Meurtre d'une adolescente : son petit ami devant la justice à Mâcon

Publié le 18/09/2023 - 11:16
Mis à jour le 18/09/2023 - 10:48

Le tribunal pour enfants de Mâcon a entamé lundi le procès d'un adolescent, accusé d'avoir tué de plusieurs coups de couteau sa petite amie, Emma, en 2022, quand ils avaient 14 ans. 

 © Ekaterina  BOLOVTSOVA
© Ekaterina BOLOVTSOVA

L'audience, qui se tient jusqu'à mercredi, s'est ouverte à huis clos peu après 09h00, ont précisé les avocats des parties. Il va s'agir de "comprendre l'incompréhensible, l'inconcevable", a estimé auprès de l'AFP Patrick Uzan, avocat des parents d'Emma.

Trois coups de couteau au niveau du cou

Le 9 juin 2022 au petit matin à Clessé (Saône-et-Loire), typique village viticole de la Bourgogne-Sud, le corps de la jeune fille était découvert sur la voie publique près de son ancienne école primaire. La dépouille de l'adolescente, élève de 4e, présentait de nombreuses plaies et un couteau encore planté dans le cou. Dès le lendemain, le petit ami d'Emma avait été interpellé au collège de Lugny, village proche où les deux adolescents étaient scolarisés.

L'adolescent avait rapidement avoué que, lors d'un rendez-vous nocturne, il lui avait porté "trois coups au niveau du cou" avec un couteau dissimulé jusque-là "dans sa manche", avait alors expliqué le procureur de Mâcon, Eric Jallet. Emma avait "tenté de fuir, mais le suspect (avait) tenté de l'étrangler" avant de porter de nouveaux coups de couteau, avait-il ajouté.

"Une volonté de tuer"

Sans antécédents judiciaires, le suspect avait "une volonté de tuer", selon les auditions. L'examen psychiatrique avait conclu à "une altération importante du discernement" mais sans abolition, ce qui rend possible son procès. Il risque en tant que mineur une condamnation maximale de 20 ans de réclusion criminelle pour assassinat.

"Le tribunal aura à se pencher sur la question du discernement", reconnaît auprès de l'AFP Amélie Gemma, avocate du jeune prévenu. Les soins dont il a pu bénéficier pourraient également faire l'objet de débats. 

Dès l'interpellation de l'adolescent, la question s'était posée de savoir si ses troubles mentaux étaient connus et si tout avait été fait pour empêcher son passage à l'acte.

Selon Me Uzan, "la petite Emma avait une amourette, son premier émoi, et, malgré son très jeune âge, elle avait compris qu'il n'allait pas bien et elle voulait l'aider".

En 2022, le nombre de féminicides s'est établi à 118, quatre de moins qu'en 2021, selon le dernier bilan du ministère de l'Intérieur, publié en septembre.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée le 11 février par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée le 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.82
partiellement nuageux
le 09/02 à 09h00
Vent
0.45 m/s
Pression
1007 hPa
Humidité
91 %