est dite toutefois "disposée" à réduire de 150 au maximum le nombre de postes supprimés dans ce site, "sous réserve" de discussions formelles avec les instances représentatives du personnel.

(Source AFP)

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