Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Publié le 19/01/2026 - 14:21
Mis à jour le 04/02/2026 - 15:05

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

En France, à l’échelle nationale, l’Observatoire de l’immobilier de la Fédération des promoteurs Immobiliers (FPI) dresse le constat d’un cycle baissier. Le document fait état d’une ”baisse historique des ventes”, accompagnée d’un ”recul des ouvertures de chantier” et d’une ”diminution des mises en vente”.

Dans ce contexte, un indicateur se distingue néanmoins : ”le nombre de permis de construire (PC) obtenus augmente”. Cette évolution témoigne d’une anticipation de la part des professionnels, malgré un environnement économique et réglementaire exigeant.

© FPI

Sur le plan des prix, la stabilité prévaut. ”Les prix ne baissent pas”, indique Fabrice Jeannot, en raison ”de la hausse des coûts de construction, du renforcement des normes, et d’un prix de foncier qui reste très élevé et rare”. Les prix moyens nationaux se situent autour de 5 000 euros TTC par mètre carré.

© FPI

Besançon : des ventes en retrait mais une offre toujours présente

Localement, Besançon s’inscrit dans cette tendance nationale, avec une contraction des ventes de logements neufs en 2025. Le nombre de réservations nettes est estimé à 140 logements, soit un ”niveau jamais aussi bas”, selon le vice-président.

© FPI

Pour autant, l’offre demeure structurée. ”À ce jour, 20 programmes immobiliers différents sont mis en vente, tous sites confondus, pour un total de 648 logements”. Le stock de logements à construire est estimé à environ 400 unités, offrant une capacité de réponse aux besoins futurs du territoire.

© FPI

Le délai d’écoulement de l’offre commerciale est évalué autour de 30 mois, traduisant un marché plus attentiste, mais non à l’arrêt.

Une dynamique locale portée par les permis de construire

Contrairement à la baisse des ventes, la production de permis de construire progresse à Besançon. En 2025, 32 permis ont été autorisés, correspondant à une moyenne haute depuis 2018. Ces autorisations représentent 624 logements, dont 180 en zone d’aménagement concerté.

Cette dynamique reflète, selon Fabrice Jeannot, ”la confiance des promoteurs envers notre ville”, et constitue un indicateur prospectif important pour la production future de logements.

© Base données Sitadel

Des chantiers moins nombreux mais une activité préservée

Si les ouvertures de chantiers reculent en 2025, avec 13 opérations recensées, elles concernent néanmoins 222 logements effectivement lancés.

Fabrice Jeannot souligne par ailleurs que l’activité des entreprises locales du bâtiment ”a bien résisté jusqu’à septembre 2025”, montrant une certaine capacité de résilience du tissu économique local.

©

Un marché qui s’adapte aux évolutions structurelles

En conclusion, le vice-président de la FPI Franche-Comté qualifie 2025 d’”année très difficile”, dans un contexte marqué par l’absence de dispositifs fiscaux incitatifs, des conditions de financement encore exigeantes et l’application d’une réglementation environnementale renforcée.

Toutefois, le marché du logement neuf à Besançon Métropole ”n’est ni meilleur ni pire que celui des autres métropoles”. Il s’inscrit dans une phase d’ajustement, alors que ”le fossé grandit entre le besoin de logements et la production de logements”.

À plus long terme, les perspectives reposent sur un atout structurel. Selon Fabrice Jeannot, ”la richesse de Besançon pour demain, c’est son foncier constructible disponible”, un levier essentiel pour répondre aux besoins en logements et soutenir durablement l’activité du secteur du bâtiment, notamment par ses opérations d'aménagements publics via ses aménageurs, environ 2.000 logements pour les 10 ans à venir qui seront écoulés au fil des besoins.

Economie

À Dijon, Cycles Lapierre demande son redressement judiciaire pour préparer son avenir

L'entreprise dijonnaise Cycles Lapierre, qui célèbre cette année ses 80 ans, a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Dijon, selon un communiqué du 5 août. Une décision présentée par la direction comme une étape destinée à assurer la poursuite de l'activité, préserver le maximum des 106 emplois et permettre l'entrée d'un nouvel investisseur.

Besançon : le restaurant Le Calice Enchanté va fermer, sa gérante lance un appel pour trouver un repreneur

Ouvert rue Péclet à Besançon depuis 2020, le restaurant Le Calice Enchanté, spécialisé dans la cuisine médiévale historiquement documentée, va cesser son activité. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 5 août, sa gérante, Eva Oberson, explique les raisons de cette décision et appelle à partager son annonce afin de trouver un repreneur pour le local. Elle souhaite désormais poursuivre son projet sous une forme itinérante.

Un tiers des véhicules neufs vendus en France sont électriques

Selon le dernier rapport de la Plateforme automobile (PFA) concernant les ventes de voitures neuves en juillet 2026, les véhicules électriques poursuivent leur belle progression en France. Ils ont représenté plus d'un tiers des immatriculations de juillet. Une dynamique dont profite notamment Renault, qui place quatre modèles dans le top 5 des ventes.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 31.87
ciel dégagé
le 08/08 à 20h00
Vent
1.79 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
33 %

Sondage