Lactalis : le PDG évoque "un accident" sans "responsabilité à l'intérieur de l'usine"

Publié le 12/06/2018 - 08:27
Mis à jour le 12/06/2018 - 08:39

Le PDG du groupe laitier Lactalis, Emmanuel Besnier, a estimé jeudi que la contamination de lait infantile dans son usine de Craon (Mayenne) en 2017 était « un accident » et a assuré que toutes les mesures étaient prises pour reprendre la production en sécurité

"C'est un accident, il n'y a pas de responsabilité de personnes à l'intérieur de l'usine", a assuré M. Besnier à l'occasion d'une audition tendue devant les députés de la commission d'enquête parlementaire chargée de l'affaire.

"Nous avons fait des travaux au 1er trimestre 2017 dans l'environnement de la tour numéro 1. Ces travaux ont libéré la salmonelle qui était à l'intérieur des bâtiments", a-t-il expliqué.

Plusieurs députés ont exprimé leur exaspération au très discret patron de Lactalis durant son audition, en raison de la tentative du groupe de vouloir empêcher les travaux de la commission et plus généralement du manque de transparence du géant laitier.

Le patron de Lactalis s'interooge sur la responsabilité du laboratoire d'analyse

Tout en affirmant ne pas vouloir "se défausser", M. Besnier s'est interrogé sur la responsabilité du laboratoire d'analyse qui n'a pas détecté de traces de salmonelle sur les produits finis "alors qu'en refaisant des tests sur les échantillons après la crise, il s'avère que quelques produits étaient positifs".

Pressé de questions sur la sécurité de l'usine de la part des députés, le PDG de Lactalis a assuré que l'entreprise "avait revu l'ensemble des plans de maîtrise sanitaire", à Craon, comme dans les autres sites du groupe.

Un redémarrage de la production d'ici l'été

"Nous avons pris la décision de fermer définitivement la tour numéro 1 à l'origine de l'incident", a-t-il dit, ajoutant que le groupe allait désormais partager ses analyses entre au moins deux laboratoires, dont des laboratoires publics.

L'usine de Craon a été remise en route fin mai pour des tests qui précéderont un redémarrage de la production d'ici l'été, une décision qui a provoqué l'exaspération de l'association des familles de victimes.

Fin 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir bu un lait infantile des marques Picot et Milumel produit dans son usine de Craon en Mayenne. Les causes de la maladie de deux autres nourrissons sont encore recherchées.

(Source AFP)

Santé

L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes

Dans une nouvelle séance crispée, les députés français ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, la loi d'urgence agricole. Le texte, dont une disposition permet de réintroduire de manière dérogatoire certains pesticides, a fait éclater des tensions entre le gouvernement et ses troupes. Son adoption définitive devrait intervenir mardi au Sénat.

Épisodes caniculaires : l’ANOPS félicite l’ensemble des professionnels de santé mobilisés

Suite aux différents épisodes de canicule qui ont frappé la France, l’association comtoise de régulation libérale souhaite relayer ce 20 juillet 2026 le communiqué de l’association nationale pour l'organisation de la permanence des soins ambulatoires en médecine générale et des services d'accès aux soins (ANOPS) qui félicite les professionnels qui ont été fortement mobilisés.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Une étude européenne sur la maltraitance infantile recherche des témoignages en Bourgogne-Franche-Comté

L’Observatoire Régional de la Santé de Bourgogne-Franche-Comté (ORS BFC) participe à une étude d’ampleur européenne concernant la maltraitance des enfants et recherche pour cela des témoignages de personnes adultes victimes de maltraitance durant leur enfance.

Points d’eau, musées, CCAS… La Ville de Besançon renforce ses dispositifs face à la canicule

Face à un épisode de fortes chaleurs qui devrait encore s'intensifier dans les prochains jours, avec des températures pouvant atteindre 38 °C, la Ville de Besançon maintient une vigilance renforcée et adapte progressivement ses dispositifs afin de protéger la population, notamment les personnes les plus vulnérables, assure-t-elle dans un communiqué du 9 juillet 2026.

Un radiologue du CHU de Besançon teste une intervention médicale en apesanteur

Radiologue au CHU Besançon Franche-Comté, le Dr Romain Capocci a participé à une expérience scientifique inédite : réaliser une néphrostomie en apesanteur, à bord d’un vol parabolique. Menée dans le cadre du projet IRIS — Interventional Radiology In Space — en mars 2026, cette expérimentation vise à évaluer la faisabilité de gestes de radiologie interventionnelle en situation de micropesanteur, en prévision des futures missions spatiales habitées.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

À Besançon, un rassemblement le 1er juillet pour réclamer des écoles adaptées aux fortes chaleurs

Un rassemblement est organisé mercredi 1er juillet 2026 devant la mairie de Besançon. L'initiative de parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau vise à sensibiliser aux conséquences des épisodes de chaleur dans les écoles bisontines et à demander la mise en place de mesures d'urgence ainsi que de solutions durables.

Arrêts de travail : une durée maximale fixée à partir du 1er septembre 2026

Un décret publié le 12 juin 2026 introduit de nouvelles règles concernant les arrêts de travail pour maladie. À compter du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail prescrits et de leurs prolongations sera encadrée par des plafonds définis dans le Code de la sécurité sociale.

Cadmium : un dépistage désormais remboursé pour les personnes surexposées. Qui sont-elles ?

Depuis le 16 juin 2026, les personnes exposées au cadmium peuvent bénéficier d’un dépistage remboursé par l’Assurance maladie. Cette disposition découle d’une décision de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie publiée au Journal officiel le 2 juin 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.27C°
nuageux
le 22/07 à 20h00
Vent
1.76 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
32 %

Sondage