À Dijon, la redécouverte de Vieira da Silva, figure majeure de l'art abstrait

Publié le 16/12/2022 - 16:07
Mis à jour le 16/12/2022 - 16:07

"Une des rares artistes femmes célèbres de son vivant" : le musée des Beaux-Arts de Dijon présente, à partir de vendredi 16 décembre, une vaste rétrospective de la Franco-Portugaise Maria Helena Vieira da Silva (1908-1992), peintre majeure de l'abstraction.

"Elle était un peu comme une star, dans les années 1970 surtout. Elle était tellement populaire qu'elle ne pouvait pas se promener seule dans la rue", explique Naïs Lefrançois, co-commissaire de l'exposition. "Pourtant, elle est aujourd'hui relativement tombée dans l'oubli".

C'est pour faire redécouvrir cette figure majeure de l'abstraction que le musée des Beaux-Arts (MBA) de Dijon présente, trente ans après sa mort, 80 oeuvres de cette artiste d'envergure internationale. Née à Lisbonne mais installée à Paris dès 1928, cette Portugaise naturalisée Française est reconnue très tôt dans sa vie, exposant "dans le monde entier dès les années 1950, à New York, Stockholm, Genève...", ajoute Mme Lefrançois.

"Dans les années 1970, il y a quasiment une expo d'elle par an en France, plus celles à l'étranger", souligne l'autre co commissaire Agnès Werly. Elle était très connue pour ses oeuvres d'abord "très figuratives puis tirant vers la non-figuration", explique-t-elle, notamment sa série de "damiers" évoquant des sortes de kaléidoscopes déstructurant l'espace.

Sa peinture aux limites de l'abstraction trace des perspectives fragiles et irrationnelles, tel son grand chef-d'oeuvre, Urbi et Orbi, un tableau de trois mètres par quatre peint de 1963 à 1972. Il montre un paysage immatériel, liquide, représentatif de Vieira da Silva qui aimait peindre "des lieux vus de très loin", a-t-elle dit. Vue de ciel et de mer mêlés ?

Ville dans le brouillard

Les incertitudes demeurent sur le sujet, ajoutant à la poésie du tableau. La tenue à Dijon de l'exposition, réalisée en collaboration avec le musée Cantini à Marseille et la galerie Jeanne Bucher Jaeger à Paris, est due au fait que le MBA "est le musée possédant le plus grand nombre d'oeuvres en régions de l'artiste", explique Frédérique Goerig Hergott, directrice des musées de Dijon.

Le MBA a en reçu en effet en donation l'importante collection des époux Pierre et Kathleen Granville, amis de Vieira da Silva et grands amateurs d'art contemporain. 32 oeuvres de Vieira en faisaient partie. L'artiste a donné à son tour trois peintures au musée, parmi lesquelles Urbi et Orbi.

  • Du 16 décembre 2022 au 4 avril 2023.

Culture

Le Festival international de musique de Besançon prend ses quartiers " Hors les murs "

Le Festival international de musique de Besançon poursuit ses concerts "Hors les murs" pour l'édition 2026. Cette année, trois concerts sont au programme dans trois villes différentes de Franche-Comté : Dole, Baume-les-Dames et Luxeuil-les-Bains du 12 au 19 septembre 2026. 

Un policier de la BAC de Montbéliard se lance dans la Diagonale des Fous pour soutenir les enfants malades

Cédric, brigadier-major à la BAC de Montbéliard, s’apprête à relever un défi sportif hors norme. Cette année, il prendra le départ de la mythique Diagonale des Fous, à La Réunion, avec un dossard solidaire obtenu grâce à l’association « Au Sommet des Cœurs ». Derrière la performance, l’objectif est avant tout de soutenir les enfants touchés par le cancer et leurs familles.

Le musée du tacot fait revivre les trains du Doubs !

Disparus dans l’entre-deux-guerres, les « tacots » du Doubs ont désormais trouvé un nouvel écrin à Cléron. Installé depuis le début de l’été dans l’ancienne gare du village, le musée du Tacot propose une exposition entièrement repensée, mêlant histoire, archives et vidéos pour faire découvrir au public l’histoire de ces petits trains qui sillonnaient autrefois le département.

Une première réussie à Pont-sur-l’Ognon pour le No Logo !

Après des mois d’incertitudes et une organisation préparée à la hâte, le No Logo a réussi son retour à Pont-sur-l’Ognon, ce week-end du 7 au 9 août. Avec plus de 6 500 festivaliers chaque soir et une programmation 100 % surprise, cette édition inédite a permis au festival de retrouver son public et, surtout, son identité.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

No Logo Festival 2026 : une 13e édition qui ouvre un nouveau chapitre à Pont-sur-l’Ognon

Ce vendredi 7 août, le No Logo Festival donnera le coup d'envoi de sa 13e édition sur son nouveau site de Pont-sur-l'Ognon. Après plusieurs mois de préparation, l'événement s'apprête à accueillir près de 6 500 festivaliers dans un format plus réduit, tout en conservant les principes qui ont fait son identité depuis sa création.

J’ai testé pour vous les visites en bateau et en bus cabriolet des Vedettes de Besançon

Quel effet ça fait d'être un touriste à Besançon, ville de mon adolescence pleine de souvenirs ? Mercredi 5 août 2026, j'ai pris le bus décapotable et le bateau des Vedettes de Besançon pour le savoir, en voici un aperçu qui, je l'espère, donnera envie...

Aux Auxons, rencontre Sébastien Lombardo, un artiste muraliste qui donne des couleurs à l’urbain

VIDÉO • Sébastien Lombardo, ancien graphiste, a lâché sa souris pour prendre les pinceaux et embellir, de fresques colorées, le mobilier urbain et les murs des particuliers, à Besançon et ses alentours, ainsi que et dans toute l'Europe. Aux Auxons, ses oeuvres embellissent des tranformateurs électriques...

Saline royale d’Arc-et-Senans : 9 soirées de cinéma en plein air du 6 au 22 août 2026

La Saline royale d'Arc-et-Senans accueillera, du 6 au 22 août 2026, une série de neuf soirées de cinéma en plein air. Organisé les jeudis, vendredis et samedis, l'événement se déroulera au sein du site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et proposera la projection de grands classiques du cinéma à la tombée de la nuit.

Et si la future grande bibliothèque de Besançon portait le nom de Charles Weiss, l’illustre bibliothécaire de la ville ?

Alors que la construction de la nouvelle grande bibliothèque de Besançon entre dans sa dernière phase, une proposition de nom est mise sur la table : celui de Charles Weiss, figure de l’histoire culturelle de la cité. À l’origine de cette initiative, Gilles Champion, administrateur de Renaissance du Vieux Besançon, qui a adressé une lettre au maire et président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut le 10 juin 2026 afin de défendre cette idée. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.49
couvert
le 18/08 à 23h00
Vent
2.07 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
64 %

Sondage