Une liste dissidente "En Marche" à Besançon ?

Publié le 04/09/2019 - 18:20
Mis à jour le 05/09/2019 - 10:20

Alexandra Cordier va-t-elle mener une liste dissidente face à Éric Alauzet, candidat officiellement investi par LREM le 10 juillet dernier pour l’élection municipale à Besançon ? La question est posée depuis le début de la semaine. La référente départementale « En Marche » dit actuellement ne pas être dans cet état d’esprit et espère qu’Éric Alauzet rassemblera « tous les marcheurs » bisontins.

Alexandra Cordier ©
Alexandra Cordier ©

Ce mercredi 4 septembre 2019  en début de soirée, Cédric Villani devrait se positionner pour les municipales à Paris et devenir candidat dissident face à Benjamin Grivaux, le candidat officiel LREM.

Cela pourrait-il donner des idées à d'autres candidats déçus de ne pas avoir investi par la CNI (commission nationale d'investiture) puis par le Bureau exécutif d'En Marche ? L'Opinion a été le premier à poser la question dimanche dans son article "La Macronie craint d'autres dissidences aux municipales"

Pour rappel, les candidats à l'investiture devaient s'engager dans une charte à soutenir celui qui a été investi officiellement par le mouvement du président Macron.

Mais dans plusieurs villes, les choses ne sont pas si simples. Selon l'Express, le risque de division est palpable à Nice, Lyon (Collomb vs  Kimelfed), Marseille et... Besançon. Soutenue pour l'investiture par le maire sortant LREM Jean-Louis Fousseret, Alexandra Cordier réfléchirait à une candidature. La référence LREM dans le Doubs serait portée par ce mystérieux sondage pour les municipales commandé après les Européennes par le mouvement où elle arriverait à 16 % derrière Eric Alauzet à 18 %. Anne Vignot (EELV) serait à 25% devant le candidat LR  à 20%.

"Je ne peux que déplorer de ne pas avoir été invitée au lancement de la campagne d'Éric Alauzet. Moi, comme d'autres marcheurs bisontins..."

Alexandra Cordier, référente départementale En Marche dans le Doubs 

Une candidature dissidente ? Vraiment ? "Je continue de croire à l'unité. L'étape d'après, c'est de réfléchir à une candidature. Cédric Villani va offrir cette option à beaucoup de marcheurs", a-t-elle déclaré à l'Opinion. 

Alexandra Cordier nous déclare pour l'heure ne pas être dans cet état d'esprit, mais estime qu'Éric Alauzet ne joue pas vraiment le jeu du rassemblement au sein d'"En Marche" et qu'il se coupe de tout un pan des marcheurs à Besançon. "Même s'il existe des désaccords, il ne fait pas oublier que Jean-Louis Fousseret et moi-même, nous nous sommes mouillés dès 2016 pour le mouvement d'Emmanuel Macron. Il faut qu'Éric Alauzet enterre la hache de guerre, que ses proches arrêtent leurs attaques sur les réseaux sociaux à mon égard..."

Rencontre avec Éric Alauzet

Une rencontre qualifiée de "constructive" entre des délégations d'Éric Alauzet et d'Alexandra Cordier s'est tenue samedi après-midi à Granvelle après la conférence de presse en fin de matinée du lancement de la campagne du candidat investi. Alexandra Cordier regrette de ne pas avoir été invitée, elle, comme d'autres marcheurs.

"Je ne peux que le déplorer. C'était un lancement de campagne. Je suis la référente En Marche dans le Doubs et il aurait été logique d'inviter par mon intermédiaire l'ensemble des 1.300 marcheurs de Besançon. Il ne l'a pas fait. J'espère que cela changera et que l'ensemble des marcheurs soit convié. En tant que référente du mouvement, j'appelle à l'unité et au rassemblement."

Et l'idée du téléphérique ?

La conseillère du maire souhaiterait en outre que les idées de son collectif "Besançon Métropole 2020"  soient entendues par Éric Alauzet, notamment sur St Jacques, le vélodrome et le téléphérique. Eric Alauzet dit rester ouvert à condition qu'elles soient "en cohérence" avec son futur programme. "Sur Saint-Jacques, j'ai déjà annoncé un certain nombre d'éléments (salle de musique ...) c'est un projet multifacettes de longue date qui est déjà dans les tuyaux. Sur le vélodrome, le projet est à l'étude à la communauté urbaine. Quant au téléphérique, 50 millions d'euros. À la fin ça se termine par le double, c'est ce qu'il se passe à Toulouse en ce moment. On a tant et tant à faire sur les transports - le développement du tram, améliorer la circulation - qu'il faut faire des choix".

