Retraites : l'Assemblée rejette la motion de censure de gauche, adoptant du même coup la réforme

Publié le 04/03/2020 - 08:03
Mis à jour le 06/03/2020 - 18:17

L’Assemblée nationale a rejeté dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 mars 2020 la motion de censure de gauche contre le gouvernement, adoptant du même coup en première lecture le projet de réforme des retraites, selon la procédure du 49-3. Dans le même temps, quelques milliers d’opposants à la réforme des retraites ont manifesté mardi à Paris et en province. 700 personnes ont manifesté à Dijon devant la permanence du député LREM Didier Martin. A Besançon ils étaient une centaine devant la permanence du député LREM Éric Alauzet.

 © Assemblée nationale
© Assemblée nationale

La motion a recueilli 91 voix, largement en dessous des 289 voix -la majorité absolue des députés- qui auraient été nécessaires pour renverser le gouvernement d'Edouard Philippe, a annoncé au perchoir le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM). Une motion de la droite avait récolté plus tôt 148 voix.

En vertu de l'article 49-3 de la Constitution, le projet de loi instituant un "système universel de retraite", porté durant deux semaines dans l'hémicycle par le secrétaire d'Etat aux Retraites Laurent Pietraszewski, est donc adopté en première lecture.

Le texte va partir au Sénat, qui doit l'examiner en avril, en vue d'une adoption définitive d'ici l'été.

Défendant la motion commune PCF-LFI-PS, le communiste André Chassaigne avait dans l'après-midi fustigé un "désastre démocratique", après le recours à l'arme "funeste" du 49-3.

"Vous avez fracturé le pays", avait renchéri la socialiste Valérie Rabault, tandis que Jean-Luc Mélenchon (LFI) taclait un 49-3 "décidé sournoisement", promettant la poursuite d'une "guérilla populaire et parlementaire, pacifique". Les députés RN avaient prévu de voter la motion de gauche, de même qu'une majorité du groupe Libertés et territoires.

La députée apparentée LREM Albane Gaillot, qui s'était mise en retrait du groupe majoritaire en septembre 2019, s'est également prononcée pour. "Mon vote n'est pas un vote de censure ou de sanction du gouvernement, il est un vote contre le 49-3", a-t-elle précisé dans un communiqué.

Les élus LR n'ont pas joint leurs voix à celles de la gauche, ne voulant "pas de confusion avec ceux qui sont dans le blocage, l'obstruction et le déni de réalité", selon les mots de leur patron Damien Abad.

"49-3 ou pas, on n'en veut pas ! "

Quelques milliers d'opposants à la réforme des retraites ont manifesté mardi à Paris et en province contre la probable adoption du projet de loi en première lecture à l'Assemblée nationale dans la soirée.

A Paris, le cortège clairsemé, de 20.000 personnes selon les syndicats, a relié la place de la République à la Madeleine à l'appel de l'intersyndicale formée par la CGT, Force ouvrière, la FSU, Solidaires et quatre organisations de jeunesse.

"Coronavirus, la fièvre monte à 49-3", "on ira jusqu'au retrait", "grèves, blocages, Macron dégage", "les jeunes dans les galères, les vieux dans la misère, de cette société-là, on n'en veut pas", entendait-on comme slogans.

A la fin du défilé, une partie des manifestants s'est rendue près de l'Assemblée nationale, où les débats avaient commencé sur les motions de censure. Le chef de file du groupe insoumis Jean-Luc Mélenchon est venu à leur rencontre. "C'est un jour de honte pour la démocratie parlementaire", a-t-il tonné, expliquant que son groupe ne voulait "pas améliorer le texte car il n'est pas améliorable". "Nous abrogerons tout cela en 2022", a-t-il promis avant que la foule ne scande "A bas la Ve République".

D'autres défilés ont eu lieu en province. A Dijon, quelque 700 personnes, selon la police, 850 selon les syndicats, ont manifesté devant la permanence du député LREM Didier Martin.

À Besançon, une centaine de manifestants se sont réunis vers 18h devant la permanence d'Éric Alauzet. Le député du Doubs LREM n'était pas présent.

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

Municipales 2026 : la CCI Saône-Doubs interpelle les futurs élus sur l’urgence économique

À l’occasion de son assemblée générale organisée à Vesoul le 16 mars dernier, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Saône-Doubs a adressé un message clair aux futurs élus municipaux et intercommunaux : faire de l’économie et du soutien aux entreprises une priorité centrale des politiques locales.

Municipale à Besançon : une tribune en faveur de Ludovic Fagaut et contre un “accord de honte” entre Anne Vignot et Séverine Véziès

Plusieurs maires, sénateurs et députés de Franche-Comté ont souhaité dénoncer dans une tribune ce 17 mars 2026 l’accord mis en place entre Anne Vignot, la maire sortante et candidate à la mairie de Besançon et Séverine Véziès, candidate La France Insoumise.

Election municipale 2026 à Besançon : des chiffres historiques pour la droite avec Ludovic Fagaut en tête devant Anne Vignot et Séverine Vézies

Résultats définitifs • Selon les résultats définitifs du premier tour de l’élection municipale marqué par une abstention de 50,01 %, la liste menée par le candidat LR Ludovic Fagaut, la maire sortante Les Ecologistes Anne Vignot et la candidate LFI Séverine Véziès ont respectivement remporté 40,13 %, 33,37 % et 10,90 % des suffrages ce dimanche 15 mars 2026.

Amélie de Montchalin officiellement installée vendredi à la tête de la Cour des comptes

Un peu plus de deux semaines après avoir pris ses fonctions de première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin est officiellement installée vendredi 13 mars 2026 dans ses fonctions lors d'une audience solennelle, en présence d'Emmanuel Macron. Elle succède à l'ex-ministre socialiste et ex-commissaire européen Pierre Moscovici.

Municipales 2026 – Suivez les résultats du premier tour dimanche 15 mars sur maCommune.info !

Après les Grands entretiens consacrés aux six candidates et candidats en lice à Besançon, la rédaction de maCommune.info passe désormais en mode soirée électorale ! Ce dimanche 15 mars, à partir de 19h55, notre équipe se mobilise pour vous faire vivre en direct les résultats du premier tour. Tout au long de la soirée, nos journalistes Alexane Alfaro, Hélène Loget et Élodie Retrouvey seront mobilisées sur le terrain. Réactions des candidats, premières analyses et ambiance de la soirée : restez connectés pour suivre, minute par minute, ce premier tour des élections à Besançon avec la rédaction de maCommune.info.

Municipales : “Le Pont Commun”, un collectif qui interpelle les candidats du secteur pontissalien

Le Pont Commun est un nouveau collectif réunissant citoyens, associations et acteurs de la vie économique locale, préoccupés par les enjeux socio-environnementaux du secteur de Pontarlier et de sa communauté de communes. Il a récemment envoyé un questionnaire et une liste d’engagement aux listes électorales afin de connaître les intentions de chacun sur ces enjeux "qui structurent nos modes de vie". 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 10.18
ciel dégagé
le 18/03 à 12h00
Vent
7.03 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
49 %