La société Avenir Fermetures Saint-Vit a été placée en redressement judiciaire le 1er octobre 2025 avant une conversion en liquidation judiciaire le 4 février 2026, tandis que Avenir Fermetures Rioz a été directement mise en liquidation judiciaire le 25 février 2026. Selon un collectif d’aide aux victimes de cette affaire, de nombreux clients ont signé des devis avec ces entreprises et versé des acomptes, encaissés par les sociétés, sans que les prestations ne soient réalisées.
Les témoignages recueillis par le collectif d’aide aux victimes font état de pratiques similaires. Parmi celles-ci figurent la ”signature de devis et versement d’acomptes importants” suivie de ”reports répétés des travaux” et de ”mail de reprogrammation de planning trompeur pour berner les victimes”.
Le document évoque également ”l’absence d’intervention” après encaissement des fonds, ainsi que ”l’usage de logo Qualibat RGE sur les devis et factures avec n° de certificat expiré et non renouvelé”.
Dans certains cas, les entreprises se seraient limitées à une prise de mesures ”sans suite afin de récupérer et encaisser les seconds acomptes”, sans lancer de commande auprès des fournisseurs.
Un préjudice financier important
Le collectif avance plusieurs chiffres pour illustrer l’ampleur de la situation. En cinq jours, ”9 victimes recensées” ont été identifiées. Le passif déclaré pour Avenir Fermetures Saint-Vit s’élèverait à ”1.645.188 euros”. Le montant des préjudices déjà identifiés atteint ”144.000 €”, avec une estimation globale ”au moins 200.000 € voir le double”. Le collectif précise que le ”nombre de victimes [est] en constante augmentation”.
Des recours limités pour les clients
Les victimes sont invitées à effectuer des démarches civiles, notamment la déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire. Toutefois, pour Avenir Fermetures Saint-Vit, la date limite était fixée au 21 décembre 2025. Une possibilité subsiste néanmoins via une ”demande de relevé de forclusion jusqu’au 21/04/2026”, moyennant un coût de 130 euros. Le collectif souligne toutefois que ”les chances de récupération financière sont très faibles”.
Pour Avenir Fermetures Rioz, la déclaration de créance reste ouverte jusqu’au 5 mai 2026.
Parallèlement, des procédures pénales sont envisagées, avec des dépôts de plainte pour ”abus de confiance” et ”escroquerie”.
Des obstacles dans le dépôt de plainte
Le collectif d’aide aux victimes pointe également des difficultés rencontrées par les victimes dans leurs démarches. Il indique que ”plusieurs victimes se voient refuser le dépôt de plainte auprès des services de gendarmerie et de police”.
Malgré la présentation de justificatifs, ”les plaintes ne sont pas systématiquement enregistrées”, nous rapporte-t-on, une situation jugée ”anormale et préoccupante”.
Une mobilisation collective en cours
Face à cette situation, un collectif s’est structuré afin d’accompagner les victimes. Il mène plusieurs actions, dont la centralisation des dossiers, un accompagnement administratif gratuit et la saisine du procureur de la République. Le collectif appelle par ailleurs les victimes à se faire connaître.
Une demande de reconnaissance judiciaire
Dans sa position, le collectif estime que ”les faits présentent des éléments constitutifs d’infractions pénales” et que ”le nombre de victimes et les montants en jeu nécessitent une réponse judiciaire adaptée”. Il insiste sur le fait que ”même si les procédures de liquidation ne permettront probablement pas d’indemnisation, une reconnaissance pénale des faits est essentielle”.
En conclusion, l’association d’aide aux victimes souligne que ”cette affaire met en lumière une situation préoccupante pour de nombreux particuliers ayant fait confiance à ces entreprises”. Elle appelle à ”une prise en compte rapide et sérieuse de cette situation sur le plan judiciaire.”


