Porcher assourdi par les cris des cochons : l’employeur condamné

Publié le 11/09/2013 - 14:22
Mis à jour le 11/09/2013 - 18:09

La société Pelizzarri, opérateur de porcheries industrielles, a été reconnue coupable de « faute inexcusable », ce mercredi 11 septembre 2013, par un tribunal de Lons-le-Saunier pour ne pas avoir protégé du cri des cochons un ancien employé devenu sourd.
 

 ©
©

Le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Lons-le-Saunier a reconnu la société Pelizzarri coupable de "faute inexcusable" pour ne pas avoir protégé Serge Personeni, 49 ans, contre le cri strident des cochons et le bruit des machines de la porcherie. La surdité du requérant a été reconnue comme maladie professionnelle en 2012. Son préjudice global sera estimé ultérieurement, au terme d'une expertise médicale ordonnée par le tribunal et la rente perçue pour sa maladie professionnelle sera majorée.

"Je suis très content, ça fait cinq ans que je me bagarre et finalement la justice a reconnu la faute de mon patron", a déclaré Serge Personeni. Il a été employé de septembre 2001 à février 2008 dans trois porcheries de la société Pelizzarri dans le Doubs et le Jura. Il s'occupait de nourrir et soigner près de 4.000 cochons.

Le Tass a estimé que l'employeur n'avait pris aucune mesure pour protéger son employé du bruit, mesuré entre 121 et 133 décibels au moment où les cochons sont nourris. D'après la réglementation en vigueur, les employés doivent recevoir des protections lorsqu'une exposition sonore dépasse 85 décibels, ce qui n'a pas été le cas du plaignant.

La Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés (Fnath), qui défendait le requérant, a estimé dans un communiqué que l'employeur "avait conscience du danger" couru par la victime qui travaillait "huit heures par jour et sept jours sur sept, dans le bruit des machines et les hurlements des 4.000 porcelets et cochons, en particulier quand leur nourriture était préparée".

Mais pour l'avocat de la société Pelizzarri, la surdité de l'ancien porcher a été provoquée par ses activités précédentes : "Avant de travailler chez nous, M. Personeni a eu une activité de bûcheron où le niveau sonore est très élevé." "Chez nous, il se déplaçait chaque jour dans plusieurs établissements et il avait d'importants temps de transport, il n'était donc pas soumis en permanence aux cris des cochons, son exposition ne pouvait pas être significative", ajoute Me Frédéric Renaud.

Lors de l'audience, le 26 juin dernier, le président du Tass avait rappelé que l'inspection du travail avait estimé que l'ancien porcher travaillait dans des "conditions incompatibles avec la dignité humaine".

La Fnath a salué cette décision "qui témoigne des conditions de travail pénibles dans le monde agricole". Quant à l'avocat de la société Pelizzarri, il a confié qu'il allait désormais "réfléchir sur l'opportunité d'un appel", tout en le jugeant "vraisemblable".

(source : AFP)

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.64
nuageux
le 01/09 à 02h00
Vent
1.44 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
79 %

Sondage