Sérénité dans les quartiers : Humanis prête à s’engager

Publié le 01/01/2015 - 18:57
Mis à jour le 03/01/2015 - 12:43

L’association bisontine Humanis, active aux Clairs-Soleils, à Planoise et à Fontaine-Ecu, se dit prête à s’investir aux côtés des collectivités locales pour ramener la sérénité dans les quartiers de Besançon. Et espère que cette main tendue sera saisie.

Le 18 décembre dernier, l’association Humanis Besançon a organisé un débat public sur le thème "Les jeunes des quartiers populaires ont-ils un avenir ?"  Des membres de la Fédération nationale des Maisons des potes avaient fait le déplacement pour évoquer leur action en faveur des jeunes : "SOS stage", dont le but est de faciliter l'accès au stage pour les jeunes issus des quartiers populaires. "Car un stage est une porte ouverte sur le monde de l'entreprise, donnant aux jeunes la possibilité de faire leurs preuves et d'accéder ensuite plus facilement à l'emploi", estime l’association.
  
Or si l’assemblée comptait des élus, des membres du cabinet du maire de Besançon, des représentants d'associations, des correspondants de nuit et des habitants, Humanis déplore la présence de très peu de jeunes et en donne la raison, dans un communiqué : "Parce qu'ils «sont désabusés, n'ont plus confiance». Pour les responsables associatifs présents, «les jeunes d'aujourd'hui sont livrés à eux mêmes et n'ont plus de repaires» ce qui les amène à commettre toutes sortes d'actes de dégradation et d'agressions physiques ou verbales. Une barrière se crée alors entre les jeunes et les autres habitants. Les habitants des quartiers populaires subissant ces méfaits déclarent avoir peur de ces jeunes. Quant aux jeunes, ils se sentent «refoulés, rejetés» par les autres habitants."
 

"Des solutions existent certainement"

  
Et de poser la question de comment régler ces problèmes et ramener le calme dans ces quartiers ? "Un élu de la majorité affirme que la Ville se préoccupe du problème et met en place des actions en faveur de la jeunesse, notamment sur le quartier des 408, mais déplore la difficulté à intéresser les jeunes et les faire venir sur des actions. Le souci ne viendrait-il pas alors d'une mauvaise méthode", poursuit le communiqué d’Humanis. Or le président de cette association, Saïd Mechai, rappelle son expérience en 1999 sur le quartier de la Cité Viotte, qui connaissait à l'époque délinquance, trafic et véritable fossé entre la jeunesse et les autres habitants. "La création d'une association sur le quartier a permis aux habitants de se rencontrer en lieu neutre et de s'exprimer. Des actions ont ensuite été menées, parmi lesquelles un fleurissement de quartier, une fête de quartier, un voyage, qui ont permis aux habitants d'apprendre à se connaître et à se respecter", précise-t-il. 
 
De quoi conclure que "des solutions existent certainement". Mais pour les mettre en place efficacement, le président de l'association Humanis explique : "il est nécessaire que les collectivités locales, les bailleurs sociaux et les associations de quartiers unissent leur volonté et leurs moyens dans la même direction. L'association Humanis est prête à s'investir avec ces collectivités pour ramener la sérénité dans les quartiers. Cette main tendue sera-t-elle saisie?"
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