Stellantis va produire un nouveau moteur dans l'usine historique de Douvrin

Publié le 14/04/2021 - 15:15
Mis à jour le 14/04/2021 - 12:33

Le groupe automobile Stellantis va produire un nouveau moteur à Douvrin (Pas-de-Calais), dans une usine qui était menacée selon les syndicats, ont annoncé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et le directeur général Carlos Tavares dans un entretien conjoint au Figaro de mercredi.

Usine Française de mécanique à Douvrin : opérateur travaillant sur assemblage de la culasse moteur ©  Dominique PIZZALLA  - GROUPE PSA - direction de la communication
Usine Française de mécanique à Douvrin : opérateur travaillant sur assemblage de la culasse moteur © Dominique PIZZALLA - GROUPE PSA - direction de la communication

Stellantis, issu de la fusion de Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler, avait annoncé fin février la délocalisation en Hongrie d'un moteur essence (EP) produit à Douvrin, une de ses implantations industrielles historiques.

Parallèlement, le groupe a lancé sur ce site la construction avec Total, dans le cadre d'une entreprise baptisée ACC, d'une usine de batteries pour voitures électriques.

Mais au-delà de cette production de batteries qui démarrera selon lui en 2023, "nous avions décidé que la future génération du moteur essence EB de génération 3 le sera sur ce site, qui a co-construit sa performance avec les partenaires sociaux", a révélé M. Tavares au Figaro.

M. Le Maire, dans la même interview, a salué "une excellente nouvelle pour les salariés du site". "Je tenais en effet à ce que la production du moteur EB de génération 3 soit localisée à Douvrin et à ce que les emplois industriels soient préservés sur le territoire", a-t-il ajouté.

Fondée en 1969 sous le nom de Française de Mécanique par Peugeot et la Régie Renault, Douvrin a produit plus de 40 millions de moteurs en 50 ans, dont dans les années 1970 et 1980 le célèbre moteur V6 PRV (Peugeot-Renault-Volvo).

Environ 800 personnes (syndicats et préfecture) avaient défilé samedi pour protester contre la délocalisation vers la Hongrie, synonyme de "mort programmée" de l'usine, selon des syndicats.

L'usine risquait de ne plus avoir de production d'ici à 2025, et l'usine de batteries n'absorberait pas les emplois perdus, selon eux.

La nouvelle du choix de Douvrin pour un nouveau moteur avait été révélée mardi soir par le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand.

Laurent Dubois, secrétaire de la CFTC (premier syndicat du site) et secrétaire adjoint du CSE, s'est réjoui d'une "très bonne nouvelle, car, sans cela, le site aurait été condamné en 2025, puisque nous n'aurions plus pu faire de moteurs".

"Cela nous permet de continuer à fabriquer des moteurs thermiques encore quelques années. On avait peur que ça s'arrête trop vite", a-t-il déclaré, espérant "une transition moins brutale" vers ACC.

"Avec soulagement", la CFE-CGC a également salué dans un communiqué une "décision socialement responsable (qui) va permettre d'amortir le choc de la transition énergétique".

M. Tavares s'est voulu rassurant, affirmant au Figaro que le mouvement vers des voitures électriques représentait "en réalité une énorme relocalisation d'activité vers la France puisque ce sont des moteurs électriques, des boîtes de vitesse, des batteries qui représentent à elles seules 35 % de la valeur d'une automobile et que nous n'importerons plus d'Asie".

De son côté M. Le Maire a défendu la stratégie du gouvernement, soit "des aides aux industriels en échange d'engagements de relocalisation. C'est ce que fait Stellantis à Douvrin, à Tremery ou encore à Metz; Carlos Tavares tient ses engagements et je sais qu'il continuera à les tenir"

(AFP)

Economie

La MJC Clairs-Soleils tire la sonnette d’alarme sur sa situation financière

L’association a tenu à alerter les Bisontin(e)s lundi 31 août 2026 via un post sur ses réseaux sociaux afin d’alerter sur sa situation financière. La France Insoumise a appelé, quant à elle, dans la foulée, à ce que soit débloquée une aide exceptionnelle. La Ville de Besançon a réagi ce mardi dans un communiqué.

Retraites, chômage, santé, énergie, école, auto… Ce qui change au 1er septembre 2026

Retraites, chômage, santé, énergie, école, rénovation énergétique, automobile et entreprises : le 1er septembre 2026 marque l'entrée en vigueur de plusieurs nouvelles règles en France. Certaines auront un impact direct sur les particuliers, tandis que d'autres concernent principalement les employeurs et les entreprises. Tour d'horizon des principaux changements.

Besoin de rangement ? Pas de souci avec la gamme Evo’M de Leroy-Merlin

Quoi de 9 ? • En septembre, parmi les bonnes résolutions que vous avez prises, figurent peut-être celle de trouver la bonne solution de rangement. Qu’il s’agisse de la salle de bain, d’une chambre d’ado ou d’une pièce à vivre, faites-vous conseiller chez Leroy-Merlin, pour choisir parmi des configurations déjà pensées ou pour concevoir votre propre meuble.

Retour de la Carte Avantage Jeunes, le bon plan régional pour alléger le budget des moins de 30 ans

L’édition 2026 de la Carte avantage jeunes a été présentée le 26 août 2026 au Conseil régional de Besançon par Info Jeunes Bourgogne-Franche-Comté et en présence de sa présidente, Nabia Hakkar-Boyer, de Sarah Persil, vice-présidente à la jeunesse de la Région BFC et de nombreux partenaires.

La Maison des Cimes de Matthias Marc et son épouse ouvre ce samedi à Malbuisson

Matthias et Hanna Marc ont choisi Malbuisson et les rives du lac Saint-Point pour ouvrir leur premier restaurant en Franche-Comté. La Maison des Cimes, un établissement qui réunit un hôtel de neuf chambres, un bistrot au feu de bois et un restaurant gastronomique. Ce dernier ouvrira ses portes le samedi 29 août 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.04
couvert
le 02/09 à 11h00
Vent
0.65 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
64 %

Sondage