Désigné en octobre, le jeune candidat de 23 ans a été rattrapé par ses publications passées sur les réseaux sociaux. En particulier un tweet datant de 2022, révélé par Mediapart, dans lequel M. Macullo dénombrait "72% de prénoms à consonances étrangères au dernier recensement des naissances à Belfort", soit 18 des 25 nouveaux-nés mentionnés au bulletin municipal du mois de juin de cette année. "Je n'ai même pas comptabilisé Élie et Samuel d'origine hébraïque", avait-il insisté.
Devenu responsable du mouvement de jeunesse RNJ et numéro 2 du parti à la flamme dans son département, M. Macullo était également assistant parlementaire du député RN Guillaume Bigot depuis l'été 2024. Malgré la polémique, sa candidature était encore défendue fin janvier par un cadre du mouvement comme Jean-Philippe Tanguy qui jugeait ces messages "pas racistes ou antisémites en soi" et qu'après audition de l'intéressé "il s'est avéré que c'était pas le cas".
Les "brebis galeuses"
Interrogé en début d'année sur plusieurs cas dont celui-ci, le président du RN Jordan Bardella avait affirmé que son parti "retirera(it) l'investiture" s'il avait connaissance d'éléments "pas découverts par le passé".
Depuis le parti a dû sévir à Condat-sur-Vienne, contre un candidat attribuant le massacre d'Oradour-sur-Glane (en 1944) à des "Ukrainiens nazifiés", et surtout à Carpentras, contre l'ex-tête de liste dont plusieurs tweets sexistes et racistes remontant à 2017 ont été exhumés par le journal Libération.
Échaudé par les "brebis galeuses" qui lui avaient couté cher aux législatives de 2024, le RN se veut depuis irréprochable dans le choix de ses candidats. Pointant une minorité de "personnalités qui tentent de se greffer", M. Bardella a encore martelé samedi que "(sa) main n'a jamais tremble et ne tremblera pas" pour exclure ceux qui ont "une attitude, des propos ou des positions politiques contraires à la ligne du parti".
(AFP)


