Poulailler à Saint-Péreuse : le tribunal pointe des irrégularités dans la procédure et l’étude d’impact

Publié le 22/12/2025 - 16:30
Mis à jour le 22/12/2025 - 14:26

Le 22 décembre 2025, le tribunal administratif de Dijon a rendu un jugement concernant l’arrêté du préfet de la Nièvre autorisant l’extension d’un poulailler intensif à Saint-Péreuse. Saisi par l’association L214, le tribunal a estimé que l’autorisation environnementale avait été délivrée au terme d’une procédure irrégulière et que l’étude d’impact était insuffisante.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Le projet, mené en partenariat avec le groupe LDC, prévoit l’élevage simultané de 78.000 poulets, soit plus de 500.000 chaque année.

Des irrégularités notables

Le tribunal a relevé deux points principaux. Le premier concerne l’absence de l’avis du Parc naturel régional du Morvan, qui n’a pas été consulté et n’a donc pas pu émettre d’avis sur l’étude d’impact. Selon le jugement, le fait que le parc n’ait pas pu examiner la cohérence du projet avec les orientations de sa charte ”a été de nature à exercer une influence sur le sens de la décision”.

Le tribunal souligne que cet avis est essentiel pour évaluer les impacts sur les paysages, la biodiversité et la cohérence territoriale. Son absence a privé la procédure d’un ”regard essentiel” sur un territoire reconnu pour la richesse de ses milieux naturels et de ses activités rurales.

Le second point concerne l’insuffisance de l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le dossier initial ne prenait pas en compte les émissions liées à l’alimentation des animaux et à leur transport. La Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) avait déjà dénoncé une analyse ”incomplète et non quantifiée” des émissions de GES.

Le tribunal rappelle que les élevages doivent présenter un bilan complet de leurs émissions, ”sans pouvoir invoquer le caractère marginal de celles-ci au niveau national ni les comparer à des élevages étrangers”. Cette exigence constitue une avancée dans la prise en compte de l’impact climatique réel des projets d’élevage intensifs.

Le préfet dispose désormais d’un délai de six mois pour délivrer une autorisation modificative, après quoi une nouvelle audience permettra de vérifier la régularisation des vices identifiés.

Un projet contesté pour les animaux et l’environnement

Le modèle d’élevage intensif prévu par ce projet est très éloigné des exigences du European Chicken Commitment (ECC), qui recommande des densités plus faibles, l’accès à un environnement enrichi et l’utilisation de souches de poulets à croissance plus lente.

L’extension de l’élevage augmenterait les émissions de protoxyde d’azote et de méthane, deux gaz à fort pouvoir de réchauffement, et serait en contradiction avec les objectifs climatiques 2030 de la France et de l’Union européenne. Pour Isabelle Fernandez, porte-parole de L214 : ”Ce projet d’extension est une aberration face à l’urgence climatique, aux risques sanitaires et aux conséquences de l’élevage sur les animaux. Plutôt qu’agrandir des élevages intensifs, rejetés par 85 % des Français, il est nécessaire d’en sortir et de réduire la consommation de viande. L214 vise à diviser par deux le nombre d’animaux tués d’ici 2030.”

Société

Sondage – À quelles occasions suivez-vous des matchs de football ?

À l'occasion de la Coupe du monde, le football retrouve une place de choix sur les écrans et rassemble un large public, y compris des personnes qui ne suivent pas ce sport le reste de l'année. D'autres, au contraire, ne manquent aucun match, tandis que certains ne s'intéressent qu'aux rencontres de l'équipe de France. Et vous, à quelles occasions regardez-vous le football ? C'est notre sondage de la semaine.

L’Aspas dénonce le projet de prélèvement de 330 chamois et demande l’arrêt de la chasse de loisir dans le Doubs

La délégation Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) Doubs réagit, dans un communiqué du 11 juillet 2026, au projet d'arrêté de la préfecture du Doubs qui prévoit d'autoriser le prélèvement de 330 chamois au maximum durant la prochaine campagne de chasse, de septembre 2026 à janvier 2027.

Les pétards et feux d’artifice privés sans déclaration sont interdits jusqu’au 18 juillet dans le Doubs

La vigilance orange est en vigueur du vendredi 10 juillet à 12h jusqu’au samedi 18 juillet à 0h. En conséquence, les feux pyrotechniques privés (feux d’artifice, pétards) qui ne sont pas soumis à déclaration ou à autorisation préfectorale, sont interdits sur l’ensemble du département du Doubs durant la même période.

Risques d’incendie : feux d’artifice interdits en Haute-Saône et dans le Jura

Un arrêté préfectoral a été pris dans la soirée du 9 juillet 2026 par le préfet de la Haute-Saône, interdisant temporairement les spectacles pyrotechniques, les feux d’artifice et les feux festifs sur l’ensemble du territoire départemental du jeudi 9 juillet 2026 à 12h00 au dimanche 19 juillet 2026 inclus. La préfecture du Jura a annoncé prendre la même décision. Pour l’instant le Doubs n’est pas concerné.

En Bourgogne-Franche-Comté, les micro-entreprises gagnent du terrain, mais restent fragiles

En forte progression depuis plusieurs années, les micro-entreprises représentent désormais un tiers des très petites entreprises de Bourgogne-Franche-Comté. Si elles contribuent à l'emploi et au maintien des services, leurs revenus demeurent modestes et leur pérennité reste limitée, selon une étude de l'Insee publiée jeudi 9 juillet 2026 par Patrice Perron et Bénédicte Piffaut.

Camp-chantier : les jeunes viennent prêter main-forte à la Citadelle de Besançon

Pour la dixième édition, la Citadelle de Besançon accueille du 4 au 18 juillet 2026 un chantier de jeunes organisé conjointement par la Ville de Besançon et l’association Le Club du Vieux Manoir, spécialiste des chantiers patrimoniaux depuis plus de 70 ans. Vingt jeunes volontaires travaillent ainsi sur plusieurs éléments abîmés de la Citadelle tout en profitant d’activités sportives et ludiques.

France-Maroc : “aucun débordement ne devra être toléré” prévient Laurent Nuñez

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a ordonné aux préfets "un renforcement des dispositifs de sécurisation" en vue des prochains matches de la Coupe du monde de football, dont le prochain quart de finale qui opposera la France au Maroc, ce jeudi 9 juillet à 22 h.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.05
couvert
le 14/07 à 23h00
Vent
1.53 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
48 %

Sondage