Mort d'un homme interpellé dans le Doubs: le parquet requiert le non-lieu

Publié le 09/11/2012 - 11:06
Mis à jour le 09/11/2012 - 11:06

Selon un avocat de la défense, le parquet de Montbéliard a requis le non-lieu dans l’affaire de la mort de Mohamed Boukrourou, en 2009 lors de son interpellation par la police à Valentigney dans le Doubs.

En mars, quatre fonctionnaires de police, deux hommes et deux femmes, ont été mis en examen pour homicide involontaire par un juge d'instruction de Montbéliard.

"Le parquet a requis un non-lieu, mais c'est désormais au juge d'instruction de décider s'il renvoie finalement l'affaire devant le tribunal ou s'il confirme le non-lieu", a déclaré Me Randall Schwerdorffer, confirmant une information de France bleu Belfort. "L'avis du parquet est conforme à la logique de la défense selon laquelle un usage de la force strictement nécessaire a été utilisé par les policiers" confrontés à une "situation très délicate" lors de l'interpellation, a-t-il ajouté.

Pour l'avocat de la famille Boukrourou, Me Alain Dreyfus-Schmidt, qui s'est dit "pas étonné" par les réquisitions du parquet, la "bavure policière" ne fait au contraire "aucun doute".

Le parquet avait ouvert une information judiciaire contre X pour homicide involontaire en 2009 afin d'établir si l'intervention policière avait "concouru au décès de Mohamed Boukrourou" le 12 novembre 2009 à Valentigney. 

Il avait été conduit dans un fourgon par des policiers appelés par un pharmacien inquiet de "l'état d'énervement extrême" de son client, qui protestait contre la qualité des médicaments vendus. Trois policiers auraient maîtrisé M. Boukrourou en s'asseyant et en se tenant debout sur ses jambes, son bassin et son torse. Agé de 41 ans, il avait succombé à un arrêt cardio-respiratoire.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a estimé dans un rapport de décembre 2011 que la police avait fait un "usage disproportionné de la force" lors de l'interpellation.

Justice

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Suisse: le maire de Crans-Montana affirme qu’il ignorait l’absence de contrôles avant l’incendie du nouvel an

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré lundi 13 avril 2026 devant les magistrats suisses ne pas avoir été au courant du fait que les contrôles du Constellation n'avaient pas été effectuées depuis 2019, soit pendant six ans avant l'incendie de ce bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an dans la station alpine.

Incendie de Crans-Montana : un ex-responsable de la commune fait valoir son droit au silence

Un ancien responsable de la station de ski suisse de Crans-Montana que le parquet valaisan devait entendre ce mercredi 8 avril 2026 dans le cadre de l'enquête sur l'incendie meurtrier du bar survenu la nuit du nouvel an a fait valoir son droit au silence, en attendant d'avoir accès au dossier, a indiqué son avocat à l'AFP.

Affaire Avenir Fermetures à Saint-Vit et Rioz : des clients lésés face à des liquidations judiciaires

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.88
nuageux
le 01/05 à 21h00
Vent
1.32 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
82 %

Sondage