Les Suisses contre deux semaines de vacances en plus ?

Publié le 09/03/2012 - 14:11
Mis à jour le 10/03/2012 - 10:11

Dimanche, nos voisins suisses sont appelés à «une votation» pour savoir s’ils veulent passer de quatre à six semaines de congés pays par an. Selon un sondage de la télévision, deux tiers s'apprêterait à voter contre la proposition du syndicat Travail.Suisse. 

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"Voulez-vous deux semaines de congés en plus ?"  C’est en quelque sorte la question qui sera posée à nos amis suisse ce dimanche 11 mars. Une votation à l'initiative de du syndicat Travail.Suisse* qui argue que plus d’un tiers des travailleurs suisses sont stressés et qu’ils méritent bien de profiter de la hausse de productivité de 20 % entre 1992 et 2007 «alors que les salaires n’ont augmenté que de 4,3%».

Le gouvernement suisse et le patronat  «contre»

Pour la plupart des milieux économiques suisses, le texte s’il passait, nuirait à la compétitivité des entreprises. Le patronat EconomieSuisse prend le contre exemple de la France : « Les Français ont nettement plus de temps libre que les Suisses, et cela n'a pas apporté grand chose (...) le taux de chômage est élevé, l'économie est affaiblie et les Français se font porter pâle deux fois plus souvent que les Suisses »

Le gouvernement suisse, qui n’a qu’un avis consultatif dans ce vote, est également opposé au texte tout comme les deux tiers des Hélvètes selon un sondage pour la Télévision Suisse, 33% des suisses seraient favorables à deux semaines de congés payés en plus.  Dans une interview au journal suisse Le Matin, Gilbert Gress, l’entraineur de foot franco-suisse, ironise  «si on pouvait voter chez nous en France pour les 6 semaines de vacances, ce serait oui à 90 % ! » 

En tout cinq questions seront posées aux suisses dans une proposition pour imposer une proportion maximale de 20% de résidences secondaires dans chaque commune. Une décision qui empaquetait surtout les stations de skis...

*Toute initiative soutenue par au moins 100.000 signatures de citoyens suisses peut être soumise au vote : on compte trois ou quatre votations fédérales ou locales par an

Politique

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