Dans un communiqué, le groupe IDkids décrit un ”environnement durablement dégradé”, évoquant notamment ”la pression sur le pouvoir d’achat des familles”, ”l’essor de la seconde main”, ”la concurrence de l’ultra fast fashion” ainsi que la baisse de la natalité. La marque Okaïdi compte aujourd’hui près de 2.000 collaborateurs sur le territoire français.
Implantée à Besançon depuis octobre 2009, la boutique emploie quatre salariés ainsi qu’une gérante multisite. Cette dernière, Jessica, confirme que le point de vente bisontin ne figure ni parmi les fermetures annoncées ni parmi les suppressions de postes.
Compter sur "une clientèle fidèle de centre-ville"
Si elle reconnaît que la conjoncture demeure difficile, Jessica nuance la situation, elle se montre néanmoins optimiste quant aux perspectives ouvertes par ce plan de restructuration : ”normalement, on part sur de bons points”, nous dit-elle.
Selon la gérante, les disparités entre magasins expliquent en partie les choix opérés par l’enseigne. ”D’autres boutiques Okaïdi souffraient plus que nous, on n’a pas tous le même trafic, ni la même situation géographique, Besançon est une ville avec beaucoup de passages et c’est sans aucun doute le trafic qui a décidé de certaines fermetures”, précise-t-elle.
Jessica replace également les difficultés d’Okaïdi dans le contexte plus large du marché de l’habillement : ”quand on regarde le marché, le luxe fonctionne bien et la fast fashion aussi, on a une place de milieu de gamme, on va forcément être plus impactés”. Malgré ce contexte tendu, elle dit pouvoir compter sur une "clientèle fidèle en centre-ville".
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Ces dernières années, plusieurs enseignes emblématiques ont succombé à la crise, parmi lesquelles Camaïeu, Burton of London, André, San Marina ou encore Naf Naf. Pour Okaïdi, ce plan social apparaît désormais comme une tentative de préserver l’activité principale du groupe dans un secteur devenu particulièrement concurrentiel.


