Le directeur a d'abord souhaité rappeler l’important travail effectué sur l’attractivité de l’hôpital suite à la période Covid, et plus particulièrement sur la réduction du déficit. Le CHU Besançon Franche-Comté est passé de 25 millions d’euros de déficit en 2023 à 15 millions en 2024 pour arriver à 11 millions en 2026. "Nous revenons progressivement", souligne Thierry Gamond-Rius qui rappelle que Minjoz n’a pu faire exception à la dégradation générale des hôpitaux en France. Il note toutefois une amélioration et un redressement. Un point important pour faire face au rythme d’investissement de l’hôpital à hauteur de 40 millions d’euros par an.
Un travail sur l’attractivité et la création d’une maison de recherches
Qui dit travail sur l’attractivité dit garder les professionnels formés à l’université Marie et Louis Pasteur au niveau local. De même, il convient de garder des liens étroits et forts avec l’université, prévient le Pr Samuel Lima.
Qu’en est-il des départs pour la Suisse ? Si la rémunération peut attirer, en convient Thierry Gamond-Rius, il n’en demeure pas moins que les "conditions de travail ne sont pas toujours favorables". Le tout "sans compter le trajet domicile-travail à effectuer". Aussi, le directeur a dit avoir conscience des départs en direction des instituts privés qui ne "contraignent pas à travailler sur des modes de garde ou durant le week-end". Toutefois, il a assuré que travailler au CHU Besançon Franche-Comté garantit d’accéder à "des techniques et des types d’examens qui ne se font pas dans le privé".
Aussi, il a été fait mention des 200 professionnels de santé en exercice territorial. Ils agissent au sein du CHU et d’autres établissements.
Pour aller plus loin dans les formations, la recherche et les actions menées au CHU, il a été décidé d’ouvrir une maison de recherches. Aucune date n’a encore été donnée pour son ouverture.
Une ouverture d’ici 2032 d’un bâtiment dédié à la psychiatrie
Longtemps située sur le site de Saint-Jacques à Besançon, l’unité de psychiatrie va bientôt être définitivement fermée (d’ici l’été 2027) et rassemblée sur le site du CHU.
Une extension de bâtiment pour accueillir la réanimation
Autre projet phare du CHU, il a été décidé de créer une extension de bâtiment d’ici 2032 afin d’accueillir des "soins critiques" ou réanimation médicale (20 lits de réanimation et 8 lits de post réanimation) et un centre d’hyperbare, et centre 15.
Penser le futur avec les technologies
"Beaucoup de temps a été consacré à structurer la télémédecine et la télésurveillance", indique le Pr Samuel Limat qui précise que leur intérêt est de "sécuriser" la prise en charge des patients afin de leur éviter tout déplacement lorsqu’ils se trouvent dans un autre hôpital. En 2025, 3.000 actes de télémédecine ont été effectués, contre plus de 8.000 en 2026. Au total, 14 disciplines utilisent cette technologie.
Concernant l’intelligence artificielle, le Pr Samuel Limat a insisté sur le fait que "les enjeux sont extrêmement importants" et qu’il convient de "mener une politique IA" afin d’en "tirer le point positif" et d'en "être un acteur sur le volet scientifique et académique". Toutefois, la prise de décision reviendra "toujours aux professionnels", est-il souligné.
Une fusion pour un travail conjoint et acter la fin de la concurrence avec les hôpitaux locaux
Comme nous vous l’annoncions au mois de janvier, le CHU de Besançon regroupe désormais : CHU de Besançon (hôpital Jean-Minjoz, hôpital Saint-Jacques, IFPS, etc.), le centre gérontologique Jacques-Weinman (Avanne),le centre gérontologique Bellevaux, et le centre de réadaptation Les Tilleroyes.
Aussi, une direction commune a été mise en place avec les hôpitaux de Pontarlier et de Dole. Ce travail a déjà permis de "sécuriser l’activité en maternité, en pédiatrie, en chirurgie, et de faire un grand ménage sur la chirurgie viscérale", a expliqué le directeur. À Dole, l’activité opératoire a été "renforcée".
Un service de réanimation et l'unité de soins intensifs (USI) a été acté à Dole et pourrait prochainement l’être pour Pontarlier.
Qu’en est-il des lits disponibles à Besançon ?
Si un sujet est sensible lorsque l’on évoque le CHU Besançon Franche-Comté lors des mobilisations du personnel, ce sont les lits disponibles. Pour le directeur et le Pr Samuel Lima, l’effort est là. "Nous ne fermons pas de lits, nous en ouvrons", a-t-il clamé ce mercredi devant la presse.
Du côté des chiffres, on compte :
- 2.089 lits et places
- 8.589 professionnels
- 60.826 patients hospitalisés
Ouverture d’un entrepôt de données
Afin d’avoir une meilleure vision des épidémies en cours ou à venir, le CHU souhaite lancer un entrepôt de données. Il permettra de comparer des données sur les 20 dernières années. Pour le mettre en place, les anciens patients du CHU (250.000 personnes environ) recevront donc un mail leur demandant s’ils acceptent que leurs données soient exploitées par l’hôpital (elles seront collectées de manière anonyme).
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Une partie de la conférence de presse a également été consacrée à une réflexion sur l’avenir et l'adaptation des bâtiments face au changement climatique.


