Brocanteur torturé à mort à Besançon : le droit de réponse de Me Uzan, avocat d' Ali Kaabouche

Publié le 24/12/2017 - 10:13
Mis à jour le 24/12/2017 - 11:43

Suite à la dépêche du 22 décembre 2017  « Brocanteur torturé à mort à Besançon: l’accusé condamné à perpétuité« , Me Uzan a souhaité diffuser un droit réponse afin de dissiper toute équivoque. 

Ali Kaabouche a été condamné ce vendredi 22 décembre 2017 par la Cour d'Assises du Doubs  à perpétuité pour avoir torturé à mort un brocanteur de 63 ans en 2013 à Chalezeule afin de lui faire avouer où il avait caché 50.000 euros en liquide. L'homme de 31 ans n'a cessé d'affirmer qu'il n'avait "rien à voir" avec le crime. Il a annoncé son intention de faire appel.

Suite à la déclaration ci-dessous dans la dépêche publiée sur notre site en date du 23 décembre, Me Uzan apporte sa version afin d'éviter toute équivoque.

  • "Vous avez torturé ce monsieur. Est-ce que vous êtes allé pour le tuer ? Non. Est-ce que vous êtes allé pour le voler ? Oui. Mais les choses ont mal tourné, parce qu'il a résisté", a résumé vendredi, au dernier jour du procès, l'avocate générale, Margaret Parietti.

L’avocat de Monsieur Ali Kaabouche, Me Patrick Uzan, souhaite apporter sa version afin d'éviter tout problème d'interprétation concernant la reprise dans notre article de la déclaration Margaret Parietti. Il s'agit bien des propos de l'avocate générale et non ceux d'Ali Kaabouche. Ce dernier n'a jamais reconnu sa participation au vol de la victime ni que les choses avaient mal tourné.

Me Patrick Uzan rappelle que son client a constamment contesté toute implication de près ou de loin avec le vol et la mort de la victime et que tout au long des débats il s’est efforcé de le démontrer.

Il rappelle enfin que si son client avait participé au vol il l’aurait fait avouer pour que les responsabilités des autres protagonistes soient appréciées et que la cour d’assises les juge chacun en fonction de son role. C’est ce qu’il avait developpé dans sa plaidoirie. 

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