Six mises en examen après l'enlèvement d'une mère et son fils sur fond de crypto

Publié le 18/04/2026 - 09:12
Mis à jour le 18/04/2026 - 09:12

Six personnes âgées de 17 à 20 ans ont été mises en examen vendredi 17 avril 2026 à Paris, soupçonnées d'avoir participé à l'enlèvement d'une mère et de son fils de 11 ans sur fond de cryptomonnaies lundi dans l'Yonne, a-t-on appris auprès du parquet.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

Elles avaient été libérées mardi grâce à la mobilisation d'une centaine de gendarmes dont ceux du GIGN, dans le Val-de-Marne. "Six personnes, dont un mineur ont été déférées devant les juges d'instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris", a précisé le parquet, qui a demandé qu'elles soient placées en détention provisoire.

Enlèvement et séquestration en bande organisée

Elles sont mises en examen et encourent la perpétuité, notamment pour enlèvement et séquestration en bande organisée. Une septième personne qui avait également été interpellée et placée en garde à vue a été relâchée sans poursuites, "mise hors de cause" : le téléphone utilisé par les malfaiteurs et enregistré à son nom "lui avait en réalité été dérobé la semaine précédente".

Selon le parquet, quatre malfaiteurs cagoulés se sont introduits chez les victimes peu après 07H00 lundi. Ils ont attaché le père à une chaise par des colliers de serrage et sont ensuite allés chercher sa compagne et leur enfant. Ils ont "exigé un virement de 400.000 dollars en cryptomonnaie", a indiqué le parquet, en précisant que les malfaiteurs "avaient frappé le père et l'avaient menacé de mutilation".

Après avoir fouillé l'intégralité du domicile, ils se sont "emparés de 10.000 euros en espèces, de bijoux, de petits lingots d'argent, et d'un fusil" avec lequel ils ont "menacé les victimes". Découvrant l'existence d'un délai incompressible de sept jours avant qu'un transfert de cryptomonnaies soit effectif, les malfaiteurs ont enlevé la femme et l'enfant, repartant à bord de deux véhicules.

L'homme est parvenu à se défaire de ses liens et à prévenir un ami, qui a avisé les forces de l'ordre. Il a reçu des vidéos de ses proches, manifestement retenus dans une chambre d'hôtel. Selon le parquet de Paris, "les investigations particulièrement rapides des gendarmes ont permis de localiser (le lieu) à Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne, et de procéder à la libération des otages dès le petit matin" mardi.

Cette libération a été réalisée mardi à 06H00 par le GIGN, le groupe d'intervention d'élite de la gendarmerie.

(Source AFP)

Justice

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