Un nouveau collectif de solidarité au Kurdistan voit le jour à Besançon

Publié le 07/01/2016 - 17:32
Mis à jour le 07/01/2016 - 17:32

Pour combattre l’obscurantisme et le fascisme et oeuvrer pour la paix au Moyen-Orient, plusieurs organisations politiques, syndicales ou associatives locales se sont regroupées pour constituer le collectif Besançon Solidarité Kurdistan. Un premier rassemblement visant à dénoncer les massacres en Turquie est prévue le samedi 16 janvier, place du 8 septembre.

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Le Parti Communiste Français (PCF), l’Initiative Communiste Ouvrière (ICO), la Fédération Anarchiste (FA), l’Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM) sont tous signataires. Ce collectif se veut ouvert à tous, rassemblant des membres de diverses organisations, mais aussi des citoyens non encartés.

Il soutient les forces progressistes et révolutionnaires kurdes « – en particulier le PKK, les YPG et YPJ- [qui] constituent l’une des principales forces de résistance face aux terroristes obscurantistes de Daesh », comme il le rappelle dans un communiqué. Et de préciser que dans les territoires du Rojava (Kurdistan syrien) : « les peuples de la région ont proclamé en 2013 l’autonomie démocratique, indépendante du régime dictatorial de Bashar Al-Assad. Ils ont créé un système d’auto-gouvernement contrôlé par des assemblées populaires et basé sur l’égalité des sexes, la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et anticapitalistes. »

Son combat est ainsi mené contre « deux projets de société antagonistes » : « l’un obscurantiste, fasciste et totalitaire, et l’autre révolutionnaire, démocratique, égalitaire et féministe. »

« Ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes »

Le collectif bisontin dénonce par ailleurs le fait que « les Kurdes doivent […] faire face à un autre adversaire de taille : l’Etat turc, présidé par Erdogan et son parti l’AKP, qui préfèrent soutenir Daesh plutôt que de voir les forces progressistes kurdes gagner en influence et en autonomie. »

Selon lui, l’Etat turc mènerait « une politique de terreur et de répression sanglante » contre les forces progressistes et révolutionnaires. « Les journalistes et la presse d’opposition sont muselés, les manifestations hostiles au pouvoir sont attaquées par la police, des milliers de militant.e.s de gauche ou syndicalistes sont emprisonné.e.s, de nombreuses villes et villages kurdes sont assiégés par l’armée et plusieurs centaines de civils ont été assassinés », précise le collectif dans son communiqué.

Et de souligner au passage l’immobilisme de la France, et de l’Union Européenne qui « ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie (pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie). » Le collectif Besançon Kurdistan critique dans le même temps « l’accord de coopération policière signé en 2011 entre la France et la Turquie [qui]  facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France. » Des sujets qui seront sans doute abordés lors du rassemblement du 16 janvier, à 15h, place du 8 septembre. Contact : b-solidarite-kurdistan@riseup.net

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