Marché de Noël de Besançon : les exposants écrivent à la Ville pour exprimer leur “inquiétude” et leur “vif mécontentement”

Publié le 26/11/2025 - 10:13
Mis à jour le 26/11/2025 - 10:13

L’ensemble des exposants du Marché de Noël de Besançon a adressé, le 25 novembre 2025, un courrier à la maire Anne Vignot ainsi qu’aux responsables municipaux et de Grand Besançon Développement. Dans cette lettre, ils dénoncent une hausse des coûts, un manque d’aménagements et une organisation jugée défaillante.

Les exposants rappellent qu’une hausse de 40 % des frais d’inscription avait été envisagée dans un premier temps pour l’édition 2025. Après contestation, l’augmentation a été réduite à 20 %. "C’est mieux, mais cela reste une augmentation", écrivent-ils, avant d’ajouter : "Nous sommes sidérés de constater que cette augmentation des coûts ne s'accompagne pas d'une amélioration de la qualité de l'offre."

Les signataires soulignent également la fragilité économique du secteur : "La situation financière de nos sociétés n'est pas plus solide. Il n'est pas correct de nous vendre plus cher un service de moindre envergure. "

Des emplacements et une durée d’ouverture contestés

Parmi les griefs détaillés dans le courrier, les commerçants pointent d’abord des difficultés importantes dans l’attribution des chalets. "Les vœux d'emplacements ont été particulièrement compliqués et nombre d'entre nous se sont vu placés […] dans des chalets qui ne correspondaient en aucun cas à leurs attentes."

Ils critiquent également la réduction de la durée du marché : "27 journées d'ouvertures contre 32 en 2024. Nous perdons 5 jours (-15 %, c'est significatif non ?!)"

Des installations jugées insuffisantes

Les exposants dénoncent l’état des infrastructures, notamment les terrasses, décrites comme rudimentaires : "Ces terrasses ne sont pas couvertes, pas équipées et ne peuvent pas être mutualisées. Elles ne sont donc rien de plus que l'espace public de la place Granvelle : du sable et des cailloux."

Ils évoquent aussi la question des ustensiles réutilisables : "Nous n'avons pas attendu votre invitation pour le faire. […] Il a par contre fallu se battre pour obtenir une plonge." Selon eux, l’espace prévu serait pour l’instant “seulement un point d’eau”.

Le manque d’espaces abrités est également mis en cause : "Aucun espace n'est couvert. […] La couverture des zones de fixation du public ne saurait donc être une option ponctuelle."

Décorations minimales et communication absente

Les exposants affirment que la communication autour de l’édition 2025 serait insuffisante : "Jusqu'à ce jour, la communication sur la manifestation est quasiment inexistante." Ils jugent par ailleurs l’aménagement du site particulièrement pauvre lors de la remise des clés, le 25 novembre : "La décoration, l'aménagement du site et son éclairage sont extrêmement modestes. Le lieu est triste, désinvesti et sans âme."

"Si nous étions placés dans la situation des visiteurs, nous n'aurions probablement pas envie d'y rester.", écrivent-ils encore.

Des demandes précises adressées à la municipalité

Les exposants affirment avoir réglé les frais d’inscription "augmentation comprise", et déclarent prendre acte des éléments qui ne peuvent plus être modifiés pour cette édition. Ils formulent toutefois plusieurs exigences immédiates :

  • "La mise à disposition d'un espace plonge fonctionnel […] couvert et équipé d'eau chaude."
  • "La couverture fixe et permanente d'un nombre suffisant d'espaces pour accueillir du public en cas d'intempéries."
  • "La mise à disposition […] d'un mobilier conséquent et adapté" sous les espaces couverts.
  • "Un aménagement chaleureux et un éclairage suffisant du site".

“Nous ne venons pas faire la manche”

Les exposants affirment défendre leur professionnalisme et leur engagement : "Nous ne venons pas faire la manche à Besançon, mais vendre un produit auquel nous croyons et auquel nous accordons de la valeur." Ils citent également un engagement pris selon eux par les autorités : "Vous avez souhaité nous assurer vouloir « tout mettre en œuvre pour que nos conditions de travail puissent correspondre à nos attentes ». Force est de constater que le compte n'y est pas."

Face à l’absence de réponse à leurs précédentes démarches, les exposants indiquent avoir décidé de diffuser leur courrier aux médias locaux : "Nos nombreuses demandes n'ayant à ce jour déclenché aucune réponse favorable […] nous transmettons une copie de ce courrier à l'ensemble des relais médiatiques locaux."

Ils concluent néanmoins en soulignant leur volonté constructive : "Nous ne doutons en aucun cas de votre engagement sincère en faveur de la réussite de cette manifestation. Nous voulons vous assurer en retour de notre intacte détermination à nous mettre au service des Bisontines et des Bisontins."

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