Un ibis chauve de la Citadelle de Besançon va retrouver ses congénères en Andalousie

Publié le 14/10/2022 - 17:14
Mis à jour le 14/10/2022 - 15:26

Un ibis chauve de la Citadelle de Besançon, né en 2022, est parti le 13 octobre pour être réintroduit en Espagne, aux côtés de jeunes ibis nés au zoo de Mulhouse, dans le cadre du projet de sauvegarde Proyecto eremita. Cet oiseau classé "en danger critique d’extinction" par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUC) va rejoindre une colonie vouée à être relâchée dans leur milieu naturel.

Un ibis chauve © David Lefranc
Un ibis chauve © David Lefranc

Lancé en 2004 par le ministère de l’environnement de la province d’Andalousie et confié aux ornithologues du parc zoologique de Jerez, Proyecto eremita ("Projet ibis chauve") vise à réintroduire dans son habitat naturel l’Ibis chauve. À partir de 2008, les parcs zoologiques français s’intègrent au projet en fournissant plusieurs couples d’oiseaux qui seront relâchés avec succès. 

Créer de nouvelles colonies

Depuis 1998, la Citadelle de Besançon accueille des ibis chauves et depuis 2000, ils s’y reproduisent. Parmi les 14 jeunes nés entre 2019 et 2022, huit ont été réintroduits l’année dernière dans leur milieu naturel et un va y être cette année. "Ces relâchers sont possibles grâce à la coordination entre le programme d’élevage européen et les zoos", explique la Citadelle. Et d'ajouter :"Ce programme permet la création de nouvelles colonies destinées à être relâchées et soutient l’existence de l’espèce dans la nature." 

En complément de l’opération, la Citadelle finance, grâce au fond de conservation, deux balises GPS qui permettront de suivre les déplacements des oiseaux et identifier les zones de nourrissage, les dortoirs ou les nouvelles colonies et mettre en place les mesures de protection qui s’imposent. 

Petit à petit...

Après un mois d’acclimatation au zoo de Jerez en Andalousie, la volière des ibis sera ouverte pour les laisser s’envoler. Dans un premier temps, ils seront nourris à proximité par les équipes du zoo et pourront rencontrer d’autres ibis sauvages afin de s’acclimater à la survie en milieu naturel. Petit à petit, selon leurs capacités d’adaptation, les ibis seront relâchés dispersés et établiront leurs colonies dans les endroits propices. 

Depuis la création du projet, plus de 400 oiseaux ont été réintroduits et on observe une population viable in situ avec des jeunes nés de couples provenant eux de zoos.

(Communiqué)

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