Université: avec la Bourgogne, la Franche-Comté veut jouer dans la cour des grands

Publié le 16/11/2010 - 15:17
Mis à jour le 16/11/2010 - 15:17

C’est une actualité particulièrement riche et «prometteuse» que le président de l’Université de Franche-Comté a décliné ce matin à Besançon.

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Claude Condé ©carvy
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Claude Condé, qui n’a pas insisté sur les chiffres, s’est contenté de noter que le nombre d’étudiants est d’une « grande stabilité ». Ils sont un peu plus de 20 000 répartis sur cinq sites : 15 903 à Besançon, 2238 à Belfort, 1177 à Montbéliard, 567 à Vesoul et 214 à Lons-le-Saunier.
Le président Condé s’est plutôt attaché à décrire les tendances lourdes qui se dessinent pour l’avenir de l’Université en Franche-Comté. Au premier rang desquelles, la constitution du PRES (Pôle universitaire de recherche et d’enseignement supérieur) avec la Bourgogne sous une forme nouvelle ne reposant par sur un établissement public de coopération scientifique.

Un PRES de « deuxième génération » qui repose sur une fondation de coopération scientifique et sur une université fédérale. « On n’est pas fusionnels, mais nous mettons en place une gouvernance unifiée. Le PRES aura un pied à Besançon et un pied à Dijon », a précisé Claude Condé à l’attention de ceux qui craignent un effacement de la Franche-Comté face à la Bourgogne.

La fondation, qui aura pour nom « Université Innovation », portera le PRES et aura son siège à Dijon. Il compte déjà de nombreux membres fondateurs, à l’exeption notable de l’UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard). Mais la porte reste ouverte aux Nordistes qui, en attendant, ne sont que des membres associés. Claude Condé reste optimiste quant à la volonté de l’UTBM de ne pas « décoller d’une stratégie régionale ». Il reconnait qu’il y a tout de même « un risque de décrochage », car le nouveau directeur de l’UTBM avance toutes les hypothèses notamment celle du regroupement des universités de technologie au-delà de la région.
L’autre « versant » du PRES sera l’Université fédérale qui est encore en chantier, mais dont on sait qu’elle sera installée dans la capitale comtoise à Temis ou à La City. Elle regroupera seulement des universités et des écoles d’ingénieurs. Elle aura pour mission « d’étudier l’ensemble des opérations nécessaires au rapprochement des deux établissements» franc-comtois et bourguignon.
Les choses vont aller très vite puisque la fondation devra gérer les sommes que Claude Condé espère décrocher dans le cadre du grand emprunt. « Nous avons des retours positifs de nos dossiers nous confortant dans l’idée qu’on a nos chances », a-t-il laissé entendre en escomptant toucher une partie des milliards que l’Etat va investir dans une dizaine d’universités pour des équipements scientifiques, des laboratoires ou des initiatives d’excellence. « Ne me croyez pas bêtement optimiste », a rajouté Claude Condé.
« Avec Dijon, on peut désormais se comparer à Strasbourg, car on se trouve dans les dix premières universités françaises ». Un véritable « pôle d’excellence universitaire » est en train de se constituer dans le grand est. Ce qui constitue selon Claude Condé « une démarche ambitieuse permettant de souder la formation et la recherche, de connecter le monde économique et le monde universitaire ».
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