Auto
Stéphane Peterhansel
- 36e Dakar
- 14 titres
- Deuxième pilote de l’histoire à s’imposer à moto et en auto
- Véhicule : Defender - Dakar D7X-R

Pour Stéphane Peterhansel, originaire d’Echenoz-la-Méline près de Vesoul, le Rallye Dakar est comme une seconde famille. Auteur de 14 victoires, "Monsieur Dakkar » revient cette année dans la course automobile à 60 ans pour une 36e participation au sein de la catégorie Stock avec l’équipe Defender.
"En Stock, il faut gérer la mécanique, emmener la voiture à la fin de chaque étape", confiait-il avant le départ aux équipes du Dakar. "Je ne vais pas dire que je vais boucler la boucle, mais j’ai eu l’opportunité de rouler dans les meilleures prototypes autos et sur les meilleures motos, et là c’est un retour à l’esprit de la course où le défi est de terminer. On a passé du temps ensemble avec mes coéquipiers, et en termes de pilotage ils n’ont pas grand-chose à apprendre car ils sont très rapides. Avec mon expérience, je leur fais passer comme message qu’il va falloir avoir les nerfs solides, être capable de réduire l’allure à certains moments, accepter de rouler moins vite si le terrain est cassant ou si les conditions sont mauvaises. Faire le meilleur résultat possible et amener les trois Defender à l’arrivée sera l’objectif".
Thierry Frésard
- 2e Dakar en 2026
- Partage le volant avec Christophe Chabeuf
- Véhicule : Toyota HZJ 75

Originaire du Haut Doubs, terre d’horlogerie frontalière avec la Suisse, Thierry Frésard est le fondateur de la marque de montres Saint-Honoré Paris. Alors que le début d’année a toujours été pour lui synonyme de présentation de sa nouvelle collection, ce n’est que lorsque l’heure de la retraite a sonné qu’il a enfin pu concrétiser un rêve. L’accessibilité technique et physique du Classic l’a rendu possible. C’est grâce à sa femme et fondatrice du Rallye des Gazelle, Dominique Serra, qu’il peut disputer son premier Dakar Classic avec Patrick Sireyjol, une figure du Dakar. En 2023, le duo qui avait partagé le volant a terminé 22e du général. Pour sa deuxième participation, Thierry revient cette année au sein de l’équipe SSP, cette fois avec Christophe Chabeuf, un autre habitué de la structure française qui recherchait un partenaire. Il partagera à nouveau le volant, comme lors de sa première expérience.
Gilles Pillot
- 31e Dakar
- Ancien motard de la gendarmerie nationale
- Record de fidélité du duo Chabot-Pillot (21e Dakar)
- Véhicule : Toyota Hilux

Ancien motard pour la gendarmerie nationale pendant 21 ans, notamment sur les routes du Tour de France et dans l'encadrement de convois exceptionnels, Gilles Pillot évolue bien sur 4 roues en 2026 et dans le baquet de droite. Le Graylois a ainsi pris part à son 31e Dakar en tant que fidèle copilote de Ronan Chabot. Cette édition 2026 marque la 21e participation du duo, ensemble. Sur le Dakar, c’est tout simplement le record de fidélité dans l’habitacle d’une auto ! Le binôme Chabot-Pillot, qui ne tient plus les comptes avec précision, a dû participer à une bonne centaine de rallyes dans le même habitacle. "On va tenter de faire le rallye le plus propre possible. C'est difficile de dire à quelle place on finira, ça dépend de tellement de facteurs. Après, c'est sûr qu'un Top 15 au général serait super pour nous. Mais il suffit que tu aies une journée galère et tu redescends...", a confié le duo à l’organisation avant de prendre le départ.
Moto
Benjamin Melot
- 9e Dakar en 2026
- 4 podiums en Original by Motul (2e en 2020 et 2025, 3E en 2021 et 2022)
- Jurassien au dossard 39
- KTM - 450 Rally factory replica

