Budget : premier round à l'Assemblée sur les baisses d'impôts pour les entreprises

Publié le 12/10/2020 - 10:27
Mis à jour le 12/10/2020 - 10:28

Coup d’envoi d’un automne budgétaire aux couleurs de la relance : les députés s’emparent ce lundi 12 octobre 2020 du premier volet du projet de loi de finances pour 2021, porteur de baisses d’impôts pour les entreprises face à la crise du Covid-19.

© dp  ©
© dp ©

Coup d’envoi d’un automne budgétaire aux couleurs de la relance : les députés s’emparent lundi du premier volet du projet de loi de finances pour 2021, porteur de baisses d’impôts pour les entreprises face à la crise du Covid-19.

C'est un nouveau budget hors norme sur lequel vont plancher les députés, avec les dépenses qui filent pour réenclencher l'activité. Le gouvernement espère un rebond de 8 % du PIB en 2021 - prévision jugée "volontariste" par le Haut Conseil des finances publiques - après une contraction historique attendue à 10 % cette année. L'exécutif table sur un déficit de 6,7 % du PIB et un endettement vertigineux à 116,2 % du PIB en 2021.

Dédié aux recettes, le premier volet du PLF, dans l'hémicycle lundi après-midi, consacre surtout la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production, dans une optique de "compétitivité des entreprises", souligne le rapporteur général Laurent Saint-Martin (LREM).

"Ce ne sont pas des cadeaux" mais pour "préserver 300.000 emplois dans le secteur industriel", affirme le patron des députés LREM Christophe Castaner.

Alors que ces impôts étaient affectés aux collectivités, le gouvernement assure qu'il compensera "à l'euro près". Sur le qui-vive, l'Association des maires de France a critiqué un budget "calamiteux".

La gauche et quelques voix LREM comptent réclamer des contreparties écologiques et sociales aux aides aux entreprises. Aux yeux du PS, elles n'auront "aucun impact à court terme" et ne "répondent pas à l'urgence de la crise".

"La pauvreté explose"

"Rien n'est prévu contre la pauvreté, alors que ça explose", critique aussi l'Insoumis Eric Coquerel. Les ex-"marcheurs" du petit groupe écolo EDS contestent également "l'absence d'engagements en matière de protection de l'environnement". "Les entreprises, il faut déjà qu'elles s'en sortent", rétorque un élu LREM. Et "les contreparties, on sait très bien que ça ne fonctionne pas les trois quarts du temps".

Le rapporteur Laurent Saint-Martin rappelle son "objectif principal": "l'emploi et la préservation de la relance". "Aucune mesure portée par la majorité n'aura vocation à le ralentir ou le mettre en cause". Contre la pauvreté, il plaide pour de nouvelles mesures lors du dernier budget rectifié de 2020 (PLFR) en novembre, en rappelant ce qui a déjà été fait via chômage partiel ou aides aux "plus fragiles".

De son côté, la droite a prévu de voter le plan de relance, mais pas l'ensemble du budget. Eric Woerth (LR) juge le tout "assez confus", avec une "fuite en avant" dans dépenses et endettement. Il aurait souhaité du gouvernement "différents scénarios" économiques "en fonction de l'évolution de l'épidémie".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire vient déjà d'annoncer de nouvelles mesures de soutien: l'accès au Fonds de solidarité va être élargi à de nouvelles activités comme loueurs de voitures et fleuristes, ainsi qu'aux entreprises jusqu'à 50 salariés, contre 20 jusqu'ici. Hors Palais Bourbon, l'ex-LR Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, réclame d'aller "plus fort" dans la baisse des impôts de production. Il propose à titre expérimental un "levier fiscal" régional, pour favoriser les relocalisations. Ce premier volet du PLF n'a pas suscité d'énormes modifications en commission.

Laurent Saint-Martin (LREM) continue sa chasse aux petites taxes, obsolètes ou peu rentables, comme celle sur le "Minitel rose".Les députés ont appuyé le rapporteur pour aider les petites et moyennes entreprises, en élargissant celles éligibles aux "taux réduit PME" de l'impôt sur les sociétés.C ontre l'avis de Laurent Saint-Martin, les députés se sont par ailleurs prononcés pour éviter aux chambres de commerce une baisse de ressources de 100 millions d'euros.Autant de mesures qui devront être revotées dans l'hémicycle, où le débat est prévu pour durer une semaine complète sur près de 3.000 amendements, jusqu'au vote mardi 20 octobre.

La gauche compte réclamer à nouveau le rétablissement de l'impôt sur la fortune. Revendication "hors sujet" pour nombre de "marcheurs", qui assument une "politique de l'offre".

(Source AFP)

Economie

À Besançon, Xavier Niel entre au capital de la nouvelle société qui reprend Netalis

L’opérateur télécom bisontin Netalis a changé de société d’exploitation après son redressement judiciaire. Les actifs ont été transférés le 1er juillet à NetR SAS, qui poursuit l’activité sous la marque Netalis. La holding de Xavier Niel, fondateur de Free, aurait investi 49 500 euros dans la nouvelle société, soit un peu plus de 30 % de son capital. Tous les emplois ont par ailleurs été préservés.

Besançon : l’Adie cherche deux bénévoles pour soutenir les créateurs d’entreprise

À l’occasion de la rentrée associative, l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) lance du 7 au 11 septembre 2026 une grande campagne nationale de recrutement de bénévoles. Elle recherche 24 bénévoles en Bourgogne-Franche-Comté, dont deux dans le secteur de Besançon afin de renforcer ses équipes et accompagner les personnes qui souhaitent créer ou développer leur activité.

CCAS de Besançon : où va l’argent de l’action sociale ?

Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Besançon est responsable de la mise en œuvre des politiques sociales sur le territoire de la commune. Aides financières, accompagnement des seniors, accueil des personnes sans domicile, services de proximité : le CCAS intervient sur de nombreux fronts. Son rapport d’activité 2025, transmis à la presse fin août, permet de mesurer l’ampleur de ces missions et les moyens mobilisés, à l’heure où une nouvelle équipe municipale s’apprête à définir ses orientations en matière de politique sociale.

Après 20 ans, Square Concept à Besançon met son magasin en vente et ouvre un nouveau chapitre

Après vingt ans d’activité à Besançon, Square Concept s’apprête à tourner une page. L’entreprise spécialisée dans l’aménagement intérieur, le mobilier design et la décoration met en vente son magasin situé au 88 rue de Granges. Une décision liée à l’évolution de son activité et à la volonté, de sa gérante Leslie Cury, ainsi que de ses nouveaux associés, Jérôme Ulas et Benjamin Rogez, de développer un nouveau projet en Suisse.

Combien coûte vraiment la vie d’un étudiant en Franche-Comté ?

À l’approche de la rentrée universitaire 2026, le Bureau des Associations Franc-Comtoises (BAF) a publié mercredi 2 septembre son indicateur annuel du coût de la rentrée étudiante en Franche-Comté, réalisé en collaboration avec la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). L’organisation étudiante estime que les dépenses nécessaires pour vivre et étudier continuent d’augmenter, dans un contexte de précarité qui touche une partie importante de la population étudiante.

Un Vésulien lance une nouvelle plateforme de création de sites internet pour les artisans

Artisites est un nouvel outil créé par Ghislain Riondet. Il propose de fabriquer des sites internet clé en main, spécialement conçus pour donner de la visibilité aux artisans de Besançon et de la région Franche-Comté. Ce nouveau service est accessible depuis le 1er septembre 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.74
nuageux
le 06/09 à 14h00
Vent
1.25 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
56 %

Sondage