Une pétition contre l'expulsion de Yaya Camara, jeune guinéen en apprentissage à Besançon

Publié le 22/01/2021 - 16:03
Mis à jour le 22/01/2021 - 16:20

Après l’histoire de Laye Fodé Traoré se terminant par la régularisation de sa situation, un autre cas fait surface : celui de Yaya Camara, jeune guinéen de 19 ans en CAP d’électricien à Besançon. Menacé d’une expulsion, une pétition est en ligne pour qu’il puisse terminer sa formation.

Yaya Camara ©Alexane Alfaro ©
Yaya Camara ©Alexane Alfaro ©

Yaya Camara subit la même menace que son compatriote Laye Fodé Traoré : jeune majeure d'origine guinéenne, il est menacé d'expulsion. Pour l'aider, l'un de ses formateurs a lancé une pétition en ligne "Pour que Yaya reste en France afin de finir son CAP", soutenu par l'entourage du jeune homme, mais aussi Stéphane Ravacley.

Dans cette pétition, le formateur de Yaya au CFA du Bâtiment de Besançon, affirme que "son savoir-être et ses compétences sont prouvées, nous devons agir pour permettre à Yaya de poursuivre sa formation et de la valider." Il ajoute que Yaya est "apprécié en entreprise comme dans son CFA".

 Son premier recours a été rejeté. Le second a été examiné le 8 janvier. Le délibéré est attendu le 26 janvier.

Ce vendredi 22 janvier, la pétition compte déjà plus de 4.200 signatures. Elle a été adressée au préfet du Doubs et à la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté.

Boulanger Besançon : grève de la faim

Le boulanger bisontin Stéphane Ravacley, candidat aux élections législatives dans le Doubs

Depuis plusieurs mois, le nom de Stéphane Ravacley ne circule pas uniquement pour parler de ses élans de solidarité avec l’Ukraine, mais aussi dans le cadre des prochaines élections législatives dans le Doubs. C’est désormais officiel depuis ce samedi 16 avril, le boulanger bisontin est candidat pour siéger à l’assemblée nationale.

Retour sur la grève de la faim de Stéphane Ravacley dans une web série documentaire…

Il y a un an, Corentin Germaneau suivait le quotidien de Stéphane Ravacley, boulanger bisontin en grève de la faim pour soutenir son apprenti guinéen, Laye Traoré, menacé d’expulsion. Cette expérience a amené le jeune homme de 27 ans à réaliser une web série documentaire publiée ce vendredi 14 janvier sur la toile…

Boulanger en grève de la faim à Besançon : le MRAP exige la régularisation de Laye Fodé Traoréiné

Dans un communiqué du 13 janvier, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) de Besançon déclare son soutien au combat du boulanger Stéphane Ravacley en grève de la faim pour protester contre l’expulsion de son apprenti guinéen Laye Fodé Traoréiné, et demande la régularisation de ce dernier.

Le boulanger en grève de la faim contre l’expulsion de son apprenti conduit aux urgences

Notre journaliste avait rencontré Stéphane Ravacley, boulanger de Besançon, ce lundi vers 17h00. Ce dernier qui se trouvait en forme hier, a fait un malaise ce mardi 12 janvier 2021 vers 8h30. Il a été conduit aux urgences après plus d’une semaine grève de la faim.

Boulanger de Besançon en grève de la faim depuis 9 jours : " Non, je ne suis pas suicidaire, je fais attention "

Après 9 jours de grève de la faim pendant lesquels Stéphane Ravacley s’est nourri exclusivement de bouillons, et 8kg en moins, nous lui avons rendu visite lundi 11 janvier dans son fournil de la rue Rivotte à Besançon pour prendre de ses nouvelles ainsi que celles de Laye Traoréiné, son apprenti guinéen.

Social

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : plusieurs policiers blessés et neuf interpellations

MISE À JOUR À 17H08 • La manifestation organisée à Besançon, samedi 17 octobre 2026, qui avait commencé dans le calme, s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de donner lieu à des affrontements et à des dégradations à proximité de la préfecture et au centre-ville. Trois policiers ont été blessés et neuf personnes ont été interpellées.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : retour en images sur l’évolution des évènements

VIDÉO • La manifestation organisée à Besançon le samedi 17 octobre 2026 a rassemblé entre 9 500 personnes, selon la préfecture du Doubs, et 12 000, selon les syndicats. D’abord pacifique, le rassemblement s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de dégénérer en affrontements et en dégradations à l’approche de la préfecture. Les violences se sont ensuite déplacées dans plusieurs secteurs du centre-ville, jusqu’aux abords des quais.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

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