Comment préserver et transmettre les œuvres créées dans les camps de concentration et de Déportation ? Quelle place occupent-elles aujourd'hui dans la recherche historique et dans la mémoire collective ? Ces questions seront au cœur d'une journée d'étude internationale organisée le mercredi 16 septembre par le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, à l'amphithéâtre de la MSHE Ledoux.
L'événement réunira historiens, historiens de l'art, conservateurs, chercheurs, auteurs, acteurs de la mémoire ainsi qu'une descendante de déportée-résistante, venus de France et de plusieurs pays européens.
Un fonds exceptionnel conservé à Besançon
Si Besançon accueille cette rencontre, c'est parce que son musée conserve “l'un des plus importants fonds d'art en déportation d'Europe, avec plus de 600 œuvres”, selon l'établissement. Dessins clandestins réalisés dans les camps, créations exécutées après le retour des déportés ou encore témoignages graphiques constituent un ensemble exceptionnel, devenu “un champ majeur de recherche, de conservation, de médiation et de valorisation”.
Pour le musée, ces œuvres représentent bien davantage que des objets patrimoniaux. Elles sont “des sources historiques essentielles” qui “témoignent de l'expérience concentrationnaire, de la résistance par la création, mais aussi de la reconstruction des survivants et de la transmission de leur histoire”.
Conserver, étudier et transmettre
Face aux enjeux de conservation et de diffusion de ce patrimoine singulier, le musée souhaite “ouvrir un espace de réflexion réunissant les principaux spécialistes du sujet”.
Placée sous la direction scientifique de Vincent Briand, conservateur du musée, et d'Aurélie Cousin, chargée des collections, la journée s'articulera autour de plusieurs temps forts. Les intervenants aborderont les politiques européennes de conservation des collections, les avancées de la recherche en histoire, histoire de l'art, esthétique et littérature, ainsi que les formes actuelles de transmission à travers la littérature, la bande dessinée, les associations mémorielles ou encore les projets culturels.
Des spécialistes venus de plusieurs pays
Une dizaine d'intervenants participeront aux échanges. Parmi eux figurent des représentants du Musée national de la Résistance et des Droits humains du Luxembourg, du Mémorial du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, d'universités françaises ainsi que d'autres acteurs engagés dans la préservation de cette mémoire.
Au-delà des communications scientifiques, cette journée entend rappeler que les œuvres produites pendant ou après la Déportation demeurent “des témoins irremplaçables de l'histoire”. Elles “interrogent notre regard sur les violences du XXe siècle, la résistance de l'esprit humain et les formes de transmission aux générations futures”.
Infos pratiques
- Journée d'étude internationale
- Mercredi 16 septembre 2026
- De 9 h à 17 h 30 (ouverture des portes à 8 h 30)
- Amphithéâtre de la MSHE Ledoux, 1 rue Charles-Nodier à Besançon
- Entrée libre, dans la limite des places disponibles.



