Procès : un expert confirme l’empoisonnement de Damien Iehlen, première victime imputée à Péchier

Publié le 27/09/2025 - 09:28
Mis à jour le 27/09/2025 - 09:28

"Le seul scénario possible". Un expert a confirmé vendredi 26 septembre 2025 la piste de l'empoisonnement pour la première des 12 victimes retenues par l'accusation au procès de l'anesthésiste Frédéric Péchier, convaincant jusqu'à l'avocat de la défense.

Frédéric Péchier entrant au tribunal de Besançon © Alexane Alfaro
Frédéric Péchier entrant au tribunal de Besançon © Alexane Alfaro

Damien Iehlen, 53 ans, est mort en 2008 à la clinique Saint-Vincent de Besançon où il était venu se faire opérer d'un rein. Il est le premier sur la liste des 30 empoisonnements, dont 12 mortels, imputés au docteur Péchier, soupçonné d'avoir frelaté des poches de produits anesthésiants jusqu'en 2017, afin de nuire à des collègues.

"Quelqu'un a mis de la lidocaïne en gros volumes dans la poche"

Devant la cour d'assises du Doubs, l'expert Dominique Chassard, professeur d'anesthésie à Lyon, a témoigné en visioconférence. Dès 2011, il avait émis l'hypothèse d'un acte malveillant dans ce dossier, après avoir analysé les résultats de l'autopsie de M. Iehlen.

"L'analyse a démontré qu'il n'y avait pas de lésion anatomique mais une intoxication à la lidocaïne (un produit anesthésiant) à très forte concentration, qui a provoqué le décès de ce monsieur de 53 ans, sans aucun antécédent" médical, a rappelé l'expert devant les jurés. Evacuant la possibilité d'une erreur médicale, avancée jusque-là par la défense, il a conclu que "quelqu'un a mis de la lidocaïne en gros volumes dans la poche (d'anesthésie) avant qu'elle soit utilisée, et volontairement".

"C'est le seul scénario possible", a-t-il ajouté. M. Chassard a précisé que la poche de soluté, en caoutchouc, aurait pu être percée à l'aide d'une seringue sans que cela soit remarqué par le personnel médical. "C'est un petit trou indécelable à l'oeil nu", a-t-il expliqué.

"C'est à l'accusation de démontrer que cet empoisonneur est Frédéric Péchier"

Interrogé par l'AFP, l'avocat de la défense, Randall Schwerdorffer, s'est montré convaincu par la démonstration de l'expert, alors que Frédéric Péchier ne reconnaissait pas jusqu'à présent l'existence d'empoisonnements avant 2017 et l'éclatement de l'affaire. "Un empoisonneur sévissait à Besançon depuis 2008, c'est évident", a-t-il déclaré. "Ces conclusions sur l'empoisonnement sont à notre sens incontestables".

"Maintenant, c'est à l'accusation de démontrer que cet empoisonneur est Frédéric Péchier", a ajouté Me Schwerdorffer.

A l'inverse, deux autres experts entendus vendredi n'ont pas voulu se prononcer sur le cas de Suzanne Ziegler, morte cinq jours après M. Iehlen. Cette femme de 73 ans souffrait en effet d'un terrain allergique et de troubles cardiaques, qui auraient pu expliquer son décès. En l'absence d'autopsie, "on ne peut pas se prononcer sur l'administration d'une substance toxique", a déclaré le médecin légiste Antoine Tracqui.

Frédéric Péchier, qui a toujours clamé son innocence, comparaît libre, mais encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 19 décembre.

(AFP)

procès de Frédéric Péchier

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Péchier, “un tueur en série” avec une clinique pour “terrain de jeu” selon la cour

Frédéric Péchier, condamné à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, s'est comporté comme "un tueur en série" avec pour "terrain de jeu" la clinique de Besançon où il exerçait comme anesthésiste, selon les motivations de la cour récupérées mardi 23 décembre 2025 par l'AFP.

L’ex-anesthésiste Frédéric Péchier a déposé une demande de mise en liberté

L'ancien anesthésiste Frédéric Péchier, condamné jeudi 18 décembre 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir empoisonné 30 patients, dont 12 sont morts, a déposé une demande de mise en liberté dans l'attente de son procès en appel, a indiqué vendredi 19 décembre le parquet général de Besançon.

Frédéric Péchier jugé coupable : “La fin d’un cauchemar”, selon des parties civiles

VIDÉO • La cour d’assises a rendu son verdict ce jeudi 18 décembre 2025 dans l’affaire de Frédéric Péchier, après plus de trois mois de procès à Besançon. L’ex-anesthésiste est reconnu coupable pour les 30 chefs d’accusation. Il est condamné à la peine maximale, soit la réclusion criminelle à perpétuité. Voici les réactions de parties civiles dont Nathalie Simard, victime en 2017, et d’Amandine Ihelen, fille de Damien Ihelen décédé en 2008.

Frédéric Péchier reconnu coupable : “L’un des plus grands criminels du siècle” selon Me Giuranna

VIDEO • La cour d’assises a reconnu l’ex-anesthésiste coupable pour tous les chefs d’accusation et l’a condamné à la peine de réclusion criminelle à perpétuité ce jeudi 18 décembre 2025 à Besançon. Voici la réaction de Me Stéphane Giuranna, Me Frédéric Berna, avocats de parties civiles.

Justice

Suisse: le maire de Crans-Montana affirme qu’il ignorait l’absence de contrôles avant l’incendie du nouvel an

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré lundi 13 avril 2026 devant les magistrats suisses ne pas avoir été au courant du fait que les contrôles du Constellation n'avaient pas été effectuées depuis 2019, soit pendant six ans avant l'incendie de ce bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an dans la station alpine.

Incendie de Crans-Montana : un ex-responsable de la commune fait valoir son droit au silence

Un ancien responsable de la station de ski suisse de Crans-Montana que le parquet valaisan devait entendre ce mercredi 8 avril 2026 dans le cadre de l'enquête sur l'incendie meurtrier du bar survenu la nuit du nouvel an a fait valoir son droit au silence, en attendant d'avoir accès au dossier, a indiqué son avocat à l'AFP.

Affaire Avenir Fermetures à Saint-Vit et Rioz : des clients lésés face à des liquidations judiciaires

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.56
ciel dégagé
le 24/04 à 06h00
Vent
1.65 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
78 %

Sondage