Macron resserre les rangs autour de lui, le gouvernement de nouveau au complet

Publié le 02/04/2019 - 08:35
Mis à jour le 02/04/2019 - 08:35

Le gouvernement s’est retrouvé au complet lundi pour le Conseil des ministres après l’annonce, dans un timing insolite dimanche soir, du remaniement qui fait la part belle aux fidèles d’Emmanuel Macron, ses conseillers Sibeth Ndiaye et Cédric O, ainsi que la députée Amélie de Montchalin.

Emmanuel Macron (archives) © D Poirier
Emmanuel Macron (archives) © D Poirier

Trois heures à peine après son entrée en fonctions comme nouvelle porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, 39 ans, a connu son baptême du feu devant les journalistes avec le compte rendu de ce conseil des ministres.

Grand débat, venue du Premier ministre irlandais mardi, déplacement de Macron en Corse jeudi, Brexit : l'ancienne conseillère presse du président a répondu à une batterie de questions variées. Connue pour son franc-parler, elle a assuré que, désormais, elle allait changer son mode d'expression.

"Les propos que je tiendrai sont des propos qui reflèteront ce qui est l'action du gouvernement et qui auront vocation à rendre plus intelligible, plus clair, cette action au quotidien en direction des Français", a-t-elle expliqué.

Quelques heures plus tôt lors de la passation de pouvoir avec Benjamin Griveaux, elle avait confié le "doute" qui l'avait "submergée" dimanche soir à l'idée de "franchir une marche".

"Cette marche, je la franchis avec la fierté de servir la France, ce pays que je me suis choisi parce qu'avant même d'être Française, j'ai compté parmi les engagés de ce pays", a ajouté la ministre, née au Sénégal. "La France m'a beaucoup donné, aujourd'hui c'est à mon tour de le lui rendre."

"Reconnaissance"

Autre promue, Amélie de Montchalin, 33 ans, l'une des porte-voix les plus virulentes de la Macronie à l'Assemblée, est récompensée par le poste de secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, remplaçant Nathalie Loiseau désormais tête de liste LREM aux européennes.

Enfin Cédric O, conseiller de l'ombre du chef de l'Etat pour le numérique et ex-trésorier de sa campagne, devient à 36 ans secrétaire d'Etat au Numérique, le poste auparavant occupé par Mounir Mahjoubi, qui lui aussi brigue la mairie de Paris.

Avec une moyenne d'âge d'un peu plus de 48 ans, le gouvernement en place depuis le remaniement de dimanche soir est le plus jeune depuis 1962, en dehors d'une parenthèse de cinq jours en 1986, selon la base de données de l'AFP sur les gouvernements français de la Ve République. Le casting de ce remaniement "est le choix de la reconnaissance du travail accompli", a expliqué un conseiller de l'exécutif.

Mais l'opposition a immédiatement a critiqué des choix "consanguins" de fidèles de la Macronie, y voyant la preuve que le chef de l'Etat était isolé et n'avait d'autre choix que de puiser dans son carré de fidèles. "C'est la technocratie et l'arrogance au pouvoir", a fustigé la tête de liste EELV pour les européennes Yannick Jadot.

Emmanuel Macron "fait confiance à ses collaborateurs", a répondu le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin qui ne croit pas à la thèse de "l'isolement" et loue au contraire le "courage" du chef de l'Etat, "calme dans la tempête".

Le choix de Sibeth Ndiaye est celui qui suscite le plus de controverses. "Les donneurs de leçons macroniens, autoproclamés pourfendeurs de #FakeNews, viennent donc de nommer comme porte-parole du gouvernement une menteuse professionnelle : ça doit être ça le en même temps", a attaqué Jordan Bardella (RN).

"Signal terrible"

"Je me souviens de sa déclaration qui disait qu'elle assume mentir pour protéger le président de la République (...) elle est plutôt bien adaptée à la fonction qu'on lui demande, je pense qu'elle trouvera toute sa place dans ce gouvernement", a ironisé la tête de liste de la France insoumise Manon Aubry sur Europe 1.

Autre cible de Mme Aubry, la juppéiste Amélie de Montchalin, "celle dont le plus grand fait d'armes est la suppression de l'ISF", ce qui constitue "un signal terrible envoyé à la mobilisation sociale" des "gilets jaunes". Il s'agit de la première expérience gouvernementale pour chacun des trois entrants, trois trentenaires dont deux n'ont jamais été élus.

Cette nomination, "je la vis comme une immense aventure, comme un immense défi", s'est réjouie sur BFMTV Mme de Montchalin, qui aura, parmi ses dossiers à gérer, le Brexit. Cédric O a lui exprimé à l'AFP sa "fierté" d'avoir été nommé, avec l'ambition d'"obtenir des résultats rapides" dans le secteur stratégique des technologies numériques, l'une des priorités affichées du président Macron.

(Source AFP)

Politique

Après trois mandat, Alain Joyandet fait ses adieux au Sénat

Le sénateur Alain Joyandet, a pris part le 8 juillet dernier à son ultime séance au Sénat durant laquelle il a pu poser une dernière question au Gouvernement en tant que sénateur de la Haute-Saône. L’homme politique avait annoncé en avril 2026 ne pas vouloir briguer un 4e mandat pour les prochaines élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre 2026.

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.21
pluie modérée
le 16/07 à 02h00
Vent
1.51 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
80 %

Sondage