Le Scènacle, "le maillon manquant de la scène bisontine"

Publié le 16/02/2015 - 16:10
Mis à jour le 07/05/2019 - 16:55

Un nouveau lieu « pluridisciplinaire » et « pluriculturel » a ouvert début janvier 2015 au centre-ville de Besançon, à la place de l’ancien Théâtre Bacchus : le Scènacle. C’est le producteur de spectacles Hamid Asseila, 33 ans, et le comédien Quentin Juy, 35 ans, qui se sont lancés dans le challenge de créer en Franche-Comté un espace unique pouvant accueillir des artistes pour des résidences, en co-working, organiser des expositions, des projections, des événements privés, etc. 

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Le Scènacle est une association de loi 1901 fondée par Hamid Asseila (trésorier) et Quentin Juy (président). L'idée de créer ce nouveau lieu leur trotte dans la tête depuis près de 4 ans. Ce lieu accueillera des artistes pour travailler en résidence, mais aussi pour se produire en public. Des projections, des expositions et autres exhibitions se dérouleront toute l'année, selon le souhait des deux fondateurs. "Ce sera le lieu de tous les Bisontins" explique Hamid Asseila,",mais on veut toucher également le public au-delà du territoire et faire rayonner Besançon".

À terme, l'équipe souhaite qu'il y ait un événement chaque jour "pour qu'à Besançon, on ne se dise pas qu'il ne se passe rien" ajoute-t-il. Les deux fondateurs sont très confiants : "Ça marchera et personne ne pourra nous arrêter". 

"C'est une aubaine pour les compagnies locales" 

Le producteur de spectacles et le comédien le savent : Besançon et la région regorgent d'artistes en tous genres qui ont peu voire aucun moyen. De la salle de spectacle en passant par la chapelle sans oublier les bureaux de co-working, les artistes et les compagnies qui le souhaitent peuvent s'y installer une journée, une semaine, un mois… Le temps d'aboutir à la création de leur projet artistique. "C'est le maillon manquant à la scène bisontine" selon Hamid Asseila, "c'est une aubaine, une alternative pour les compagnies locales" a-t-il ajouté. Cependant, le Scènacle ne cherche pas à être en concurrence avec les autres lieux culturels bisontins. Le producteur explique que certains artistes "ne pourront pas être aidés par La Rodia ou la Friche. Ces artistes-là pourront venir au Scènacle". 

"On a volontairement cassé les prix"

Après une étude comparative effectuée entre les lieux bisontins, le Scènacle propose les tarifs les moins chers de la ville. En exemple, pour louer la salle de spectacle pendant une journée avec l'équipement complet, il faut débourser 300 euros. "On a volontairement cassé les prix. On souhaitait être en dessous des prix du Petit Kursaal" précise Hamid Asseila.

Quelques chiffres-clés 

  • La superficie du Scènacle est de 500m2
  • 45.000 euros de travaux (remise aux normes, propreté) et d'achats de matériel technique ont été nécessaires
  • Cinq bureaux pour le co-working sont à louer
  • Prix du loyer du scénacle : entre 2.000 et 5.000 euros par mois 

Humoristes, musiciens, comédiens...

Prochainement, un duo violoncelliste-accordéoniste se produira au Scènacle fin mars pour le premier concert du lieu. Des artistes comme De los Ojos, My Lady House, Fayçal Sahli ou encore des humoristes du Jamel Comedy Club, de Canal + et du théâtre du Point Virgule (Paris) viendront en résidence pour travailler leur spectacle dans l'intimité du lieu. 

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