Macron inverse la tendance en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 07/05/2017 - 23:58
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:41

Emmanuel Macron devance Marine Le Pen dans tous les départements de Bourgogne-Franche-Comté, avec 60,48% des voix sur l’ensemble de cette région, où la candidate du FN était arrivée en tête au premier tour. 

Avec 39,52% des suffrages, la candidate frontiste réalise néanmoins un meilleur score qu'au niveau national et dépasse les 40% dans quatre départements. Au premier tour, elle était arrivée en tête avec 25,09% des voix contre 21,89% pour le leader d'En Marche!. 

La Bourgogne-Franche-Comté n'est "pas la région qui avait le plus voté pour Emmanuel Macron (au premier tour). Donc ça ne change pas entre le premier et le deuxième tour. C'est la France de l'Ouest et la France de l'Est qui s'opposent", a réagi la présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. L'élue a noté la "fracture qui s'instaure entre les villes qui, elles, votent plus Macron et les territoires ruraux qui ont beaucoup adhéré au Front National". 

"La France de l'Est, et notamment la Bourgogne-Franche-Comté, a donné un nombre considérable de voix à Marine Le Pen" au premier tour, a estimé François Patriat. Ce résultat "est une prise en compte par les Bourguignons du danger que représente le Front national", a ajouté le sénateur de Côte d'Or qui avait quitté le PS, fin mars, pour se consacrer à En Marche!. C'est dans ce dernier département, le seul à avoir placé Emmanuel Macron en tête au premier tour dans la région, que le candidat de 39 ans a réalisé son meilleur score au second, remportant 64,17% des suffrages contre 35,83% pour Marine le Pen. 

Il obtient même 75,95% des voix à Dijon, ville qui avait accueilli dans l'entre-deux tours un meeting de soutien à Emmanuel Macron, organisé à l'initiative du PS et rassemblant le Premier ministre Bernard Cazeneuve et plusieurs membres du gouvernement. 

Serré en Haute-Saône 

"Je suis fier de constater qu'à Dijon, le score de Marine Le Pen est bien plus faible qu'au national. Les Français et plus particulièrement les 
Dijonnais ont ainsi offert le visage d'une France résistante et attachée aux valeurs républicaines", s'est félicité François Rebsamen, maire PS de la ville et proche de François Hollande, qui s'était rallié à Emmanuel Macron après le premier tour. 

Le candidat d'En Marche! a été plébiscité davantage encore à Besançon, avec 77,81% des voix contre 22,91% pour Le Pen. Soutien de la première heure de M. Macron, le maire PS de la ville, Jean-Louis Fousseret, est membre du comité politique de son mouvement. 

L'ancien ministre de l'Economie devance aussi nettement Marine Le Pen dans le Doubs (63,77%), en Saône-et-Loire (61,63%), dans le Jura (61,37%), la Nièvre (59,92%) et le Territoire-de-Belfort (58,18%). Le résultat est plus serré en revanche en Haute-Saône où M. Macron 
l'emporte avec 51,71% des suffrages et dans l'Yonne (55,04%), les deux départements où Marine Le Pen obtient ses meilleurs scores (48,29% et 44,96% respectivement). "Je m'attendais à une bonne moyenne de Marine (Le Pen) en Bourgogne-Franche-Comté par rapport au niveau national", a déclaré  la chef de file locale du FN, Sophie Montel. "C'est une région où le nombre de voix du Front continue à augmenter, élection après élection (...) Ce score est de bon augure pour les législatives", a ajouté Mme Montel, candidate dans la 4e circonscription du Doubs en juin. 

Le taux d'abstention en Bourgogne-Franche-Comté s'élève à 22,65% et celui des votes blancs à 7,23% pour 2,68% de bulletins nuls. 

réaction 2e tour présidentielle

Présidentielle : B. Romagnan salue la victoire de Macron même si elle " ne partage pas ses propositions "

La députée PS,  qui se représente aux prochaines élections législatives dans la première circonscription du Doubs,  salue la victoire d’Emmanuel Macron sur le Front National. Mais pour Barbara Romagnan, la progression du FN, le taux d’abstentions, le nombre de votes blancs et nuls, sont autant d’indicateurs d’une perte de confiance. « C’est en effet, une partie des laissés-pour-compte qui s’est exprimée par ce vote » précise-t-elle dans un communiqué. 

Présidentielle 2017 : la réaction de Jean-Louis Fousseret

A Besançon Emmanuel Macron arrive avec 77,81% des suffrages soit 33.348 voix. Une satisfaction pour Jean-Louis Fousseret. Le maire de Besançon est parti à Paris en fin de journée ce dimanche 7 mai 2017 pour fêter la victoire du « premier président de la Ve République issu d’un mouvement citoyen…« . Au lendemain de l’élection, Jean-Louis Fousseret revient sur une page de l’histoire qui se tourne.  

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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