Pour sa 9e participation au Dakar à moto, le Jurassien espère décrocher un nouveau podium… au minimum ! Il évoluera dans la catégorie Original by Motul, réservée aux pilotes disputant la course sans assistance. Le Jurassien n’en est pas à son coup d’essai. Sa première participation au Dakar, en 2018, s’était achevée par un abandon avant de revenir plus fort en 2019 en terminant 21e du général et 2e français. Ses six autres Dakar, sans assistance, ont tous été finis à de belles positions (34e, 25e, 33e , 29e, 26e et enfin 21e en 2025). Une régularité qui lui vaut aujourd’hui le surnom de "Melotronome".
"J’ai été un peu dans le dur après le Dakar 2025, mais la motivation est revenue et j’ai repris l’entraînement à fond", a-t-il expliqué en amont de la course aux équipes du Dakar. "Je viens pour essayer de remporter la catégorie Original by Motul. Je fais tout pour et je me suis préparé pour mettre toutes les chances de mon côté. Je continue à courir sans assistance pour l’esprit, parce qu’on n’a pas de temps mort, pas le temps de papillonner. Pour moi, c’est la racine du rallye-raid, et il y a cette victoire que j’essaie d’aller chercher d’année en année. J’aspire à faire de belles choses, à essayer d’aller gratter cette première place. Mais cela reste le Dakar, il peut se passer tellement de choses…"
Romain Bouzigon
- 1er Dakar en 2026
- Une participation sans assistance
- Préparateur physique de Benjamin Melot
- KTM - 450 Rally factory replica

Docteur en Sciences du sport à l’Université Marie et Louis Pasteur, Romain Bouzigon est un nouveau venu sur le Dakar. Le pilote d’Avanne-Avenney dirige également le Complexe d’optimisation de la performance sportive (COPS 25) à Besançon. Préparateur physique pour Benjamin Melot, le Bisontin, passionné de motocross depuis l’enfance s’est lancé dans l’aventure Dakar en suivant les traces du Mélotronome. Pour sa première participation, il représente Engagement Leucémie, une association caritative à Besançon qui œuvre pour le don de moelle osseuse. Question visibilité, il bénéficiera de celle des vidéos publiées sur la chaîne Youtube @benjimelot, dont il sera l’un des protagonistes.
Le Bisontin n’a d’ailleurs pas caché ses ambitions avant de prendre le départ de la course : "J’ai toujours regardé le Dakar des avec des yeux émerveillés. C’est beau, ça fait voyager... L’Afrique me faisait rêver et je me souviens encore des vidéos avec Thierry Sabine. Je suis le préparateur physique de Benjamin Melot depuis 2017, et il m’a emmené sur le Dakar 2023 car il avait besoin d’un pilote de camion. Puis la question a surgi : “Et pourquoi pas toi ?” Il m’a appris à décortiquer les choses pour préparer ce projet sur 2-3 ans. Cette aventure est aussi une réponse aux questions que se posent les internautes de ses vidéos : comment faire un rallye-raid quand on vient d’un milieu où, finalement, il y a peu d’informations sur le chemin à suivre ? L’idée de cette formation auprès de moi, c’est aussi de mettre en avant ces bases. Et puis je suis très compétiteur, donc si tu me dis que ça va être un projet compliqué... Je vais foncer dedans ! L’ambiance du bivouac Original by Motul est incroyable et j’avais envie de ce côté aventure où tu fais ta propre mécanique. Je voulais aussi vivre ça avec mon pote. Ça joue aussi car c’est quelque chose qu’on a commencé ensemble. Je pense que j’arriverai prêt dans ce que je me suis fixé physiquement, techniquement et mécaniquement. Terminer le Dakar est vraiment l’objectif. Être 50e ou 70e m’importe peu, mais je l’aurais en travers de la gorge si je ne finis pas, car ce sont trois années d’investissements humains et financiers. Le but est de finir, mais aussi de ne pas le subir".


