Les élus du Département du Doubs interrogent le cumul des mandats de Ludovic Fagaut

Publié le 05/05/2026 - 16:52
Mis à jour le 05/05/2026 - 16:52

Dans un communiqué du 30 avril 2026, les élus bisontins de l'opposition "Doubs Social Écologique et Solidaire" (DSES) réagissent à la situation de Ludovic Fagaut et à ses différents mandats au sein de la mairie de Besançon, de Grand Besançon Métropole et du Département du Doubs.

Archives © Élodie R.
Archives © Élodie R.

Les élus DSES rappellent que la présidente du conseil départemental du Doubs a réaffirmé sa confiance en Ludovic Fagaut, premier vice-président en charge du retour à l’emploi, de l’insertion et du logement social lors de la dernière assemblée plénière. Cependant, ils soulignent le cumul de ses fonctions : “ce dernier cumule ce mandat stratégique avec ceux de maire de Besançon et de président de Grand Besançon Métropole (GBM)”, une situation qu’ils estiment source d’interrogations sur la répartition de son temps et de ses responsabilités.

"Des questions légitimes sur sa capacité à assumer pleinement chacune de ses responsabilités”

Le communiqué met également en avant le poids des responsabilités exercées au sein de la collectivité : “Rien qu’au sein du Département du Doubs, Ludovic Fagaut est titulaire dans 35 instances et suppléant dans 12 autres, soit un total de 47 mandats annexes, dont la présidence rémunérée du Syndicat mixte du marais de Saône”. Les élus estiment que cette accumulation “soulève des questions légitimes sur sa capacité à assumer pleinement chacune de ses responsabilités”.

Ils s’interrogent aussi sur l’exercice des fonctions en cas d’absence de la présidence : “Ludovic Fagaut est désigné pour devenir président délégué, reprenant l’ensemble de ses pouvoirs. Quelle est la règle liée au cumul des mandats dans cette situation ?”

Une absence en séance pointée du doigt

Le communiqué évoque également une absence lors d’une instance départementale : “le premier vice-président du Département, ou le maire de Besançon, à moins que ce ne soit le président de GBM, est parti plus d’une heure et demie avant la fin de l’Assemblée départementale et a manqué la Commission permanente qui a suivi”.

Les élus bisontins du DSES rappellent des critiques déjà formulées lors de la campagne municipale, estimant que “les faits avancés, tous vérifiés” portaient sur plusieurs points du bilan départemental. Ils citent notamment les résultats en matière d’insertion : Ludovic Fagaut aurait affirmé “que l’augmentation des bénéficiaires du RSA a augmenté de 3.1 % au niveau national et de 1.7 % dans le Doubs”, tandis que les données du communiqué indiquent que “les derniers chiffres dont nous disposons, émanant de la CNAF et de la DRESS, indiquent une baisse de -0.36 % au niveau national et une hausse de 4.4 % pour l’année 2025”.

Des promesses et politiques publiques questionnées

Plusieurs engagements politiques sont également remis en perspective, notamment sur la valorisation du patrimoine et les politiques sociales. Le texte évoque par exemple “la valorisation du Fort Griffon, propriété départementale et dont la vente pose de nombreuses questions financières”, ainsi que “l’annonce d’un soutien sans réserve aux associations d’aide aux femmes, alors que certaines subventions sont diminuées et que le financement du fonctionnement de la Maison des femmes est refusé par le département”.

Un positionnement politique jugé flou

Les élus DSES abordent également la question de l’orientation politique de Ludovic Fagaut. Ils relaient une controverse autour de la qualification politique : “La majorité s’était indignée en Assemblée lundi de l’utilisation du terme « droite extrême » pour qualifier Ludovic Fagaut”. Le communiqué ajoute qu’il “avait d’ailleurs reçu le soutien de Nemesis, un collectif d'extrême droite identitaire se réclamant du féminisme”.

Ils estiment également que “Ludovic Fagaut avait omis de préciser aux électeurs son appartenance au parti Nouvelle Énergie”.

Une distinction honorifique qui fait réagir

Enfin, le texte mentionne un autre fait institutionnel : “la présidente du Département a reçu ce mercredi 29 avril la médaille d’honneur de l’Assemblée nationale remise par Mathieu Bloch, député du parti UDR classé à l’extrême droite par le Conseil d’Etat”. Le communiqué conclut que “Il va sans dire que nous ne voulons en aucun cas y être associés”.

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