Laurent Croizier estime nécessaire de distinguer les lycéens mobilisés pacifiquement des auteurs de violences. Il condamne les dégradations et les incidents commis aux abords des établissements, ainsi que les mouvements politiques qui, selon lui, contribuent à attiser les tensions et à encourager les violences. Le député a également exprimé sa solidarité avec les personnels de l’Éducation nationale, les lycéens et les forces de l’ordre blessés lors des opérations de maintien de l’ordre.
Pour lui, la sortie de crise passe d’abord par le dialogue. ”Il est temps de retrouver le chemin du lycée et de l’apaisement”, affirme-t-il, tout en estimant que cet apaisement ne pourra être durable sans prise en compte des difficultés exprimées par les élèves.
Remplacements, effectifs et Parcoursup
Dans son intervention, le député cite plusieurs préoccupations rencontrées dans les lycées : enseignants non remplacés, journées jugées trop chargées, bâtiments dégradés et inquiétudes liées à Parcoursup.
”Mais l’apaisement ne peut se construire sans écouter les élèves et répondre à leurs préoccupations”, souligne Laurent Croizier. Il estime que ces problèmes peuvent faire l’objet de réponses concrètes sans nécessairement engager une nouvelle réforme du système éducatif. ”Nul besoin d'une énième réforme pour cela”, poursuit-il.
Le parlementaire considère par ailleurs que la baisse démographique annoncée doit être mise à profit pour améliorer les conditions d’enseignement. Il souhaite notamment que cette évolution permette de mieux assurer le remplacement des enseignants absents et de réduire les effectifs dans les classes.
Une concertation dans chaque classe
Au nom du groupe démocrate, Laurent Croizier propose donc que chaque classe de chaque lycée de France consacre, dès ce mercredi, une demi-journée à un débat avec les élèves. Les échanges doivent permettre, selon lui, à chaque lycéen de faire entendre ses préoccupations et de ”se sentir écouté”.
Les conclusions de ces discussions seraient ensuite transmises au Conseil de la vie lycéenne de chaque établissement. Pour cette démarche, cette instance serait élargie aux élus locaux ainsi qu’aux représentants du Conseil régional, compétent notamment en matière de construction, d’entretien et de rénovation énergétique des lycées.
Des engagements assortis d’un calendrier
Au-delà du dialogue, le député réclame un suivi précis des propositions qui émergeront de ces échanges. Pour chaque action retenue, il demande qu’un responsable soit clairement désigné, qu’une échéance soit fixée et qu’un engagement écrit soit établi.
”Une promesse sans responsable ni calendrier n’est pas une réponse”, affirme Laurent Croizier. Il souhaite ainsi que les annonces puissent faire l’objet d’un suivi et d’une vérification : ”Ce qui est annoncé doit pouvoir être vérifié, et ce qui n’est pas tenu doit pouvoir être expliqué.”
”Faire du dialogue la réponse à cette mobilisation”
Par cette proposition, le député du Doubs appelle donc le gouvernement à faire du dialogue la principale réponse aux mobilisations lycéennes. Il considère que les revendications exprimées doivent être entendues tout en maintenant une distinction entre l’expression pacifique des élèves et les violences. Laurent Croizier conclut en défendant une sortie de crise fondée sur la concertation : ”C’est par le dialogue, et uniquement par le dialogue, que nous ferons de cette crise un exercice de responsabilité.”


