Le parlementaire souligne l’inquiétude suscitée par la hausse des prix à la pompe. ”La hausse brutale du prix des carburants suscite, à juste titre, une vive inquiétude parmi nos concitoyens et de nombreux acteurs économiques.” Selon lui, les carburants sont un poste de dépense incontournable pour de nombreux Français : "Aller travailler, se déplacer, maintenir l’activité économique ne sont pas des choix mais des nécessités.”
Le communiqué mentionne également le contexte international, marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui influencent l’évolution du prix du pétrole. Toutefois, l’élu estime que les hausses observées doivent rester liées à des facteurs économiques objectifs. Il souligne que les prix ”doivent répondre à des réalités économiques objectives, et non résulter de mécanismes spéculatifs au détriment du pouvoir d’achat des Français.”
Face à l’augmentation des prix, le gouvernement a annoncé un dispositif de contrôle auprès de 500 stations-service par la Direction Générale des Fraudes (DGCCRF) afin de prévenir toute hausse abusive.
Une demande d’extension des contrôles à toute la filière
Dans un courrier adressé au ministre de l’Économie et des Finances le 10 mars, Laurent Croizier demande que ces contrôles soient étendus à l’ensemble de la filière pétrolière. Il souhaite notamment qu’ils concernent les raffineurs, afin d’assurer davantage de transparence sur la formation des prix.
Le député s’interroge sur la rapidité de la hausse récente : ”les stocks issus des centres de raffinage de Marseille ou Rotterdam, n’ont, sans doute, pas encore subi les hausses liées au conflit au Moyen-Orient. Dès lors, comment expliquer une progression de plus de 20 centimes en quelques jours ?” L’élu estime que la vigilance des pouvoirs publics est nécessaire pour éviter toute dérive : "il est de ma responsabilité de veiller à ce que les dispositifs de transparence, de régulation et de contrôle protègent le pouvoir d’achat des Français et préviennent toute dérive spéculative.”


