Place publique, le mouvement de Raphaël Glucksmann, a annoncé samedi qu’il ne suivra pas la position du Parti socialiste local de s'allier à Anne Vignot, candidate Europe Ecologie Les Verts. Le parti motive cette décision par une analyse de la stratégie qu’il prête à la maire sortante, soit de s'allier à La France insoumise au second tour.
Jean-Philippe Allenbach estime que "l’extrême gauche ne vaut pas mieux que l’extrême-droite aux yeux de l’Histoire". Cette appréciation sert de base à la stratégie politique que le mouvement souhaite voir appliquée lors du second tour, dans l’hypothèse d’une alliance entre la maire sortante et La France insoumise.
Une condition posée à Ludovic Fagaut
Le Mouvement Franche-Comté indique attendre "de Ludovic Fagaut, à qui il vient de le faire savoir et qu’il soutenait jusque-là, que, pour le cas où Mme Vignot s’allierait au 2ème tour avec LFI, il en fasse de même avec le RN".
Autrement dit, le mouvement conditionne son soutien futur à un éventuel accord symétrique avec le Rassemblement national en cas d’alliance entre Anne Vignot et La France insoumise.
L’enjeu de la mairie de Besançon
Le communiqué insiste sur l’importance symbolique et politique de l’élection bisontine. Il affirme qu'"il faut tout faire pour éviter qu’une ville comme Besançon, dont, depuis plus de 10 ans, les électeurs ne votent plus majoritairement à gauche, ne se retrouve demain avec un maire de gauche, qui plus est marié avec l’extrême-gauche la plus radicale".
