Groupe d'extrême droite banni de Telegram : des photos d’un groupe néonazi local à Besançon ont été postées

Publié le 12/04/2023 - 17:15
Mis à jour le 16/04/2023 - 21:55

Lundi 10 avril, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a sommé l’application Telegram de fermer les discussions d’un groupe d’extrême-droite  "FR DETER", dans lesquelles s’échangeaient des propos racistes, des appels à la violence, au viol et au meurtre contre des élus et des personnes de confession musulmane et juive. Laurent Croizier, député de la 1ère circonscription du Doubs a tenu à réagir dans un communiqué de presse, reçu mercredi 12 avril.

Laurent Croizier © Hélène Loget ©
Laurent Croizier © Hélène Loget ©

Selon le député Laurent Croizier, "l'une de ces boucles de discussion était dédiée au territoire du Doubs. Des photos d’un groupe néonazi local prises à Besançon y ont été postées". Pour l'élu, ce type de faits "sont tristement en recrudescence à Besançon". En effet, ces actes interviennent quelques mois après la déambulation de militants d'extrême-droite dans les rues bisontines, chantant des hymnes hitlériens en lançant des saluts nazis. Deux statues de l'artiste sénégalais Ousmane Sow avaient été par la suite dégradées. 

Des soutiens désinhibés et violents aux idées nauséabondes 

"Internet est un puissant moyen de radicalisation et de propagation de l’idéologie de ces groupes d’extrême-droite. Il faut avoir à l’esprit la haine et la violence qui s’y développent de façon souterraine", confiait-t-il. Pour Laurent Croizier, la stratégie des partis d'extrême droite cache des "soutiens désinhibés et violents aux idées nauséabondes". L'élu a salué les services de police mobilisés contre la menace de l'ultra-droite et a tenu à rappeler que 9 tentatives d'attentats de groupes d'ultra-droite avaient été déjouées et que 11 associations avaient été dissoutes.

Justice

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