Rappel

  • Le 10 juillet 2019, la commission nationale d'investiture a désigné à l'unanimité Eric Alauzet pour représenter En Marche pour les municipales à Besançon. Mais lors du bureau exécutif, le cas de la ville de Besançon avait fait débat.
  • Marlène Shiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, était montée au créneau pour soutenir la candidate de 36 ans sur le thème de la parité et du renouvellement.
  • En bureau exécutif, Éric Alauzet avait finalement obtenu 11 voix contre 8 pour Alexandra Cordier. Cette dernière était soutenue par le maire sortant Jean-Louis Fousseret. 

municipales 2020 Besançon

Inéligibilité : le président du Mouvement FC fait appel du jugement rendu par le Tribunal administratif  

Le tribunal administratif de Besançon a jugé Jean-Philippe Allenbach « inéligible » pendant ces 18 prochains mois a-t-on appris dimanche 14 mars 2021. Le président du Mouvement Franche-Comté ne pourra donc pas se présenter ni aux élections régionales ni présidentielles. Il fait appel de cette décision.

Vivez en direct le conseil municipal d’installation

Diaporama • L’heure est historique pour Besançon. Après trois mandats et 19 ans à la tête de Besançon, Jean-Louis Fousseret va laisser son siège à la première femme-maire de Besançon qui sera également la toute première maire écologiste. Après le rappel des résultats, les  55 nouveaux conseillers municipaux éliront ensuite Mme la Maire.

Anne Vignot : " Besançon est entrée dans les grandes villes qui ont pris l’option de la transition "

Entretien • Elue maire de Besançon, Anne Vignot revient sur sa victoire au second tour de l’élection municipale. Dans un style bien à elle, s’éloignant volontairement des clichés traditionnels des « hommes politiques », elle souhaite avancer rapidement et sûrement sur plusieurs dossiers : la gestion post-crise, la relance économique ou encore la rentrée scolaire. Rencontre. 

Besançon se réveille en vert : Anne Vignot l’emporte de 566 voix

Première écologiste et première femme maire de Besançon.  Anne Vignot a remporté d’une courte tête à 566 voix la mairie de Besançon avec 43,83% des suffrages, dimanche, devant le candidat LR Ludovic Fagaut (41,61% 10.579 voix) et le marcheur Eric Alauzet (14,55% 3.700 voix). L’abstention frôle les 61 %
 

Politique

Forêts du Doubs : Jean-François Longeot demande des garanties pour les communes

Face aux dégâts causés par les aléas climatiques de l’été 2026 sur les jeunes plantations, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a saisi la ministre de la Transition écologique le mercredi 7 octobre 2026 afin de relayer les inquiétudes des communes forestières du Doubs.

Le sénateur Cédric Perrin reconduit à la tête de la commission Défense du Sénat

Ce mercredi 7 octobre 2026, Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort, a été réélu avec 83,7% des voix, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat lors d’une réunion de constitution de la commission au Sénat.

Crise lycéenne : Séverine Véziès répond à Laurent Croizier et dénonce ses " doubles discours "

Dans un communiqué transmis ce jour à notre rédaction, Laurent Croizier, député de la première circonscription du Doubs et enseignant de formation, a appellé le gouvernement à privilégier le dialogue face aux tensions liées aux mouvements lycéens. Une prise de position qui a aussitôt fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui dénonce un discours "hypocrite" sur ses réseaux sociaux.

Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

Alors que les mouvements lycéens suscitent des tensions dans de nombreux établissements en France, le député de la première circonscription du Doubs, et enseignant de formation, Laurent Croizier, appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Lors d’une question au gouvernement adressée au ministre de l’Éducation nationale, le parlementaire a demandé l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France. Objectif : permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les établissements.

À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

Le PCF du Doubs appelle le préfet à " cesser " des interventions policières " disproportionnées "

La Fédération du Doubs du Parti communiste français interpelle le préfet sur les conditions de maintien de l’ordre lors des mobilisations lycéennes. Dans un courrier signé par son secrétaire, Matthieu Guinebert, le PCF demande que cessent les interventions qu’il juge disproportionnées.

Blocage des lycées : Julien Odoul (RN) demande une réunion de crise après les incidents

Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.55C°
légère pluie
le 08/10 à 14h00
Vent
3.37 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
92 %

Sondage