Selon le site du gouvernement info.gouv.fr : "15 % des collégiens et 20 % des lycéens déclarent ressentir un sentiment de solitude, selon les données de Santé publique France pour 2024. Un chiffre qui s'améliore par rapport aux 21 % pour les collégiens et 27 % pour les lycéens en 2022. Ce léger mieux s'accompagne cependant d'un risque dépressif accru : 19 % des lycéens présentent un risque important de dépression, contre 15 % en 2022".
Le site ajoute que : "Les indicateurs relatifs au suicide confirment la gravité de la situation. Parmi les lycéens, 20 % déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Ce chiffre est en baisse de quatre points par rapport à 2022, mais le nombre de passages à l'acte augmente de deux points". Pour pallier cette situation, le gouvernement a fait de la santé mentale la Grande Cause nationale en 2025 et 2026.
Mobilisation des acteurs du secteur
Les associations et les acteurs de terrain comme le Conseil local de santé mentale du Grand Besançon (CLSM), le Projet territorial de santé mentale 25 (PTSM) et la Maison de l'adolescent sont mobilisés depuis plusieurs années sur ces questions. Ils ont élaboré, à l'échelle de la ville de Besançon et du Département du Doubs des outils de prévention qui seront mis en oeuvre dans toute la région à travers le Centre d'appui et de partage de compétences en santé mentale (CAPC).
Ces nouveaux outils dédiés à la santé mentale des adolescents seront officiellement présentés aux acteurs concernés lors d'une soirée de lancement privé à la rentrée.
Les trois nouveaux outils développés
Un film
Le premier est un film d'environ 8 minutes consacré à la Maison de l'adolescent. Ce sont de jeunes usagers et usagères qui expliquent comment, concrètement, ils et elles ont fait pour venir dans ces maisons de l'adolescence, présentes dans tous les départements de France. L'accent est mis sur la gratuité des services, l'anonymat dont bénéficient les jeunes qui viennent chercher une écoute, et sur la possibilité de venir sans aucune autorisation parentale. Ces jeunes racontent aussi comment, et en quoi les Maisons de l'adolescence leur sont venues en aide et ont participé à l'amélioration de leur santé mentale.
Un débat autour de la santé mentale
Le deuxième est un débat autour de la santé mentale, déployé dans les Maisons de l'adolescent, les lycées, les Écoles de la deuxième chance, les maisons de quartier et d'autres partenaires. Il permet d'interroger les adolescents et les jeunes sur leur perception de la santé mentale et de faire connaître les signaux d'alerte et les ressources mobilisables spécifiques à cette population. Ces débats sont alimentés par des capsules vidéo enregistrées par des personnes "ayant eu un parcours en santé mentale, afin qu'elles puissent partager leur expérience et dédramatiser le recours aux soins", selon le CAPC.
Un jeu de plateau
Le dernier outil en date est un jeu de plateau. Il a été coconstruit pendant trois ans par les usagers (professionnels, adolescents et parents) de la Maison de quartier de Planoise, de la Maison des ados du Doubs et du CLSM. À travers des situations du quotidien, des défis et des mises en situation, les participants sont ainsi invités "à exprimer leurs émotions, à mieux comprendre certaines difficultés psychiques et à réfléchir collectivement aux ressources qui peuvent aider lorsqu'un jeune rencontre une période difficile", soulignent le CAPC. Conçu pour être utilisé dans les établissements scolaires, les structures jeunesse, les associations ou lors d'actions de prévention, ce jeu "offre un cadre ludique et bienveillant pour aborder un sujet encore trop souvent entouré de tabous", précise encore le communiqué.


