Cantonales: le Front national veut surfer sur la vague Marine

Publié le 05/03/2011 - 16:23
Mis à jour le 05/03/2011 - 16:23

C’est dans un contexte qualifié «d’extrêmement favorable» que le Front national a présenté ce samedi à Besançon ses 39 candidats francs-comtois aux cantonales des 20 et 27 mars. Sophie Montel appelle «à une révolution dans les urnes».

Quelques minutes seulement après l’annonce dans tous les médias de la possible arrivée en tête de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2012 (sondage Harris Interactive pour Le Parisien Dimanche), le Front national tenait en début d'après-midi sa conférence de presse régionale à Besançon en vue des cantonales des 20 et 27 mars.
Autant dire que Sophie Montel, responsable régionale du mouvement, buvait du petit lait. La conseillère régionale ne s’est d’ailleurs pas privée de dire combien son parti avait actuellement le vent en poupe.
« Nous enregistrons de 700 à 1000 adhérents par semaine au siège national du parti. Il y a une énorme dynamique autour de Marine Le Pen », a souligné Sophie Montel qui compte bien en bénéficier dans les 39 cantons francs-comtois sur les 59 renouvelables où le Front National a positionné des candidats.
« Nous n’avions que 22 candidats sur 57 cantons en 2008. C’est une véritable dynamique qui s’est mise en place, notamment dans le Territoire de Belfort », a-t-elle insisté. Le Front National est présent dans 14 cantons sur 18 renouvelables dans Doubs, 6 sur 8 dans le Territoire de Belfort contre un en 2008, 14 sur 18 en Haute-Saône et 11 sur 17 dans le Jura. « Nous aurions encore pu faire mieux, mais nous étions pris jusqu’en janvier par la préparation du congrès du mouvement », a regretté Sophie Montel.
La responsable régionale a tenu à préciser que le choix des cantons a été fait en fonction des scores antérieurs du Front National et non pas en fonction « d’hypothétiques arrangements avec l’UMP ou le PS ». « On est en train de siphonner les électeurs de l’UMP, on attire même des électeurs de gauche, voire d’extrême-gauche », a-t-elle assuré en laissant entendre que Nicolas Sarkozy avait mangé son pain blanc.
« Plus personne ne croit au Le Pen light qui est devenu président de la République en 2007. Ils y ont cru, mais plus personne ne le suit. Même certains candidats de l’UMP se cachent derrière l’étiquette droite unie tellement ils ont peur de s’afficher », a poursuivi celle qui est candidate dans le canton de Pont-de-Roide. Elle est d’ailleurs persuadée que, malgré le relèvement à 12,5% des inscrits du seuil pour pouvoir accéder au second tour, « il y aura des triangulaires et des duels plus particulièrement dans l’Aire urbaine».
Parmi les thématiques de la campagne figurent le financement par les conseils généraux de la vidéo-surveillance dans les collèges, la mise place de contrôles stricts dans le financement de la création d’emploi et de la distribution de l’aide sociale, la suppression des subventions « clientélistes » et un meilleur entretien des routes.

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