Vers un blocage des frontières avec la Suisse vendredi

Publié le 08/01/2014 - 11:36
Mis à jour le 09/01/2014 - 09:05

Le syndicat national des frontaliers de France appelle à bloquer, ou du moins filtrer, ce vendredi 10 janvier 2014 de 6h à 16h les 15 postes frontière en Franche-Comté de Vallorbe à Sainte-Croix en passant par Les Rousses et Delle. Au moins 300 frontaliers vont participer à cette action de durcissement du mouvement contre les modalités d’application de l’abandon du droit d’option. Alain Marguet, le président de l’Amicale des Frontaliers nous explique les raisons de cette colère…

Droit d’option

A l’origine, les frontaliers voulaient avant tout conserver leur  droit d’option : le droit de cotiser à une assurance maladie privée comme plus de 90 % d’entre eux. Or, Bercy a confirmé à l’automne dernier que les travailleurs frontaliers seront dans l’obligation de cotiser à l'assurance maladie française à partir du 1er juin 2014. Les manifestations et les actions s’étaient multipliées depuis avec notamment l’apparition “des bonnets rouges” aux frontières. C’était le 16 décembre dernier à Vallorbe (voir nos articles ci-dessous) 

Alain Marguet : “Un calcul de cotisation injuste pour les frontaliers” 

Aujourd’hui, il semble que ce soient les modalités d’application de cet abandon du droit d’option qui irrite et agace les organisations des représentants des frontaliers. Alain Marguet, président de “l’Amicale des Frontaliers” conteste la méthode de calcul des futures cotisations. “ Elles seront calculées sur la base du revenu fiscal de référence à hauteur de 8% ce qui est totalement injuste. En effet, les frontaliers vont non seulement payer des cotisations sur leurs salaires, mais aussi sur les revenus immobiliers, mobiliers et financiers. C’est d’autant plus injuste qu’à titre de comparaison, la part de l’assurance maladie prise sur le salaire brut d’un salarié français est de  0,75% ” (voir le calcul de la cotisation des frontaliers à la sécurité sociale ici

Ils font la sourde oreille et sont muets comme des carpes…” 

Alain Marguet ne se sent pas entendu par Pierre Moscovici et par Marisol Touraine les ministres de l’Économie et de la Santé en charge du dossier. “Aucune de nos propositions n’a été retenue. Ils ne comprennent rien du tout ou ne veulent pas comprendre. Ils font la sourde oreille et sont muets comme des carpes”. Le syndicat national des frontaliers de France a donc décidé de faire monter la pression avant la rencontre du 20 janvier à Paris auprès de la ministre de la Santé pour acter la fin du droit d’option et assurer de  la continuité des soins des frontaliers. “Puisque nos interlocuteurs ne veulent rien entendre, nous allons le faire d’une manière plus compréhensible pour eux, en manifestant sur tous les postes frontière de Franche-Comté avec la Suisse…” 

Barrages à la frontière suisse vendredi de 6h à 16h 

La décision de rendre ces barrages bloquants ou filtrants sera prise jeudi soir, à la veille de la mobilisation de ce vendredi 10 janvier 2014. Alain Marguet espère mobiliser une vingtaine de frontaliers sur chacun des 15 postes frontière soit, au minimum, 300 manifestants… 

Economie

Sondage – Comptez-vous aller à la foire comtoise 2026 ?

La 98e édition de la Foire comtoise se poursuit jusqu’au dimanche 17 mai 2026 au parc des expositions de Micropolis à Besançon. Événement incontournable de la vie bisontine, la foire accueille cette année encore environ 600 exposants. Et vous, comptez-vous vous rendre à la foire comtoise cette année ?

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.08
pluie modérée
le 11/05 à 15h00
Vent
5.7 m/s
Pression
1007 hPa
Humidité
100 %

Sondage