PS et législatives: il y a de la dissidence dans l’air à Besançon…

Publié le 26/11/2011 - 12:02
Mis à jour le 27/11/2011 - 09:56

L’attribution de la deuxième circonscription de Besançon à un candidat EELV dans le cadre de l’accord national PS-écologistes, ne passe toujours pas dans la capitale régionale. A tel point que l’hypothèse d’une candidature socialiste dissidente est de plus en plus probable.  

Dès qu’il a eu confirmation que la deuxième circonscription du Doubs sur laquelle il s’était positionné était réservée aux écologistes, Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, a fait savoir sa colère et demandé une réunion extraordinaire au patron du PS du Doubs, Nicolas Bodin. Dans un premier temps, ce dernier a refusé d’accéder à cette demande jugée intempestive.

Mais l’accord national PS-EELV ne cessant de provoquer des tensions, il y aura finalement une réunion le 29 novembre. « De nombreux militants souhaitent comprendre ce qui a motivé cette décision. C’est pourquoi, je propose de nous réunir pour échanger avec vous et répondre à vos légitimes questions», s’est ravisé Nicolas Bodin.

Il est vrai qu’entre-temps Yves-Michel Dahoui, l’adjoint socialiste à la Culture de Besançon, qui a des visées sur la mairie au cas où Jean-Louis Fousseret accéderait à l’Assemblée nationale, a traité les écologistes de «monstres». « Il y en a assez de se faire bouffer la laine sur le dos », a déclaré l’adjoint dans les colonnes de L’Est Républicain laissant entendre que si son maire ne forçait pas le passage, il n’excluait pas de se frotter à Eric Alauzet, vice-président du conseil général, positionné par les écologistes.

Le maire de Besançon n’a toujours pas fait savoir s’il opte pour une candidature dissidente qui lui vaudrait alors d’être exclu du PS. Il ne devrait rien décider avant la réunion de la semaine prochaine lors de laquelle il espère prendre la température. Car il sait aussi que sa tentative de retour à l’Assemblée nationale ne fait pas l’unanimité dans le parti.

En tout cas, si Jean-Louis Fousseret devait se ranger derrière l’accord, il est quasiment acquis que son adjoint franchira le cap sans scrupule. Yves-Michel Dahoui est persuadé qu’avec son tempérament de bagarreur il viendra à bout des « montres » d’écologistes et du sortant UMP Jacques Grosperrin. Il ne l'avoue pas encore officiellement, mais il ne dément pas cette hypothèse, bien au contraire...

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

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