Sanofi: le CCE promet d'attaquer en justice la cession du site de Quetigny

Publié le 20/12/2014 - 09:48
Mis à jour le 20/12/2014 - 09:48

Les représentants des salariés de la filiale industrielle de Sanofi ont mandaté vendredi 19 dcéembre 2014 le comité central d'entreprise(CCE) pour contester en justice le projet de cession du site de Quetigny (Côte-d'Or), selon le secrétaire du CCE.

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Le processus d’information-consultation sur la cession à Delpharm de l’usine bourguignonne, dont les salariés sont en grève depuis début novembre, est arrivé à sa fin vendredi 19 décembre 2014.
Mais « le débat n’est pas clos, il va se poursuivre au tribunal, à moins que Sanofi ne fasse marche arrière« , a rapporté Tamer Gok, le secrétaire de la séance.
Le CCE mettrait dans ce cas en avant l’argument que l’usine « n’est pas autonome« .
Le CCE a, dit-il, au préalable voté une première résolution constatant « qu’il ne dispose pas d’une information écrite lui permettant de débattre utilement du projet et a fortiori d’émettre un avis« .
Les deux résolutions ont été adoptées par 16 voix, sept élus ont voté contre, précise M. Gok.
Selon la CGT, elles ont été soutenues par quatre syndicats (CGT, CFDT, CFTC et FO), opposés à cette session signant selon eux une nouvelle étape du « désengagement industriel » du groupe pharmaceutique.
Le projet de cession prévoit la reprise par Delpharm des contrats de travail des 350 salariés en CDI du site et Sanofi s’engage à confier des commandes au repreneur pendant au moins 7 ans.

« Céder ce site, c’est pas moral »

Les salariés conserveraient la convention collective, leur mutuelle et bénéficieraient d’une prime de 20.000 euros.
Mais « céder ce site, c’est pas moral alors que ce sont les salariés qui ont fait la richesse du groupe. Sanofi veut uniquement augmenter sa marge« , estime M. Bok, qui détient par ailleurs la casquette de délégué syndical CGT à Amilly (Loiret).
Sanofi « a une responsabilité sociale forte et n’a aucune nécessité de sous-traiter son outil industriel à des façonniers« , soulignait à la veille du CCE la CFDT dans un communiqué en fustigeant une « délocalisation déguisée« .
Une délégation de salariés de Quetigny a fait le déplacement vendredi au siège des Affaires industrielles du groupe où elle a été reçue, selon Thierry Bodin, coordinateur CGT du groupe.
L’usine bourguignonne emploie environ 400 salariés (dont 350 en CDI), selon les syndicats. Elle fabrique 100 millions de boîtes de médicaments par an dont les plus connus sont le Plavix, le Stilnox ou le Mitosyl.

(Source AFP)

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