Juppé demande le "report" de l'écotaxe, "seule mesure pour calmer le jeu"

Publié le 28/10/2013 - 09:17
Mis à jour le 28/10/2013 - 09:17

L’ancien Premier ministre UMP Alain Juppé a estimé dimanche que le « report » de l’écotaxe dans l’ensemble du pays était « la seule mesure pour calmer le jeu ».

"Cette écotaxe arrive au pire moment. Son report, c'est la seule mesure
pour calmer le jeu", a dit l'ex ministre de l'Ecologie, invité du "Grand jury"
RTL/LCI/LeFigaro. Il a fait valoir que si on la "suspend(ait) sur un territoire (comme la Bretagne) il fallait le faire aussi pour l'ensemble du pays". Il faut "se donner le temps d'y réfléchir à nouveau et de la rendre acceptable car dans son principe elle va dans la bonne direction"

"La politique économique et fiscale n'est qu'une succession d'improvisations"

Interrogé sur la colère des Bretons, Alain Juppé a répondu que "la violence n'était jamais une solution". Pour autant, il a dit "comprendre les réactions d'une grande partie de nos concitoyens, dans certaines régions comme la Bretagne""Le gouvernement, a-t-il poursuivi, donne le sentiment d'avoir perdu toute boussole. La politique économique et fiscale n'est qu'une succession d'improvisations. On a un sentiment d'amateurisme et de manque de professionnalisme qui explique que les Français sont déboussolés".

Pour l'ex Premier ministre, "on a atteint le seuil du ras-le-bol fiscal" et "on l'a même dépassé". Il a ironisé sur des déclarations passées de François Hollande à son endroit : "François Hollande a dit que j'incarnais physiquement l'impôt, maintenant il fait mieux que moi !"

Interrogé sur la décision du gouvernement d'exclure de l'alignement par le haut à 15,5% le taux des prélèvements sociaux sur les PEL, PEA et épargne salariale pour financer la Sécurité sociale, Alain Juppé a jugé que le gouvernement "recul(ait) un petit peu sur tout".

Alors que Pierre Moscovici (Economie) et Bernard Cazeneuve (Budget) ont justifié cette marche arrière par la "capacité d'écoute et de dialogue" du gouvernement, le maire de Bordeaux a estimé que le "mieux aurait été de prévenir" les contestations. Il a jugé que "le problème c'était quand on dit que ce ne sont pas des impôts supplémentaires", les Français "ne le croient plus". Il a moqué ainsi M. Cazeneuve pour avoir expliqué que l'alignement de la fiscalité de certains produits d'épargne "n'était pas un impôt supplémentaire mais une simplification", alors même que le "gouvernement en attend 600 millions d'euros supplémentaires". 

"Cette taxation fait rire l'Europe entière"

A propos de la taxe à 75% payées par les entreprises sur les salaires supérieurs à un million d'euros par an qui touchera également les clubs de football professionnels, M. Juppé a estimé que cette taxe était "déraisonnable". "C'est populaire, mais après on en voit les conséquences, les riches s'en vont. Cette taxation fait rire l'Europe entière", a-t-il dit. Prévenant qu'il ne "justifiait pas ces salaires déraisonnables", le maire de Bordeaux a insisté sur la nécessité de prendre en compte qu'on "vit dans un monde ouvert"

(Source : AFP)
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